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Friday, 11 November 2016

Conférence sur le climat de Marrakech Oubliez la COP22 bienvenue à la CMA1 !


On n'attendait pas grand chose de la conférence sur le climat qui s'ouvre demain au Maroc, mais l'entrée en vigueur à grande vitesse de l'Accord de Paris a tout changé : voilà que la COP22 sera aussi la CMA1, c'est-à-dire la première conférence des parties à l'Accord de Paris (CMA est l'accronyme de "COP serving as Meeting of the parties to the Paris Agreement").


Un programme de travail chargé pour la CMA1


Or l'Accord de Paris a renvoyé de très nombreuses questions à cette première réunion. La CMA1 doit en particulier préciser le fonctionnement de plusieurs mécanismes prévus par le texte, c'est le cas :
  • Des contributions nationales, les fameuses INDC, dont il faut arrêter le calendrier (article 4) 
  • Du mécanisme de réduction des émissions (art. 6)
  • Du renforcement des capacités (art. 11)
  • Du mécanisme de transparence par lequel les pays développés doivent rendre public tous les deux ans l'aide qu'ils apportent aux pays en développement (art. 13)
  • Des procédures permettant de s'assurer que l'Accord est bien respecté (art. 15)
La portée réelle de l'Accord de Paris dépendra largement de ces procédures qui dans une versions la ambitieuse peuvent empiéter sur la souveraineté des États. En tous cas, il n'est pas possible d'improviser des négociations sur des sujets aussi techniques et aussi sensibles.


Report probable mais à haut risque


Les décisions qui accompagnent l'Accord de Paris prévoyaient la création d'un groupe de travail spécial chargé de préparer la CMA1 (connu sous le petit nom d'APA dans les cercles spécialisés) et demandaient au GIEC de produire un rapport sur la mise en œuvre de l'Accord mais l'un et l'autre ont été pris de vitesse par l'entrée en vigueur du texte. Le rapport du GIEC doit paraitre en 2018 et l'APA ne s'est réuni qu'une seule fois à Bonn en mai... Il faut dire que l'entrée en vigueur de l'Accord de Paris était prévue aux alentours de 2020, pas dès cette année.
La communauté internationale se trouve donc avec un programme de travail chargé sans avoir eu le temps de s'y préparer.

Par ailleurs, même si le texte est déjà en vigueur près de la moitié des pays n'ont pas encore terminé sa ratification. C'est le cas de gros émetteurs comme la Russie, l'Australie, le Royaume Uni, l'Italie ou le Japon mais aussi de nombreux pays d'Afrique et du Moyen Orient.
Pour l'instant, ces pays ne peuvent participer à la CMA1 qu'en tant qu'observateurs et ils sont en théorie exclus des décisions. Trancher des points sensibles dans ces conditions risquerait d'entrainer d'interminables contestations.

Cela fait au moins deux bonnes raisons de reporter les négociations sur la mise en œuvre de l'Accord de Paris à plus tard. Reste à savoir ce qu'on reporterait, et à quand.
Une échéance logique serait la COP24. De nombreux préparatifs pour la mise en œuvre de l'Accord doivent en effet s'achever en 2018 : le sixième rapport du GIEC, les travaux de l'APA, les recommandation du SBSTA (un autre organe de la Convention cadre) sur la comptabilisation des ressources financières, etc.
Mais un défi de la conférence de Marrakech est aussi de préserver la dynamique née de la COP21 et de l'entrée en vigueur très rapide de l'Accord de Paris. Un report en bloc de deux ans serait un très mauvais signal, beaucoup d'acteurs y verraient une façon pour les États de revenir sur les engagements qu'ils ont pris l'année dernière.

Il va donc falloir trouver un équilibre difficile et s'efforcer de progresser dans l'application du texte dès maintenant. Le sommet qui s'ouvre demain promet d'être plus compliqué et mouvementé que prévu...


Publié le 6 novembre 2016 par Thibault Laconde


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Monday, 24 October 2016

Quel sera lévenement ou la tendance de 2015 dans le développement durable 5 blogueurs répondent


Que nous réserve 2015 ? RSE, protection de l'environnement, changement climatique... Quels sont les sujets qui feront l'actualité ? Dans le domaine du développement durable, cette nouvelle année est porteuse de beaucoup d'espoirs et de nombreuses craintes.

Pour comprendre ces enjeux, j'ai demandé à quatre blogueurs aux profils variés mais tous intéressés par les questions environnementale et sociales quelle sera selon eux l’événement ou la tendance qui marquera l'année 2015.
Je vous laisse découvrir leurs avis...



"Les entreprises nous aideront à moins consommer." - Responsabilité sociale



En ce début d'année 2015, je dois avouer qu'à défaut d'être sûr qu'elle sera déterminante, j'espère qu'une tendance forte sera celle de la prise de conscience grandissante par les entreprises de la raréfaction des ressources.

Cela paraît être une évidence, tant il est vrai que nous pouvons lire partout que les ressources de la planète sont de moins en moins disponibles, que les réserves s'épuisent. Si nombreux sont ceux qui ont conscience de ce phénomène, nombreux sont également ceux qui agissent comme si de rien n'était.
En 2014, le Jour du dépassement - Overshoot Day - qui marque dans une année la date théorique à laquelle l’humanité a consommé l’équivalent des ressources naturelles que peut produire la Terre en un an sans compromettre leur renouvellement, a eu lieu le 18 août. Ce qui signifie que nous avons vécu pratiquement 4 mois et demi "à crédit". Et ce sera pire en 2015, vraisemblablement 3 jours plus tôt.

Je suis persuadé que les entreprises ont un rôle clé à jouer, si elles intègrent ces considérations de raréfaction des ressources dans leur stratégie. Par exemple en orientant leur business model vers l'économie circulaire, l'économie collaborative ou encore l'économie de la fonctionnalité. Il est possible pour une entreprise d'influencer la façon de consommer de ses clients. Et faire consommer moins ne signifie pas nécessairement voir son bénéfice baisser. Il s'agit simplement de miser sur l'innovation pour proposer des produits de meilleure qualité, répondant de manière plus simple à nos besoins, accompagnés d'un service à la clientèle hors norme.
2015 pourrait être l'année où les entreprises nous aideront à moins consommer.


"L'arrivée de la Chine va bouleverser le jeu." - Chinoiseries



Deux fois plus peuplée que l'Union Européenne, la Chine est devenue en 2014 la première économie mondiale à parité de pouvoir d'achat en dépassant les États-Unis. C'est un mastodonte qui pèse lourdement dans toutes les questions environnementales - elle est devenue il y a déjà une dizaine d'année le premier émetteur de gaz à effet de serre tout en restant considérée comme un pays du Sud, donc sans obligations de réductions.
Pendant longtemps la position chinoise a été de faire passer le développement économique avant toute considération environnementale ou sociale. Cette position est-elle en train de changer ? Les chinois se montrent de moins en moins tolérant vis-à-vis des dégradations de leur environnement et leur économie semble entrer en transition : la croissance, folle depuis un quart de siècle, se calme, les industries low cost s'exilent vers le Viet-Nam ou le Bangladesh et le pays tente une montée en gamme qui peut se jouer aussi sur le plan de la durabilité.
Difficile de prévoir quelles seront les conséquences si la Chine décide de s'impliquer réellement dans la gouvernance mondiale de l'environnement, mais une chose est sure : son arrivée va bouleverser le jeu. Car ce sera l'entrée en scène d'un poids-lourd, mais surtout d'une nouvelle civilisation, dotée de sa propre manière de concevoir la place de l'homme dans le monde et ses relations avec la nature.



