Showing posts with label et. Show all posts
Showing posts with label et. Show all posts

Friday, 11 November 2016

Contre la terreur et la guerre faisons de la COP21 un succès


Passé le moment d'effroi, que faire dans de telles circonstances si ce n'est aller de l'avant ? Alourdi par le deuil, peut-être un peu tremblant, mais ni arrêté, ni ralenti, ni détourné de nos objectifs.

Alors voilà... Dans tout juste deux semaines s'ouvrira à Paris la 21e conférence de l'ONU sur le climat. Il ne nous reste que quelques jours pour en faire succès, et quelle meilleure réponse pourrions nous apporter à la barbarie que l'image d'une communauté internationale réunie et solidaire pour faire face aux défis qui l'assaillent ?


La COP21 aura lieu malgré tout


L'annulation ou le report de ce rendez-vous aurait été dramatique. Sans même parler du signal que ce renoncement enverrait à nos agresseurs ou des enjeux de la conférence, c'est une machinerie trop imposante pour être arrêtée à deux semaines de l'ouverture : des années de négociations avec un mandat qui prévoit l'adoption d'un accord avant fin 2015, des centaines d'évènements d'ores-et-déjà prévus, des dizaines de milliers de personnes en route pour Paris...
Pour la même raison, je ne crois pas beaucoup à l'idée de limiter la COP aux seules négociations. Même si il faut déjà réfléchir à de nouvelles formes de mobilisations, même si certains événements vont vraisemblablement être annulés, notamment la marche pour le climat du 29 novembre à Paris où 300.000 personnes étaient attendues ou les concerts dans l'espace public, je pense que la majorité des salons, débats, expositions, etc. se tiendront comme prévus.

L'ambiance de la conférence sera cependant bouleversée. On peut imaginer que le drame de vendredi va conférer à la COP21 une solennité particulière et remettre la diplomatie au premier plan au détriment des autres acteurs notamment des ONG. La Conférence de Paris ne sera pas la fête populaire qu'elle aurait pu être mais au fond, c'est ça la réalité d'une COP : une négociation internationale austère avec des enjeux immenses.


Parler de terrorisme plutôt que de climat ? Pourquoi pas les deux.


Bien sur, les discussions risquent d'être polluées. Il n'a pas fallu attendre bien longtemps avant d'entendre  par quelques individus s'offusquer que l'on réunisse les dirigeants de la planète pour discuter du changement climatique plutôt que pour agir face à la menace immédiate du terrorisme :

Mais est-ce réellement incompatible ? La question de la sécurité a toute sa place dans une conférence sur le climat car une chose est certaine : nos émissions de gaz à effet de serre nous préparent un monde dans lequel les grandes sécheresses sont plus fréquentes, les rendements de l'agriculture baissent et la montée du niveau des mers déplace des millions de personnes... Dans beaucoup d'endroits, le siècle qui vient sera sans doute plus instable et plus violent que le précédent.

Quelques cyniques diront peut-être que les habitants de pays les plus pauvres et les plus fragiles sont les premiers concernés et que nous, pays développés, avons les moyens de nous adapter et de préserver nos conditions de vie. Ça n'a rien d'évident : souvenez de Katrina et comment même la première puissance mondiale a pu être déstabilisée par un phénomène climatique. De plus les attaques de vendredi nous rappellent qu'il serait naïf de penser que l'on pourra tenir à distance la violence dans un monde en chaos.
Ce n'est certainement pas un hasard si, aux États-Unis, le Pentagone tire la sonnette d'alarme depuis des années face à l'inertie des politiques !


Le Moyen-Orient, avant-goût du réchauffement climatique


Le Moyen Orient, d'où sont venus les attaques de vendredi, est justement un laboratoire grandeur nature du monde qui pourrait naître d'un réchauffement incontrôlé. Le Croissant Fertile a toujours connu des périodes de sécheresse mais elles sont devenues plus sévères et plus longues avec le changement climatique. Entre 2007 et 2010, la Syrie a connu la plus grave sécheresse jamais enregistré dans le pays. Résultat : 1.5 millions de syriens ont été déplacés, généralement des habitants des campagnes qui sont venus s'entasser en ville dans l'espoir de survivre à la perte de leurs récoltes et de leurs troupeaux.
Combiné à d'autres facteurs économique, politiques et sociaux, ce choc démographique a conduit au soulèvement de Daraa en 2011 et, de fil en aiguille, à la guerre civile et à la montée en puissance de Daech. Il ne s'agit pas là de spéculations mais d'un lien établi par plusieurs études publiées récemment dans des revues scientifiques (notamment celle-ci ou celle-ci).