"L'année de tous les dangers, attention implosion !" - D'Dline 2020



Au chapitre Économie tout d’abord, aucune embellie en matière de croissance, bien au contraire, on parlera sans doute de déflation voire de décroissance. De surcroît 2015 pourrait bien être le théâtre d’une nouvelle crise financière comme le prédit Jacques Attali depuis mai 2014… « So, here we are ? »
Au chapitre Social l’atmosphère politique devrait être plus qu’atone après les cinglantes désillusions des français tout au long de 2014. Le Politique est en crise de sens et son pilotage plus qu’incertain : le chômage, lui, galope toujours et il pourrait bien gagner le tiercé du désengagement irréversible des français … « Attention, implosion ! »
Au chapitre Environnement seul le Climat devrait malheureusement réchauffer nos sueurs froides avec à la clé 2° de + sur Terre d’ici la fin du siècle… Notre sort est aujourd’hui plus qu’hier entre les mains des plus gros pollueurs de la Planète à savoir les États-Unis et ses toutes nouvelles richesses fossiles et la Chine, acculée dans son propre pays par une sidérante pollution… « Quand Géostratégie rimera-t-elle avec Compromis ? »
Bon, parce que vous êtes sûrement nombreux comme moi à avoir envie d’y croire, voici quelques notes d’espoir :
  • l’avenir de l’économie est dans le partage et l’ESS reste à construire !  
  • l’avenir de l’emploi est dans la débrouille : amateurs de DIY, l’avenir est à vous !
  • l’avenir du climat et de l’environnement se joue à Paris en 2015 : ce sera l’année des accords durables ! "De quoi passer l'année tranquille"

"Économiser, créer, recycler est devenu classe." - Eco-créateurs



Pour prédire un peu l'avenir, il faut déjà regarder dans le passé, l'évolution que nous menons et vers quoi nous tendons. Je ne pense pas que l'année 2015 sera tellement différente de 2014. J'ai d'ailleurs été bien déçue (entre autre) par les non-prises de décisions des gouvernements sur le réchauffement climatique et ça devient vraiment urgent. Mais on sait tous que pour avancer, il ne faut pas toujours compter sur les autres n'est-ce pas?

Cependant, de plus en plus de personnes s'investissent pour la cause environnementale et ça s'en ressent.
Je me souviens, gamine, les routes étaient pleines de détritus... Aujourd'hui il devient rare de voir une personne jeter quelque chose volontairement ou aux yeux de tous par terre. On sait que c'est mal et c'est devenu aussi mal-vu.
Tout le monde aujourd'hui connait les enjeux environnementaux et on sait tous qu'il faut que chacun apporte sa contribution tel un colibri dans une histoire africaine, et ce, grâce à internet. Il faut vraiment venir d'une autre planète pour ne pas être au courant !
Grâce à la crise également, les gens ont peu à peu délaissé la surconsommation, se sont entraidé, ont commencé à fabriquer les choses elles-mêmes... Et puis finalement, un ami leur a dit que c'était écolo, et vu que ça met notre conscience plus tranquille et que c'est très bien vu, finalement, économiser, créer, recycler est devenu classe. Ce que l'on aurait pu voir comme péjoratif il y a encore peu, est aujourd'hui devenu une mode.

La démocratisation des sites de partage comme le covoiturage, les amaps, les sites de deuxièmes mains et autre... Sont tous écolos et éconos, deux enjeux actuels qui se diffusent de plus en plus... font que je suis certaine qu'en 2015, il y aura encore beaucoup de sites, d'associations et de partages qui se créeront.
Seul l’État verra cela d'un mauvais œil (et les grosses industries) finalement, puisque les bénéfices reviennent au peuple et forcément moins à eux... Il va juste falloir donc faire attention à ne pas se faire tout prendre et taxer parce que ça arrive vite malheureusement.
En 2015, soyons simplement malin, soyons écolos, éconos, prêteurs, aidant son prochain en étant plus équitable et ne donnant plus toujours aux mêmes.


Et pour conclure rapidement sur mon propre avis...


Avec la COP21, 2015 verra une des toutes dernières chances d'endiguer le changement climatique avant que l'effet de serre entraine des effets ingérables. La probabilité d'un accord à la mesure de cet enjeu est faible mais quoiqu'il en soit je crois que cette année devrait être celle d'un sursaut : sursaut des Etats, peut-être, avec de réels engagements pour lutter contre les émissions de CO2 et contre leurs conséquences déjà perceptibles, mais plus probablement sursaut de la société civile.
Peut-être cette année réaliserons nous, contraints et forcés, que nos institutions ne peuvent pas seules défendre l’intérêt général. Dans le domaine environnemental, comme dans bien d'autres, nous ne pouvons pas déléguer tous nos problèmes à une autorité chargée de nous guider : c'est à nous de nous relever les défis et d'agir à notre niveau.


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Séquiper pour internet et le multimédia





Internet est l'ami du camping cariste ; il lui permet notamment :


  • de rester en contact avec la famille et les amis (mèls)
  • de consulter le site web de chaque ville que l'on veut visiter, pour faciliter la visite
  • de gérer son compte bancaire ou postal
  • de rechercher la laverie la plus proche
  • de se soigner ; exemple : rechercher comment soigner une foulure (situation vécue)
  • liste non limitative...
On peut accéder à internet d'à peu près n'importe où en France (95% du territoire) ; la solution la plus facile : en utilisant un smartphone (téléphone intelligent) ; et quand vous savez utiliser un smartphone, vous savez utiliser une tablette qui n'est qu'un smartphone avec un grand écran, mais sans téléphonie (le plus souvent).
Le principe est le suivant : vous paramétrez votre smartphone pour qu'il serve de box ADSL, ensuite vous y connectez en wi-fi avec votre ordinateur portable ou votre tablette. Je ferai un billet sur comment faire ?


Mes conseils d'achat pour internet : (si voyagez en France uniquement)
  • pour le smartphone
    achetez un smartphone avec un écran d'au moins 4,5 pouces ; voir mes articles :
    quel smartphone acheter ?
    quel forfait pour un smartphone ?
    bien utiliser son smartphone
  • pour l'abonnement, prenez le chez SOSH la filiale low-cost d'Orange, car la couverture d'Orange est meilleure dans les zones reculées

Le multimédia est l'ami de vos loisirs. Voici une panoplie de ce que vous pouvez acheter selon vos besoins :
  • un balladeur numérique, pour écouter la nuit de la musique (entre autres)
  • un ordinateur portable
  • une tablette si vous aimez internet
  • une liseuse si vous lisez beaucoup
  • une télévision avec son pointeur et sa parabole
  • une radio dans la cabine du véhicule
  • une radio dans la cellule

Pour aller plus loin :
  • ordinateur portable ou tablette ?
  • quelle tablette choisir ?
  • la lecture numérique : liseuse ou tablette ?
  • comment se connecter à internet
  • la télévision en camping car



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Friday, 30 September 2016

Bien utiliser le TRUMA DuoControl CS




    Le système TRUMA DuoControl CS permet de rouler avec le gaz ouvert, c'est le compagnon idéal pour les réfrigérateurs AES ; en cas de bouteille vide, il commute automatiquement sur une bouteille pleine ; de plus, il arrête le gaz automatiquement en cas de choc ou de secousse violente.
    Pour faciliter son implantation, il existe en modèle vertical ou horizontal (sur le schéma).



    Les 2 bouteilles de gaz sont des bouteilles de propane de 11 à 13 kg selon le fournisseur (bien sûr ça marche avec du butane).






Principe de fonctionnement

  • un doigt (1) indique quelle bouteille de service on choisit, l'autre bouteille est en réserve
  • un voyant (2) indique la commutation automatique de bouteille
  • un bouton poussoir (3) permet de réarmer le dispositif au cas où le gaz aurait été coupé automatiquement par le système pour des raisons de sécurité (notamment fortes secousses sur la route)
  • sur chaque lyre, un bouton poussoir (4) permet de purger l'air de la bouteille de gaz

NOTA : j'ai fait des flèches au feutre indélébile car le repère du doigt ne se voit pas très bien




Mise en service avant un voyage

  • ouvrir les 2 bouteilles de gaz
  • appuyer sur chaque bouton poussoir des lyres (4) à fond
  • appuyer sur le bouton poussoir du système de sécurité (3) à fond
  • le voyant (2) doit être vert
  • ouvrir les robinets de gaz dans la cellule
  • appuyer sur un des boutons de la plaque de cuisson, le gaz doit sortir, on l'entend, sinon recommencer la procédure
  • en profiter pour contrôler le frigo et le chauffage


Contrôler le niveau de gaz

  • si le doigt (1) indique la bouteille de service et que le voyant (2) est vert alors on est sur la bouteille de service ; on peut en mesurer le niveau avec le détecteur à ultra son Dometic gas checker GC100
  • si le voyant (2) est rouge, alors le système a changé automatiquement de bouteille de gaz ; tourner à fond le doigt (1) vers la nouvelle bouteille de service, le voyant (2) passe alors au vert ; l'ancienne bouteille de service est devenue bouteille de réserve (mais vide!)
  • acheter une nouvelle bouteille de gaz de réserve et l'installer (voir paragraphe suivant)


Changer une bouteille de gaz
  • rechercher un distributeur de gaz sur internet, mais on en vend presque partout en France
  • fermer la bouteille
  • enlever la sangle de maintien
  • visser à la clé le raccord de la lyre à la bouteille (pas Anglais donc inverse de chez nous !) ; enlever la bouteille vide
  • purger la nouvelle bouteille selon les recommandations de Truma : position horizontale, ouvrir le gaz pendant 3 secondes, puis position verticale, ouvrir le gaz pendant 3 secondes (objectif enlever les déchets résiduels qui normalement sont interceptés par un filtre à gaz à ajouter au système)
  • installer la nouvelle bouteille
  • sangler la nouvelle bouteille
  • dévisser la lyre en serrant avec une main à fond, puis serrer à la clé de 1/8 de tour pas plus !
  • purger l'air en poussant à fond le bouton poussoir (4)
  • vérifier que la liaison bouteille/lyre ne fuit pas en pulvérisant de l'eau savonneuse ou le contenu d'une bombe anti-fuite

Contrôler que tout fonctionne :
  • ouvrir les robinets de gaz dans la cellule
  • appuyer sur un des boutons de la plaque de cuisson, le gaz doit sortir, on l'entend, sinon recommencer la procédure


    Voir aussi mes articles :
    .les circuits du gaz
       utiliser TRUMA Comfort et Secumotion









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    Sunday, 4 September 2016

    Pourquoi le prix du pétrole baisse Une tentative dexplication garantie 100 hétérodoxe


    Baisse du prix du pétrole et "peak demand", une tentative d'explication
    Même si vous ne vous intéréssez pas particulièrement à la question, vous savez probablement que le prix du pétrole s'est effondré depuis mi-2014. Partis au-dessus de 115$ le baril, les indices de référence (Brent et WTI) sont passés sous les 30$ mi-janvier.
    Derrière cette baisse, comme on pouvait s'y attendre, on trouve une offre supérieure à la demande : en 2015, la production de brut a été excédentaire de plus de 650 millions de barils.

    Pour expliquer cette situation, la plupart des analystes pointent du doigt l'Arabie Saoudite en expliquant qu'elle entretient volontairement la surproduction afin de faire baisser les prix et de mettre en faillite les nouveaux producteurs d'hydrocarbure qui ont émergés depuis quelques années, en particulier ceux qui exploitent les huiles de schiste aux États-Unis.

    Cette explication ne m'a jamais paru très convaincante et j'aimerais vous en proposer une autre, qui diffère assez peu dans le fond mais radicalement quant à ses implications.


    Pourquoi la thèse du dumping saoudien contre les "oilmen" américains ne tient pas


    Le rôle de l'Arabie Saoudite est incontestable. Il est, par exemple, apparu clairement lors de la dernière réunion de l'OPEP en novembre où les pays qui voulaient réduire la production se sont heurtés à son opposition. Ce qui reste mystérieux, c'est la motivation des saoudiens alors qu'eux-même souffrent de la baisse des cours.

    Selon l'explication la plus fréquente, l'Arabie Saoudite tenterait tout simplement de pousser ses concurrents américains à la faillite. Cette thèse est en apparence plausible.
    Il y a un précédent : L'OPEP avait tenté (sans succès) une manœuvre de ce type contre les gisements de Mer du Nord dans les années 80. Il y a un mobile : plomber les hydrocarbures non-conventionnels qui ont permis aux États-Unis a rattraper la production pétrolière de l'Arabie Saoudite en 2013.
    Et de fait, les producteurs américains, dont les coûts sont élevés, ne sont pas viables économiquement avec un pétrole à 30$. Une quarantaine d'entreprises du secteur ont fait faillite l'année dernière, elles seront sans doute beaucoup plus nombreuses en 2016.

    Mais si les saoudiens tentent réellement une opération de dumping pour gagner des parts de marchés au détriment des producteurs américains, leur plan ne tient pas la route.
    En effet, l'exploitation des gaz et pétrole de schiste est beaucoup plus souple que celle des autres hydrocarbures : l'extraction est relativement simple techniquement, elle est peu intensive en capital et, comme vous pouvez pratiquement commencer dans votre garage (aux États-Unis, 54% du pétrole est produit par des entreprises qui font moins de 5 millions de chiffre d'affaire), une faillite n'affecte pas irréversiblement la production.
    Ce sont ces caractéristiques qui expliquent que la production ait progressé aussi rapidement dans les dernières années. De la même façon, même si la production d'hydrocarbures de schiste s'effondrait, elle pourrait sans doute revenir au niveau actuel en deux à trois ans au premier signe de retournement du marché.

    En fait, la baisse des cours risque de nuire plus durablement à l'off-shore profond, aux sables bitumineux et même à la production conventionnelle car ces filières nécessitent beaucoup plus d'investissements et des périodes de développement longues. Les projets qui sont abandonnés parce qu'ils ne sont pas rentables avec un pétrole à 30$ pourront difficilement redémarrer avant la prochaine décennie quelle que soit l'évolution des prix.