Autre point commun entre la destabilisation du Moyen Orient et le changement climatique : notre dépendance aux énergies fossiles. Daech tire des centaines de millions de dollars du trafic de pétrole, un pétrole qui après un long chemin en contrebande atterrit... dans nos réservoirs. Directement ou indirectement (via les pays pétroliers du Golfe qui les financent), les groupes terroristes du Moyen-Orient s'enrochisse de notre dépendance aux énergies fossiles.


Plus résolus que jamais !


Évidemment, il ne s'agit pas de dire que le changement climatique est responsable des attaques de vendredi mais prenons cette occasion pour rappeler deux vérités élémentaires :
  1. Le changement climatique n'est pas une menace lointaine et incertaine, c'est un phénomène en cours qui fait déjà des victimes.
  2. Limiter l'ampleur du changement climatique ce n'est pas faire plaisir aux arbres et aux petits oiseaux mais tenter de nous protéger, nous et nos sociétés, d'un choc d'une ampleur sans précédent.
C'est pour ces raisons, et maintenant plus que jamais, que nous devons faire de la conférence de Paris un succès.

Publié le 16 novembre 2015 par Thibault Laconde



Vous avez aimé cet article ? N'en ratez aucun en vous inscrivant à la newsletter mensuelle.





Read More..

Saturday, 5 November 2016

Comment suivre en direct la production délectricité des principaux pays européens et cesser de raconter nimporte quoi à la télé


[Publié initialement le 16/12/2013, mis à jour le 16/07/2015] Vous vous souvenez du débat entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal à la veille du second tour de la présidentielle de 2007 ? Et de ce moment épique où aucun des deux n'a été capable de dire quelle est la part du nucléaire dans la production d'électricité française ?



Cet exemple est vraiment caricatural, mais le scénario se répète : le débat sur l'énergie est tristement marqué par la méconnaissance des faits et qui le réduit souvent à une confrontation idéologique.
Pourtant les entreprises du secteur ont fait de gros efforts de transparence et à condition de connaître les adresses et les outils disponibles, vous pouvez tout savoir minute par minute de la production d'électricité en Europe : Combien les parcs éoliens de mer du nord produisent-ils à cet instant précis ? En ce moment la France est-elle importatrice ou exportatrice d'électricité ? Quel est la part des énergies renouvelables dans la production allemande aujourd'hui ? Les réponses sont ici...


En France : RTE Eco2mix

Le service Eco2mix mis en place par le réseau de transport d'électricité offre un aperçu complet et ergonomique de l'état de la production électrique en France : la production instantanée des différentes filières, l'empreinte carbone des kilowattheures produits, les échanges aux frontières... Toutes ces données sont disponibles en direct ou pour n'importe quelle période des 3 mois précédents. Une version par région a même été mise en ligne récemment.


En Allemagne et en Autriche

De nombreuses informations sur la production d'électricité allemande sont disponible sur le portail de l'Institut Fraunhofer, notamment la production quotidienne et le prix spot (merci à Cyril qui m'a indiqué ce site en commentaire !).
L'European Energy Exchange, la bourse de l'énergie en Europe centrale, met également à disposition de nombreuses données sur la production d'électricité en Allemagne, en Autriche et dans quelques autres pays.


En Grande Bretagne

Le service britannique brille plus par son exhaustivité que par son ergonomie... Avec un peu de patience il est possible d'y trouver à peu près tout ce que l'on peut souhaiter comme l'évolution de la production par filière, le détail de la production éolienne ou les flux internationaux.


Au Danemark

Energienet, l'équivalent danois du français RTE, propose une carte interactive sur laquelle apparaissent les productions et les flux à la fois d'électricité et de gaz.
Energie et développement - combien d'électricité éolienne au Danemark ? La réponse en direct !
Capture d'écran du service proposé par Energienet au Danemark


En Espagne

Le réseau de transport d'électricité espagnol, Red Eléctrica de España, met lui aussi à disposition un suivi de la production des différentes filières en temps réel. Avantage de ce service : il propose un historique remarquablement long puisqu'il est possible de retrouver les informations pour n'importe quel jour jusqu'en 2007 !


En Belgique

Elia propose de nombreuses informations mais le suivi en temps réel n'est disponible que pour l'éolien et le solaire. Pour les autres énergies, il faut se reporter au programme de production à J-1 ou au rapport de production réelle à J+1.
Quelques données complémentaires peuvent être trouvé sur le site de l'EEX.


Vous avez aimé cet article ? N'en ratez aucun en vous inscrivant à la newsletter mensuelle.



Vous connaissez des services équivalents en Chine, aux États-Unis ou dans d'autres pays ? Vous ne réussissez pas à trouver les informations que vous souhaitez ? N'hésitez pas à réagir en commentaire pour améliorer cet article !

 * * *
Ces articles peuvent vous intéresser :
  • En Allemagne, la sortie du nucléaire carbure-t-elle au charbon ?
  • Kill (Energy) bill ! Comment la réforme énergétique anglaise tourne à la crise politique
  • Les leçons de la "sortie du nucléaire" allemande pour la transition énergétique française

Read More..

Monday, 24 October 2016

Séquiper pour internet et le multimédia





Internet est l'ami du camping cariste ; il lui permet notamment :


  • de rester en contact avec la famille et les amis (mèls)
  • de consulter le site web de chaque ville que l'on veut visiter, pour faciliter la visite
  • de gérer son compte bancaire ou postal
  • de rechercher la laverie la plus proche
  • de se soigner ; exemple : rechercher comment soigner une foulure (situation vécue)
  • liste non limitative...
On peut accéder à internet d'à peu près n'importe où en France (95% du territoire) ; la solution la plus facile : en utilisant un smartphone (téléphone intelligent) ; et quand vous savez utiliser un smartphone, vous savez utiliser une tablette qui n'est qu'un smartphone avec un grand écran, mais sans téléphonie (le plus souvent).
Le principe est le suivant : vous paramétrez votre smartphone pour qu'il serve de box ADSL, ensuite vous y connectez en wi-fi avec votre ordinateur portable ou votre tablette. Je ferai un billet sur comment faire ?


Mes conseils d'achat pour internet : (si voyagez en France uniquement)
  • pour le smartphone
    achetez un smartphone avec un écran d'au moins 4,5 pouces ; voir mes articles :
    quel smartphone acheter ?
    quel forfait pour un smartphone ?
    bien utiliser son smartphone
  • pour l'abonnement, prenez le chez SOSH la filiale low-cost d'Orange, car la couverture d'Orange est meilleure dans les zones reculées

Le multimédia est l'ami de vos loisirs. Voici une panoplie de ce que vous pouvez acheter selon vos besoins :
  • un balladeur numérique, pour écouter la nuit de la musique (entre autres)
  • un ordinateur portable
  • une tablette si vous aimez internet
  • une liseuse si vous lisez beaucoup
  • une télévision avec son pointeur et sa parabole
  • une radio dans la cabine du véhicule
  • une radio dans la cellule

Pour aller plus loin :
  • ordinateur portable ou tablette ?
  • quelle tablette choisir ?
  • la lecture numérique : liseuse ou tablette ?
  • comment se connecter à internet
  • la télévision en camping car



Read More..

Friday, 14 October 2016

Tony Abbott et Stephen Harper Chute de deux climate villains à 6 semaines de la COP21


Ça vous a peut-être échappé mais deux grands pays émetteurs de gaz à effet de serre viennent de changer de premier ministre : l'Australie, où Tony Abbott a été remplacé par Malcolm Turnbull le 15 septembre, et le Canada, où les libéraux de Justin Trudeau ont écrasé Stephen Harper hier.
Même s'ils ont exercé aux antipodes l'un de l'autre, Tony Abbott et Stephen Harper ont en commun d'avoir dirigé un des plus gros pollueurs de la planète et d'avoir pris des positions très conservatrices en matière de lutte contre le changement climatique. A 40 jours de l'ouverture de la conférence de Paris, leurs chutes quasi-simultanées lèvent deux obstacles vers un nouvel accord sur le climat.