    En bref, les oilmen souffrent mais la production américaine de pétrole, elle, pourrait sortir renforcée de cette crise. J'ai du mal à croire que l'attitude de l'Arabie Saoudite puisse s'expliquer par un paris aussi incertain.
    Alors essayons autre chose...


    Et s'il s'agissait d'une réaction rationnelle à l'anticipation d'un pic de demande ?


    Imaginons un instant que la demande mondiale de pétrole soit actuellement proche d'un pic après lequel elle va décroitre pour devenir pratiquement nulle à la moitié du siècle. Cette perspective n'est pas que pure fantaisie, c'est celle que les pays réunis à Paris pour la COP21 ont tracé.
    Dans ce cas, ouvrir grand les vannes est la stratégie la plus rationnelle pour un producteur qui possède d'importantes réserves avec des coûts d'exploitation parmi les plus faibles du monde : en vendant aujourd'hui il est assuré de réaliser un bénéfice (puisque ses concurrents ont des coûts plus élevés) alors qu'en conservant ses réserves il risquerait de les voir perdre toute valeur à mesure que la demande baisse. Ce comportement n'a rien d'exceptionnel : lorsqu'une bulle s'apprête à éclater (en l’occurrence le pendant étatique de la "bulle du carbone"), le premier qui s'en aperçoit a tout intérêt à liquider son stock en douce le plus vite possible, même à des prix apparemment inférieur à sa valeur réelle.

    Est-il possible que l'Arabie Saoudite soit parvenue à cette conclusion ? Pourquoi pas, cela pourrait aussi expliquer le projet de privatisation de Saudi Aramco. Et après tout la position saoudienne a toujours été de dire que la demande de pétrole se tarirait avant la ressource : "l'âge de pierre ne s'est pas terminé par manque de pierre", n'est-ce pas...

    "La perspective d'un pic de demande change radicalement l'économie du pétrole."



    Allons un peu plus loin : selon l'évaluation désormais bien connue de Carbon Tracker, 80% des ressources fossiles doivent rester sous terre si nous voulons limiter le réchauffement de la planète à 2°C. C'est-à-dire qu'avec 16% des réserves prouvées de pétrole et 13% de part de marché, l'Arabie Saoudite n'a aucune chance d'exploiter complétement ses ressources.  En d'autres termes, pour les saoudiens, tout se passe comme si leurs réserves étaient désormais infinies : le pétrole n'est plus une ressource épuisable.
    Cela change radicalement le "juste prix" de cette ressource : si une richesse naturelle est non-renouvelable, l'exploiter constitue un arbitrage délicat entre un bénéfice immédiat et un bénéfice futur a priori plus important, mais si elle peut être considérée comme inépuisable alors vous avez intérêt à l'exploiter à pleine capacité dès que le prix du marché vous permet de couvrir vos coûts.
    Pour le dire de façon un peu plus savante : le marché du pétrole redevient ricardien avec une rente différentielle et un prix qui s'aligne sur le coût marginal de production.


    Le baril sous les 40$ pour longtemps...


    Cette interprétation au fond ne change pas grand chose à la compréhension de la situation actuelle - une baisse des cours entretenue par les saoudiens pour préserver leurs intérêts avec pour premières victimes les producteurs américains.
    Par contre, le scénario qu'elle dessine pour la suite est bien différent.

    Sur l'évolution des prix du pétrole

    • Si l'objectif de l'Arabie Saoudite est de gagner des parts de marché en détruisant les producteurs d'hydrocarbures non-conventionnels, le cours du pétrole est appelé à remonter assez rapidement. Soit parce que les saoudiens auront atteint leur but et seront libres de rentabiliser leur opération de dumping par des prix plus élevés, soit parce qu'ils auront accepté leur échec et que le marché reviendra à son état précédent.
    • Mais si l'objectif est de tirer le maximum de leur rente différentielle dans une perspective d'épuisement de la demande, alors le prix pétrole devrait converger à moyen-terme vers son coût marginal de production (probablement en dessous de 40$) et, d'ici-là, rester bas voire continuer à baisser jusqu'à ce que la production se soit ajustée.

    Sur la stratégie à adopter par les producteurs

    • Si l'objectif de l'Arabie Saoudite est de pousser le maximum de producteurs de pétrole de schiste à la faillite, ceux-ci ont tout intérêt à poursuivre leur activité aussi longtemps que possible parce que les survivants peuvent espérer redevenir rentables d'ici quelques mois à la faveur d'une remontée des cours et de la disparition de nombre de leurs concurrents.
    • Mais si l'attitude saoudienne est motivée par une baisse de la demande, alors les hydrocarbures les plus couteux à produire ne sont définitivement plus viables économiquement. La production va baisser là où elle est la moins rentable (États-Unis, Canada, Brésil et Europe) et  progresser dans les pays où les coûts sont les plus faibles (Moyen Orient, Russie et dans une moindre mesure Afrique, Amérique du Sud et Asie). S'obstiner à produire à perte ne fera que pousser le prix du pétrole encore plus loin à la baisse et rendre l'explosion de la bulle plus douloureuse pour l'ensemble de l'économie.

    Sur la stratégie à adopter par les gouvernements

    •  S'il s'agit d'une opération de dumping, on peut s'attendre à ce que les gouvernements soutiennent leurs producteurs. Les États-Unis qui ont levé en décembre l'interdiction d'exporter du pétrole pourraient, par exemple, être tenté d'inverser leur politique en imposant des restriction à l'importation.
    • Mais s'il s'agit d'un signe avant-coureur de l'adaptation de l'appareil productif mondial à la disparition des énergies fossiles alors il convient au contraire de faciliter et d'accompagner cette évolution.

    Voilà pour cette première réflexion... Certains passages mériteraient probablement d'être affinés ou mieux formalisés. Je vais y travailler dans les prochains jours.
    En attendant n'hésitez pas à me donner vos avis.


    Publié le 2 février 2015 par Thibault Laconde

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    Illustration : Martyn Gorman [CC-BY-SA-2.0] via Geograph
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    Tuesday, 5 July 2016

    Une installation solaire optimale pour le camping car















    Rien n'est plus simple quand on sait !

    L'objet de cet article est de vous aider à penser votre installation solaire d'environ 300W en 12V, destinée à vous donner une autonomie électrique totale l'été, et en grande partie en automne et au printemps, mais à une condition : c'est d'avoir un parc batterie d'au moins 150 Ah.

    On sera en 12V entre le régulateur et les panneaux (ce qui veut dire que les panneaux sont branchés en parallèle), sachant qu'on peut facilement être en 24V (ce qui veut dire que les panneaux sont branchés en série) ; le 24V permet de diviser la section des fils par 2 pour une intensité donnée par rapport au 12V (uniquement entre les panneaux et l'entrée du régulateur).

    Rien ne vous empêche d'installer plus de puissance (ou moins), vous saurez comment faire !

    Cet article est complémentaire de mes articles suivants :
    Faut-il acheter des panneaux solaires ?
    Quel régulateur pour mes panneaux solaires ?

    Je rappelle qu'une installation solaire est on ne peut plus simple, car on a la chaîne linéaire :
    PANNEAU SOLAIRE---->REGULATEUR---->BATTERIE de service

    Nous verrons successivement :
    • les caractéristiques des panneaux solaires
    • ce qu'on ne vous dit pas sur le matériel solaire
    • quels matériels solaires choisir ?
    • Comment faire une bonne installation

    Les caractéristiques des panneaux solaires

    Chaque panneau solaire a des caractéristiques qui sont fournies par le fabriquant ; sur leur dessous, normalement, une étiquette les rappelle.
    Sur de nombreux sites web, les caractéristiques ne sont pas fournies ce qui est fâcheux. Donc je déconseille d'acheter dans ce cas (ou alors téléphonez ou bien écrivez).

    Les caractéristiques qui nous intéressent sont (entre parenthèses : nom Anglais et abréviation) :
    • la tension nominale (nominal voltage) : elle est de 12V ou 24V pour les camping car ;
      un panneau de 24V n'est jamais que 2 panneaux 12V montés en série (la surface est équivalente).
    • la puissance nominale (nominal potential power - WP) : c'est la puissance maximum qu'il peut fournir à la tension nominale ; c'est celle qui est indiquée sur les brochures
    • l'intensité de court circuit (short-circuit current - Isc) : c'est l'intensité maximum du courant délivré par le panneau ; elle permet de dimensionner le régulateur
    • la tension maximum ou de charge (maximum power voltage - Vpm) : c'est la tension qui permet de délivrer la puissance maximum réelle ; en éclairement maximum, c'est cette tension qui est en entrée du régulateur
    • l'intensité maximum ou de charge (maximum power current - Ipm) c'est l'intensité  observée à la tension de charge ;  en éclairement maximum, c'est ce courant qui est en entrée du régulateur
    • les dimensions du panneau solaire
    • le rendement des cellules ; 15% est une bonne valeur
    • la section des fils de raccordement : 2,5 mm2 ou 4, ou 6 selon les panneaux

    Exemple pour un panneau solaire de 150W/12V de qualité :
    • Vpm = 17,5V (selon les constructeurs, peut aller jusqu'à 23V ; au dessus on a affaire à un panneau solaire de 24V)
    • Ipm  = 8,25A
    • Isc    =9,13A


    Ce qu'on ne vous dit pas sur le matériel solaire

    • la puissance réelle est toujours inférieure à la puissance nominale :
      puissance réelle = tension maximum(Vpm) * intensité maximum(Ipm)
      pour le panneau solaire 150W de notre exemple, la puissance réelle est de :
      Ppm = Vpm x Ipm = 17,5 x 8,25 = 144W
      Donc 300W de panneaux solaires achetés fournissent au plus : 144 x 2 = 288W
      Vous pouvez maintenant calculer la puissance réelle du panneau solaire que vous convoitez, et faire ainsi des comparaisons
    • On peut assembler des panneaux solaires de puissances différentes mais encore faut-il les brancher en parallèle. Pour un branchement série, les panneaux doivent avoir la même puissance (l'Ipm ne change pas, les tensions s'ajoutent).
      En parallèle, pour les calculs, on fait la somme des Ipm (la tension ne change pas).
    • on peut assembler des panneaux de marques différentes
    • seul un régulateur MPPT de qualité permet de tirer le maximum de plusieurs panneaux solaires
      Si nous mettons 2 panneaux solaires de 150W sur le toit, branchés en parallèle reliés à un régulateur MPPT :
      • en entrée du régulateur on aura au maximum comme tension et courant : Vpm et (Ipm+Ipm) soit 17,5V et 16,5A (les fils + des panneaux solaires sont branchés ensembles, et de même pour les fils -)
      • en sortie du régulateur on aura au maximum pour 13,8V de tension :
        Ppm/13,8= 288/13,8 = 20A
              Avec un régulateur PMW on aurait 16,5A, c'est à dire uniquement le courant d'entrée du régulateur.
           
    • Un régulateur MPPT est plus efficace si les panneaux sont branchés en série
      Pour une maison c'est toujours le choix à faire. Mais le camping car est mobile et si 2 panneaux sont branchés en série et que l'un est un peu à l'ombre des arbres, l'ensemble ne produit plus rien. Alors que branchés en parallèle, le panneau au soleil seul produit.
    • la section des fils de 2,5 mm2 est insuffisante dans de nombreux cas
      Pour les panneaux de puissance inférieure à 120W, pas de problème avec une section de 2,5mm2.
      Pour ceux de plus de 120W, il faut au minimum du 3mm2, sauf si la distance entre le panneau solaire et la batterie de service est inférieure à 2 mètres (exemple : INOVTECH met du 4mm2 pour ses panneaux à partir de 120W dans sa gamme supérieure).
    • Il existe des normes pour la résistance à la grêle
      Les normes qui garantissent cette résistance à la grêle sont les normes n°CEI 61215, n°CEI 61646 et n°CEI 61730. Elles obligent les fabricants à réaliser des tests en condition extrêmes, telles qu’un grêlon de 1,25cm de diamètre maximum lancé à 140km/h ne puisse casser un panneau solaire photovoltaïque.
    • un panneau solaire chauffe
      25°C de température extérieure donne une température de 40°C sous le panneau à plein ensoleillement et autant de degrés de plus que l'accroissement de température extérieure (35°C extérieur donne 50°C sous le panneau). Heureusement la lame d'air entre le toit et le dessous du panneau assure un bon refroidissement.
      Ces chiffres sont à diviser par deux pour les panneaux souples qui eux n'ont aucune ventilation puisqu'ils sont collés à même le toit.
      Pour plus de précisions, lire la page du blog.
    • un panneau solaire doit être équipé d'une diode anti-retour ; tous les panneaux de qualité en ont une, mais encore faut-il le vérifier

    Quels matériels solaires choisir ?

    Pour bien comprendre cette section, il vous faudra peut être consulter mon article quels fils électriques pour mon camping car.

    • dimensionnement du régulateur MPPT
      On fait la somme des intensités de court circuit ; on multiplie le tout par 1,3 ; dans notre exemple, cela nous donne : (9,13 + 9,13) x 1,3 = 18,26 x 1,3 = 23,7A minimum ; donc un régulateur de 25A est suffisant ; mais les fabricants offrent des 20 ou des 30A, c'est donc un 30A qu'il faut choisir.
      Les borniers doivent permettre de fixer des fils de 10 mm2 à minima.