"House of Carbon"


L'histoire du premier ministre australien, pour commencer, semble tirée directement d'un thriller politique dans lequel le changement climatique serait à la fois l'enjeu et l'arme du crime...

"Le destin politique de Tony Abbott ferait une bonne saison de House of Cards, et le climat y joue un rôle central."



Tony Abbott s'est imposé comme leader de l'opposition libérale australienne en décembre 2009 en détrônant Malcom Turnbull. Pour y parvenir, il a coalisé les climatosceptiques de son camp dans un vote de défiance à l'encontre de son prédécesseur qui était ouvertement favorable à une régulation des émissions. Turnbull ne s'est pas déclaré vaicu pour autant et s'est présenté à sa propre succession, Abbott l'a emporté... avec une majorité d'une seule voix ! Le tout à quelques jours de la conférence de Copenhague.
Après une campagne dont il avait fait un référundum contre la taxe carbone, Tony Abbott est devenu premier ministre en septembre 2013. Deux an plus tard, le 14 septembre 2015, il a été renversé par une manoeuvre interne au parti libéral menée... par Malcom Turnbull. Celui-ci lui a succédé au poste de premier ministre dès le lendemain.

L'avis d'un spécialiste sur l'éviction de Tony Abbott (via PlacetoB)

Même si la question climatique occupe une place centrale dans cette histoire, la position de Tony Abbott sur le sujet est restée assez inconsistante. Remettant parfois en cause le consensus scientifique avant 2009, il a reconnu ensuite la réalité du réchauffement tout en s'opposant au projet de marché du carbone porté par la travaillistes. Il a entrepris dès son arrivée au pouvoir de faire annuler ce système entré en vigueur en 2012 mais cela ne l'a pas empêché de soutenir d'autres projets, par exemple la loi de 2010 fixant des objectifs en termes d'énergie renouvelables.
Tony Abbott reflète plutôt la position des milieux d'affaires australiens : l'Australie a un des mix énergétiques les plus sales de la planète avec 45% de charbon et seulement un petit pourcent d'énergies renouvelables. Résultat : ses émissions par habitants sont parmi les plus élevées du G20. Par ailleurs elle dispose des 4e réserves mondiales de charbon et les combustibles fossiles représentent près du tiers de ses exportations... Autant dire que les industriels australiens peuvent voir avec une certaine inquiétude la mise en place de politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre en Australie et à l'international.


Fin d'un long règne au Canada


La situation au Canada est bien différente : Stephen Harper, qui a perdu sa place après les élections d'hier, était premier ministre depuis février 2006.
Avant même son arrivée au pouvoir, Stephen Harper s'était illustré par des position tout en nuance sur les questions climatiques, qualifiant par exemple le protocole de Kyoto de "conspiration socialiste" et contestant les effets négatifs du dioxyde de carbone. C'est donc sans grande surprise que le Canada s'est retiré du protocole de Kyoto en décembre 2011. Son gouvernement s'est également illustré en verrouillant l'information sur le changement climatique - par exemple en obligeant les journalistes à obtenir une autorisation avant toute interview d'un scientifique. Harper avait d'ailleurs déjà annoncé qu'il n'avait pas l'intention de se déplacer pour la COP21.

"Entre le climat et Stephen Harper, c'était une affaire personnelle... Il voyait le protocole de Kyoto comme un "complot socialiste" !"



Longtemps le Canada s'est abrité derrière les États-Unis pour camoufler son inaction sur le climat, affirmant que cette question devait être traitée à l'échelle continentale. Avec l'arrivée de Barack Obama, Stephen Harper a du assumer seul ses décisions. Pour beaucoup d'observateurs, sous sa direction, le Canada a remplacé les États-Unis comme principal ennemi d'une action internationale contre le changement climatique.
Il faut dire que le pays s'est lancé depuis les années 1990 dans l'extraction à grande échelle des sables bitumineux. L'exploitation de ces hydrocarbures particulièrement polluants a doté  le Canada de réserves de pétrole supérieures à celles de l'Iran et du Qatar réunies ! Mais les canadiens se classent aujourd'hui parmi les plus gros pollueurs de la planète par habitant.


Et maintenant ?


Sans surprises, l'Australie et le Canada avait remis des contributions décevantes en amont de la conférence de Paris. Selon leurs INDC, ils devraient faire partie du top10 des pays les plus émetteurs en 2030 et se trouver en tête de ce classement en termes d'émissions par habitant. Dans 15 ans, un canadien pourrait émettre 2.4 fois plus de gaz à effet de serre qu'un européen, et un australien 2.7 fois plus !

Le renouvellement des premiers ministres australiens et canadiens va-t-il conduire à un infléchissement de ces positions pendant la COP21 ? On peut l'espérer mais il ne faut pas s'attendre à une révolution...
En Australie, Malcom Turnbull est un opposant historique de la politique climatique de Tony Abbott mais il a sans doute aussi appris de ses erreurs et il est peu probable qu'il prenne le risque de diviser son camps par des mesures trop ambitieuses. Au Canada, Justin Trudeau, le successeur probable de Stephen Harper, a promis de travailler avec les provinces dans les premiers jours de son mandat pour mettre en place un plan de réduction des émissions mais il n'a pas pris d'engagements sur le contenu de ce plan.
Il ne faut pas oublier que, au-delà de leurs parcours et de leurs convictions personnelles, les positions de Stephen Harper et de Tony Abbott reflétaient la situation énergétique de leurs pays, avec d'un coté la manne des sables bitumineux et de l'autre le règne du charbon. Ces situations ne vont pas changer du jour au lendemain...

Reste que l'éviction de deux des pires "climate villains" de la planète est un bon signe à quelques semaines de la COP21. C'est un message adressé aux dirigeants tentés par le populisme climatique : la recette ne marche pas à tous les coups !
Et surtout le remplacement de ces deux premiers ministres ouvre une fenêtre d'opportunité qui risque de se refermer avec l'élection probable d'un républicain à la Maison Blanche en 2016... Il faudra sans doute attendre de longues années avant de retrouver une situation politique aussi favorable à un accord sur le climat. C'est maintenant qu'il faut agir !

Publié le 20 octobre 2015 par Thibault Laconde



Vous avez aimé cet article ? N'en ratez aucun en vous inscrivant à la newsletter mensuelle.



Read More..

Saturday, 13 August 2016

Camping car et forme physique





Faire du camping car  n'est pas insurmontable quand on souffre beaucoup du dos (hernie discale par exemple), ou quand on a une mobilité réduite (grosse surcharge pondérale par exemple) ; il faut juste choisir un camping car adapté.


Si une seule personne du couple est concernée

Il suffit d'avoir un lit bas permanent d'une personne accessible facilement. Pourquoi ?
parce qu'il est nécessaire de pouvoir se reposer dans la journée si nécessaire.
Par ailleurs, l'intérieur du camping car doit disposer de suffisamment de place pour se mouvoir facilement (notamment les WC).
Un camping car de 6,5 m de long ou plus peut correspondre au besoin.
Il suffit de choisir l'implantation A avec une banquette de 1,90 m (voir le plan dans mon article mes camping car préférés de moins de 6 m).


Si les 2 personnes du couple sont concernées

Il faut disposer de 2 lits bas permanents d'une personne accessibles facilement. Par ailleurs, l'intérieur du camping car doit disposer de suffisamment de place pour se mouvoir facilement (notamment les WC).
L'idéal pour moi est :

  • soit un camping car de 7 m avec lits jumeaux
  • soit un camping car de 7,5 m avec un lit comme à la maison avec accès des 2 côtés



Dans tous les cas essayez le camping car avant !





Read More..