      On pourrait mettre un régulateur par panneau solaire : c'est possible si on met des régulateurs PWM (mais dans ce cas on produit moins de courant) . C'est déconseillé avec un régulateur MPPT, car il est moins efficace s'il gère un seul panneau solaire de 36 cellules.
      NOTA :
      Les régulateurs de qualités permettent de limiter l'intensité reçue en entrée à la valeur du régulateur. Si un régulateur de 30A reçoit 60A, il va délivrer 30A. C'est très intéressant car on peut ainsi surdimensionner watts solaires pour avoir une bonne production d'électricité hors saison, tout en protégeant bien la batterie
    • dimensionnement des fils électriques
      • entre 1 panneau solaire et le régulateur pour un travail en 12V
        Dans notre exemple : le courant maximum fourni par chaque panneau solaire est de Isc=9,13A.
        Donc pour un fil de 4mm2 de section, la distance maximum à ne pas dépasser pour ce courant est de 4,5m (selon l'abaque de calcul de section de fils).
        Si on a 4 mm2 de fil et que l'on veut dépasser 4,5m de longueur, on choisira de travailler en 24V ce qui nous permettra une longueur maximum de 9m (les panneaux sont alors branchés en série)
      • entre le régulateur et la batterie de service (toujours en 12V)
        le courant maximum fourni par les 2 panneaux en sortie de régulateur est de 20A.
        Si la distance entre le régulateur et la batterie de service est :
        - de 4m, il faudra des fils de 8mm2 de section minimum
        - inférieure à 2m, il faudra des fils de 4mm2 minimum
      • choix de la technologie du panneau solaire
        Il faut choisir des panneaux solaires monocristallins dont le rendement approche 15%.
        Les polycristallins ont un rendement inférieur, mais sont moins chers.
        Les flexibles ont un rendement identique, mais un prix qui est le double.
        Vous trouverez un choix de panneaux flexibles chez wattuneed. Un site web pour les modèles : BigShip.
        Les panneaux solaires dits "black matrix" ont un rendement jusqu'à 21%, mais ils sont beaucoup plus chers ; un black matrix (ou back contact, ou black cristal) de 130W ne donnera pas plus de courant qu'un 140W traditionnel ; on le choisira uniquement pour ses dimensions  plus réduites si le besoin s'en fait sentir, ou si le prix est soldé.
        • Vous pouvez acheter 2 kits, à condition d'acheter en plus un régulateur MPPT (250€).
          A vous de faire des comparaisons, car ces kits ont souvent un prix avantageux.
          Sinon il faut acheter les panneaux, les supports, la colle, le régulateur MPPT, le passe toit double (ou 2 passes toits simples) et le câble de 2 fils  pour aller du régulateur à la batterie de service.
      • matériel pour maison ou non ?   Les panneaux solaires pour la maison (site isolé) ont des fils de 6mm2 de section avec des connecteurs permettant de les relier facilement appelés MC4 ; on trouve des doubleurs MC4


        qui permettent de mettre en parallèle ou en série les panneaux sur le toit (selon la tension désirée) et non au niveau du régulateur ; dans ce cas, il suffit d'un passe toit pour un seul câble.
        Le matériel pour la maison est une très bonne solution, c'est le coût qui fait la différence
      • acheter d'occasion ou non ?
        la technologie évolue vite, il y a 5 ans les panneaux avaient un rendement inférieur, mais surtout ils étaient beaucoup plus chers ; les vendeurs qui ne suivent pas l'évolution des prix proposent souvent l'occasion au prix du neuf. A vous de choisir, mais soyez vigilants !
        Si vous achetez sur internet, déballez complètement le panneau devant le livreur pour voir s'il n'a pas été cassé pendant le transport.
      • quelles marques acheter ?
        Pour les panneaux solaires :
        Eviter de préférence les produits conçus et réalisés en Chine, à l'exception de quelques marques. Les panneaux VICTRON distribués par les magasins Bigship sont à des prix corrects.
        Demandez la conformité aux normes Françaises anti-grêle.
        Voir la liste critique des marques.

        Modification de 2016 : La revue Voile magazine de Juillet 2016 a fait une étude sérieuse sur les panneaux solaires et les marques fiables pour les bateaux sont :
        - Amsolar, Unitek (fabrication Chine)
        - Solara 
        (fabrication Allemagne)
        - Sunpower (fabrication Etats Unis)
        Ces marques sont distribuées par Bigship, Uship, Accastillage Diffusion et Seatronic.
      • quels instruments de mesure ?
        Voir mon article : superviser efficacement son installation solaire

        Pour les régulateurs :
        voir mon article Quel régulateur pour mes panneaux solaires ?



      Ou acheter son matériel ?

      Votre accessoiriste est une piste à privilégier, mais avant, renseignez vous des prix sur internet.
      Lors de mes recherches, je me suis aperçu que les sites spécialisés dans le solaire n'étaient pas moins chers, et qu'il fallait attendre les promotions sur les sites spécialisés dans le camping car (narbonne accessoires, Trigano, leader loisirs, euro accessoires...).
      Un site web solarboutik donne son numéro de téléphone où vous pouvez poser des questions techniques pointues (ce qui est rare, car souvent ce sont de simples vendeurs).
      Avant l'achat, calculez la puissance réelle, cela vous permettra aussi de comparer les offres.
      Si vous trouvez une super promo sur du 130W, posez du 130W au lieu du 150w ; c'est ainsi que j'ai trouvé un black cristal de 130W à 229 €. J'ai donc 280W et non 300 (nominal).



      Comment faire une bonne installation

      Une bonne installation c'est du bon matériel ; maintenant vous savez quoi acheter.
      Certains camping car haut de gamme ont une entrée panneau solaire sur la centrale électrique ; je n'ai pas choisi cette solution car cela rallonge la longueur des fils (donc la section) et l'installation est plus complexe ; par ailleurs souvent, 1 seul panneau solaire est prévu avec un fusible de 10 ampères.

      Quelques pistes de réflexion :
      • positionnement des panneaux solaires
        Ils doivent être posés à l'aplomb de la batterie pour limiter la longueur des fils.
        Soit l'un derrière l'autre, soit perpendiculaires, soit parallèles selon la place disponible.
        En effet, une fois les panneaux posés :
        • ils ne doivent pas avoir l'ombre portée de la parabole (ce qui diminuerait leur rendement)
        • ils doivent permettre la maintenance sur le toit :
          • pouvoir marcher d'un bout à l'autre, surtout si on met une housse pour l'hiver
          • pouvoir faire la maintenance des lanterneaux et des aérateurs (contrôle d'étanchéité manuel, et place suffisante autour pour refaire les joints en cas de besoin)

        La bonne pratique consiste à faire comme pour un déménagement : on fait un plan à l'échelle du toit, avec tout ce qui y est posé (antenne, lanterneaux etc...), ensuite on repère les zones disponibles pour mettre des panneaux solaires ; on mesure ces zones ; c'est quand on a fini les mesures que l'on peut acheter les panneaux solaires et pas avant.
        On peut installer des panneaux 24V très souvent moins chers, mais ils nécessitent d'avoir une grande surface en un seul morceau.
      • branchement des panneaux solaires
        Quand c'est possible (dépend de la section et de la longueur des fils électriques), il faut les brancher en parallèle plutôt qu'en série. Pourquoi ?
        - on peut mesurer l'intensité et la tension fournie par chaque panneau
        - si un panneau est en panne, il n'affecte pas l'autre ; un panneau produit encore du courant (mais bon, la fiabilité est grande)
        - si un seul panneau est dans l'ombre, l'autre produit du courant

        Si les panneaux solaires sont branchés en série, le régulateur travaille en 24V en entrée et en 12V en sortie, cela fonctionne parfaitement si le régulateur est de qualité.
        Un branchement série produit un peu plus de courant qu'un branchement parallèle (car il y a plus d'écart de tension entre l'entrée et la sortie du régulateur)
      • positionnement du régulateur
        Tous les choix sont possibles à condition de bien calculer la section des fils en fonction de la longueur.
        Mes conseils :
        - si en sortie de panneau solaire on a des fils de 2,5mm2 de section, le régulateur doit être placé près des panneaux solaires
        - avec des fils de 4mm2, je conseille de mettre le régulateur proche de la batterie ; on a ainsi que des fils de 4mm2, avec une grande souplesse pour les mesures, et surtout on a pas besoin de sonde thermique déportée pour le régulateur
        - prévoir 15cm au moins de libre tout autour, car un régulateur dissipe de la chaleur.