Wednesday, 27 July 2016

Invité Changement climatique et hydroélectricité y aura t il de l’eau dans nos barrages en 2100


L’hydroélectricité représente plus des trois quarts de l’électricité renouvelable produite à travers le monde. Les avis divergent quant à la pertinence de cette technologie dans la lutte contre le changement climatique : certains considèrent que c’est une énergie propre qu’il faut encourager, d’autres, que ses impacts environnementaux représentent une menace supplémentaire pour le climat. Prenons pour une fois la question dans l’autre sens : qu’en est-il des impacts du changement climatique sur l’hydroélectricité ?


Des sécheresses préoccupantes


Qui dit hydro dit eau. La production électrique est étroitement liée aux précipitations et au débit des rivières ; toute variation climatique a des répercussions immédiates. Ainsi le Hoover Dam, un des emblèmes de l’hydroélectricité aux Etats Unis, construit sous l’égide de Roosevelt dans les années 1930, a vu sa capacité de production réduite de 2100MW à 1200MW en raison de la sécheresse qui frappe l’Ouest de ce pays. Non loin de là, l’état de Californie a vu la part de l’hydro baisser de 20% à 10% dans son mix électrique sous l’effet combiné d’une baisse des précipitations, d’un enneigement moindre et d’une fonte des glaces précoce. Ce sont alors d’autres sources d’énergie, notamment des centrales au gaz, qui viennent combler le déficit – augmentant au passage les coûts et les émissions de CO2.

Le réchauffement climatique et les sécheresses menacent-t-ils l'approvisionnement en électricité hydraulique ?
Les berges à nu d’un lac de barrage EDF, août 2015 (La Girotte, Savoie). Photo CKB

Si une sécheresse peut mettre en difficulté le système électrique des Etats-Unis, dans des pays plus vulnérables c’est le blackout. En Tanzanie l’hydro a pendant longtemps constitué la principale source d’électricité. La sécheresse qui s’installe depuis le début des années 2000 a des répercussions importantes sur la production électrique et par ricochet, sur la population et l’économie du pays. En 2011, au plus fort d’une crise énergétique qui a laissé les habitants dans le noir 12 à 16 heures par jour, le FMI a dû revoir à la baisse ses prévisions de croissances pour le PIB tanzanien. En effet, le pays ne disposait pas de capacités suffisantes pour prendre la relève des centrales hydroélectriques : la seule solution est alors de procéder au délestage, c’est-à-dire de couper purement et simplement le courant pour une partie des habitants. Face à l’incertitude de l’hydroélectricité, la Tanzanie fait à présent le choix de développer sa production thermique notamment à partir de gaz naturel. Une option plus chère, plus polluante, mais considérée comme plus fiable.


Stabilité globale, fluctuations locales


A en juger par ces exemples l’avenir de l’hydroélectricité pourrait sembler compromis. Qu’en est-il au niveau global ? D’abord, il faut comprendre que les variations observées en Californie ou en Tanzanie ne peuvent pas être attribuées avec certitude au changement climatique. On a toujours connu une alternance d’années plutôt sèches et d’autres, plutôt humides. Les climatologues mettent régulièrement en garde contre les interprétations hâtives : si au niveau global le réchauffement est indéniable, au niveau local il est difficile de discerner ce qui relève de la variabilité naturelle de ce que l’on peut imputer au changement climatique. Sur le long terme, d’après le GIEC, l’impact du changement climatique sur la production mondiale d’hydroélectricité pourrait s’avérer… légèrement positif ! Mais il s’agit là d’une moyenne globale recouvrant de fortes variations au niveau régional. Les projections faites par deux scientifiques norvégiens montrent par exemple que le Canada et la Russie verraient leur potentiel augmenter d’ici au milieu du 21e siècle tandis qu’il diminuerait en Europe de l’Ouest et en Afrique australe.