      Voyons comment faire une bonne pose :

      1-fixer les panneaux solaires
      Dans la partie dimensionnement, on a choisi l'endroit où les placer, donc on les fixe, après avoir réfléchi à l'endroit où positionner le passe toit.
      Pour plus de détails voir l'article comment installer un panneau solaire.

      2-fixer le (ou les) passe toit
      Les fils entrent vers l'intérieur du véhicule par un trou ; j'ai choisi de les faire arriver dans un placard haut pour pouvoir de temps en temps vérifier l'étanchéité ; le passe toit assure l'étanchéité.
      Le trou est localisé pour que les fils arrivent de préférence contre une cloison, ou une paroi, afin de suivre un chemin discret.
      Le trou ne doit pas déboucher sous un panneau solaire !

      3-Fixer le régulateur et les instruments de mesure   Utiliser les caches des gaines de chauffage pour faire passer les fils (quand c'est possible).
      Mettre des fils un peu plus longs pour pouvoir changer de régulateur plus tard, au cas où.
      Ne pas oublier de mettre un fusible entre le régulateur et la batterie.

      4- Faire les branchements
      Les faire la nuit, ou de jour après avoir posé une couverture sur vos panneaux, pour ne pas avoir de courant (sauf si vous êtes très habile !).
      La bonne pratique consiste à couper les fils à la bonne longueur, les dénuder, les fixer au régulateur ; soit directement, soit après avoir serti une cosse plate (jaune pour du 4 à 6 mm2).
      Pour aller à la batterie, je conseille la pose d'un fusible de la valeur du courant maximum passant dans les fils + 10A (dans notre exemple 40A) ; il sera situé à environ 15 cm de la batterie.
      Les fils qui arrivent à la batterie ont une cosse à oeil sertie pour faciliter leur fixation.

      5- tester que tout marche
      L’intérêt d'un régulateur avec afficheur, c'est qu'on peut faire des mesures notamment de courant, mais pour moins cher on a des wattmètres très efficaces.
      Sinon, vous avez la possibilité d'utiliser une pince ampèremétrique AC/DC mais c'est un peu plus contraignant.
      En mesurant la tension aux bornes de la batterie, on en déduit le pourcentage de charge de la batterie.



      Questions/réponses

      Faut-il raccorder le régulateur à la centrale électrique (EBL) ?
      NON, parce que ce type de matériel délivre en pointe 20A. Si l'alternateur lui fournit 20A et le panneau solaire 30A, l'EBL va fournir 20A à la batterie de service.
      Si le régulateur est branché directement à la batterie, cette dernière recevra en pointe 20+30 = 50A.
      Or un parc de batterie de service de 200Ah peut être rechargé avec cette intensité, ce qui lui permet de se recharger beaucoup plus vite.

      Peut-on brancher en série 2 panneaux solaires de puissances différentes ?
      NON car le courant du plus puissant passe dans le moins puissant, d'où détérioration ; un écart de 20W est cependant sans conséquence.
      Par contre avec un branchement des panneaux en parallèle, il n'y a aucun problème pour avoir des puissances différentes.

      Un panneau 24V de 200W est il mieux que un panneau 12V de 200W ?
      C'est pareil. Quelle que soit la tension, des watts restent des watts et c'est l'intensité du courant qui baisse quand la tension augmente.
      (la puissance exprimée en watt est le produit de la tension en Volts par l'intensité en Ampères)

      Si je veux un seul panneau 12V, quel régulateur ?
      Je conseille un régulateur PWM, car le MPPT est efficace à partir de 2 panneaux (ou plus de 36 cellules). Or ce type de régulateur ne transmet que le courant d'entrée. Il suffit donc de choisir le panneau (à puissance égale) qui a l'Isc le plus grand (courant de court circuit).

      Quelle marque pour un régulateur PMW ?
      Un régulateur PWM de qualité. Marques recommandées : Steca, Phocos, Victron, Alden

      Quels sont les réglages à faire sur le régulateur ?
      Un seul : choisir le type de batterie. Un régulateur de qualité détecte automatiquement la tension de la batterie et adapte sa courbe de charge en conséquence.
      Cas particulier : la batterie lithium ; à ma connaissance, il n'existe pas de régulateur MPPT spécifique. Régler avec des paramètres de charge maxi (boost) de 14,8V et désactiver le float (maintien) ou le régler à 13,2V, possible notamment chez Victron

      Pourquoi faut-il un régulateur de qualité ?
      Parce que je préconise un branchement direct du régulateur sur la batterie. Si le régulateur n'est pas assez intelligent on risque d'avoir des problèmes de charge.
      Lire sur le sujet mon article : quel régulateur acheter.

      Comment savoir si mon panneau solaire est mort ?
      Il faut mesurer la tension en entrée du régulateur.
      0V signifie que le panneau est mort (ou à l'ombre, ou sale).
      Un panneau en bon état délivre pour un panneau 12V autour de 18V, et pour un panneau 24V autour de 32V.
      NOTA :
      quand je dis le panneau est mort : c'est faux ! en fait c'est probablement la diode anti retour qui a grillé ; il suffit de la changer.





      Mes formules magiques

      Choix du régulateur :
      I=P/10
      I=intensité max en Ampères, P=puissance des panneaux en W
      Exemple : 300W de panneaux, il faut un régulateur de 300/10=30A pour des batteries 12V ; valeur à diviser par 2 pour des batteries 12V et par 4 pour des batteries 48V.
      Ce calcul surdimensionne légèrement.


      Calcul de la valeur approchée de la section S d'un fil en 12V :
      S=(IxL)/10 (on prend le standard de section supérieur)
      I=intensité max en Ampères, L=longueur en mètres du câble entre 2 appareils
      Exemple : intensité 30A, L=3m, alors S= 90/10=9mm2 (on prend du 10mm2, car il n'existe pas de fil de 9mm2 de section)



      Voir aussi

      Rendement et inclinaison des panneaux solaires
      Les panneaux solaires souples
      Etude approfondie sur le solaire
      précisions sur la production photovoltaïque 
      J'ai posé mon panneau solaire
      Quelle marque de régulateur solaire acheter ?
      Un petit film qui explique une installation en 24V
      Tout sur les batteries cellules en parallèle
      Superviser efficacement votre installation solaire


      Le solaire photovoltaïque et thermique associés = le solaire hybride  ; il est proposé par la société Française Dualsun, un même panneau permet de :
      • fabriquer de l'électricité
      • faire de l'eau chaude en refroidissant les cellules solaires ; un ballon d'eau chaude est ainsi chauffé automatiquement
      Je trouve cette solution innovante, et je m'étonne qu'aucun constructeur de camping car n'ait adapté cette solution écologique et économique.








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      Monday, 4 July 2016

      Réglementation de léclairage nocturne les immeubles de la Défense vont ils séteindre le 1er juillet


      Il y a un an entrait en vigueur l'interdiction des publicités lumineuses la nuit, aujourd'hui c'est au tour de l'éclairage nocturne des bâtiments d'être réglementé. A partir du 1er tous les locaux professionnels sans exception devront être éteints la nuit. L'éclairage des commerces et des façades sera aussi réduit. Objectif : économiser l'équivalent de la consommation annuelle de 750000 ménages...

      Éteindre la lumière, une idée lumineuse...

      Energie et developpement - éclairage nocturne à la Défense
      A la Défense, jusqu'à 60% des bureaux restent allumés le soir
      On vous a appris à éteindre la lumière en sortant de la pièce ? Et bien manifestement cette leçon n'a jamais été apprise par les entreprises. Selon une étude réalisé en septembre 2012, jusqu'à 60% des lampes restent allumées dans les tours de la Défense le soir, ce qui représente un gaspillage d'énergie estimé à 1.8GWh  par mois soit la consommation moyenne de 3000 français.
      Au niveau national, le ministère de l'écologie estime que l'extinction des bâtiments tertiaires et des commerce de 1h à 7h du matin permettra d'économiser l'équivalent de la consommation annuelle d'électricité de 750 000 ménages.

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      Thursday, 23 June 2016

      Quel est le meilleur opérateur téléphonique pour mon smartphone
















      Les opérateurs de télécommunications (ou télécoms) se battent pour nous faire croire qu'ils sont les meilleurs, et donc qu'il faut signer un contrat chez eux.
      Alors où puis je trouver des informations objectives sur la question ?
      C'est l'objet de cet article.

      Un opérateur télécoms digne de ce nom a un réseau téléphonique constitué de milliers d'antennes disséminées sur tout le territoire Français.
      En France, on peut citer : Orange, SFR/numéricable, Bouygues et Free.
      Les autres ne sont pas de vrais opérateurs car ils louent le réseau d'un des 4 que je viens de citer.




      Comprendre les bases

      Un smartphone est une petite tablette qui peut téléphoner et se connecter à internet ; pour cela il faut une carte SIM qui vous authentifie auprès de votre opérateur de télécommunications.

      En haut de l'écran d'un smartphone, il y a 2 symboles qui indiquent pour l'endroit où l'on se trouve :
      3G     le débit maximum d'accès à internet (ce sont les données)
           la puissance du signal téléphonique disponible (c'est la voix)

      Pour l'accès à internet, le chiffre varie selon la qualité du débit disponible ; il peut être : 2G (=E), 3G, 3G+ (=H+), 4G, en préparation 5G.
      Plus le chiffre est grand, plus le débit maximum possible est élevé.
      En camping car, 3G et au dessus permettent de se connecter à internet de manière agréable ; 2G, laissez tomber !
      J'ai testé la 4G, c'est Byzance ! le débit est 2 fois supérieur à celui obtenu en wifi sur ma box internet de la maison. Mais la 4G pour le moment est réservée aux grandes villes, mais le réseau se déploie rapidement.

      Pour le signal téléphonique, plus il y a de barres verticales meilleure est la réception. Il peut y avoir de 0 à 5 barres verticales selon l'endroit où l'on se trouve.



      Ce que l'on ne vous dit pas

      • plus un opérateur a d'antennes et meilleure est sa couverture nationale
      • Un organisme d'état : l'ARCEP est chargé de comptabiliser le nombre d'antennes par opérateur.
        Il publie un rapport annuel pour constater les efforts d'investissements des opérateurs et en informer les consommateurs que vous êtes ; le dernier rapport met en évidence que le meilleur opérateur est pour le moment Orange
      • le débit d'une antenne est partagé entre tous les utilisateurs rattachés à l'antenne ; il n'est donc pas étonnant que dans une ville côtière l'été, le débit baisse puisque la population est multipliée par 10 en général ; dans ce cas accédez à internet dans les moments creux (nuit et heure des repas)
      • le débit d'une antenne diminue avec la distance ; plus on est loin de l'antenne, moins on a de signal ; la portée d'une antenne est de quelques centaines de mètres en agglomération, et de quelques dizaines de kilomètres en campagne.
        Tout ceci explique pourquoi votre débit disponible internet change constamment
      • meilleur opérateur ne veut pas dire meilleur partout ; en effet, à l'endroit où on se trouve, on peut être plus près d'une antenne concurrente ; comme le débit diminue avec la distance, le concurrent aura un débit internet meilleur à cet endroit précis
      • les contrats low cost bouchent les trous des opérateurs, comme pour les places de trains à prix réduit.  J'ai fait des tests à un même endroit et avec 2 smartphones identiques ayant les 2 contrats (low cost et normal de l'opérateur Orange).
        Les résultats :
        - quand il y a peu de monde connecté : 4G sur les 2 smartphones
        - quand il y a du monde de connecté, selon le monde : le débit internet du contrat normal est 4G ou dégradé en 3G+ voir 2G ; dans tous ces cas, le débit internet du contrat low cost a un débit 1 cran inférieur (si j'ai de la 4G sur le contrat normal, j'ai du 3G+ sur le contrat low cost etc...)
        J'ai aussi constaté que pour la téléphonie SOSH, les contrats à 24 et 19€ ne posent pas de problème, alors qu'avec celui à 9€ il y a des coupures régulières.
      • les opérateurs louant des infrastructures ont des débits internet low cost ; c'est normal, car l'opérateur qui loue veut payer moins cher.
        A ce sujet, l'opérateur Free qui actuellement loue une partie de l'infrastructure Orange, sur le réseau Orange n'a pas plus de débit (voire moins selon ce qu'il paie !) que le contrat low cost Orange appelé Sosh.
        Il en est de même pour SFR qui en dehors des grosses agglomérations loue le réseau Bouygues.
      • si vous allez à l'étranger, le plus souvent votre opérateur loue l'infrastructure d'un opérateur télécoms du pays que vous visitez ; donc vous avez obligatoirement un débit internet de type low cost ; c'est pourquoi à l'étranger il peut être intéressant de prendre un contrat télécoms chez le meilleur opérateur du pays visité.
      • aucun contrat ne vous liste les opérateurs télécoms par pays étranger avec leur taux de couverture et c'est bien dommage !
        Comment savoir si vous allez au Portugal (par exemple), si votre opérateur Français loue l'infrastructure d'un bon opérateur Portugais ? et quel est son nom. On le sait dans le pays car son nom s'affiche sur votre smartphone.


      Conclusion

      Il n'y a pas de miracle, on n'en a toujours pour son argent. Les contrats normaux offrent une qualité de service moyenne meilleure que les contrats low cost.
      En dehors du service, il y a le coût qui est un paramètre important. Certains vont préférer une moins bonne qualité de service pour un coût plus faible.
      C'est mon cas pour le moment ; dans les zones d'ombre je compense par du wifi dans un camping ou un restaurant.

      Pour approfondir, lire l'article du site eco conscient
      Pour mesurer votre débit internet ou consulter les cartes de couverture de votre opérateur, 3 sites web :
      • Sensorly
      • 4Gmark
      • Carte antennes mobiles


      Vous pouvez aussi consulter mes articles :
      • les communications plus faciles en camping car
      • quel smartphone acheter ?
      • quel forfait pour votre smartphone ?




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