En fait, pour se faire une idée des évolutions, il faut travailler à petite échelle, au niveau du bassin versant d’un fleuve. En France, la Compagnie Nationale du Rhône exploite 18 aménagements hydroélectriques entre Genève et Arles. Directement exposée aux modifications du régime hydrologique du Rhône, elle a conduit une étude très locale sur les répercussions du changement climatique sur sa production d’énergie qui conclut à une baisse de 2% à 23% du productible à l’horizon 2050. Des études similaires ont été conduites à de plusieurs endroits du globe (citons celle-ci pour les Etats Unis, celle-là pour l’Afrique du Sud) mais les experts s’accordent à dire que le phénomène n’est pas suffisamment étudié. Or les barrages sont des investissements de long terme, qui se rentabilisent sur plusieurs dizaines d’années : mieux vaut donc avoir des projections fiables du climat futur. Et si les pays les plus avancés peuvent réaliser de telles études, requérant une modélisation fine des évolutions climatiques et des phénomènes hydrologiques pour chaque grand bassin versant, les pays les plus pauvres sont loin de disposer des moyens techniques et humains nécessaires.


De plus en plus d’incertitudes sur la disponibilité de l’eau


A cela s’ajoute une autre difficulté : la production hydroélectrique est très sensible aux phénomènes extrêmes. Une crue sévère qui endommage les installations, une sécheresse pendant laquelle la centrale produit peu, peuvent remettre en cause du tout au tout la rentabilité économique d’un projet. La fréquence de ces phénomènes pourrait s’accroître avec le changement climatique, mais il est très difficile de les prédire : cette incertitude représente un risque supplémentaire.

Ne pourrait-on pas stocker l’eau des crues et l’utiliser en période de sécheresse ? Certaines installations sont accolées de grands lacs de retenue qui peuvent stocker l’eau d’une saison à l’autre, parfois d’une année à l’autre. Cependant la majorité des centrales ne disposent que d’une capacité de stockage modeste, voire, d’aucune. On parle alors d’aménagement « au fil de l’eau », c’est le cas des barrages sur le Rhône cités plus haut. En effet tous les sites ne sont pas propices à la création de réservoirs importants. Il faut des conditions géologiques et topographiques favorables – sans parler du coût, et bien sûr des impacts sur l’environnement et la population. Et avec le réchauffement, les pertes par évaporation pourraient augmenter significativement. Heureusement s’il n’est pas envisageable de construire des réservoirs à tout va, d’autres solutions techniques existent : par exemple, le Hoover Dam a bénéficié d’un programme de rénovation de ses turbines pour fonctionner plus efficacement en période de basses eaux. D’une manière générale il est possible de concevoir des centrales hydroélectriques offrant un bon rendement sur une plage de débits plus large, limitant ainsi les conséquences des variations hydrologiques.

Mais cela ne résoudra pas un autre problème, et pas des moindres : celui de la gestion de l’eau. Aujourd’hui, une même rivière est utilisée pour produire de l’électricité, irriguer des champs, alimenter une ville en eau potable, refroidir une installation industrielle… Le tout encadré – théoriquement – par des lois et des règlements stricts qui fixent à l’avance les droits à l’eau de chacun. Demain, dans un contexte de raréfaction de la ressource, comment ce cadre évoluera-t-il ? L’hydroélectricité est remplaçable, l’eau potable ne l’est pas.

A court terme, les prémisses du changement climatique ne semblent pas constituer une menace pour la filière hydroélectrique. A en juger par le nombre de barrages en construction à travers le monde, la production d’hydroélectricité devrait continuer de croître dans les années qui viennent. Mais la situation de certains pays très dépendants de l’hydro risque d’empirer – je pense par exemple au Népal dont l’électricité est produite en quasi-totalité par des centrales au fil de l’eau et où chaque année les délestages augmentent en saison sèche. D’une manière générale le risque hydrologique, à savoir l’incertitude sur les débits futurs de la rivière, va peser de plus en plus lourd. Voire, à terme, détourner les investissements vers d’autres technologies jugées plus sûres ?

Publié le 15 octobre 2015 par Clara Kayser-Bril

Clara Kayser-Bril est ingénieur, spécialiste de l’accès à l’électricité dans les pays en développement. L’impact environnemental du système énergétique mondial est une problématique à laquelle elle s’intéresse particulièrement : peut-on concilier énergie pour tous et développement durable ?


Vous avez aimé cet article ? N'en ratez aucun en vous inscrivant à la newsletter mensuelle.



Read More..

Sunday, 24 July 2016

Prendre en compte lenvironnement dans une organisation humanitaire pourquoi et comment


J'ai été invité aujourd'hui au Salon des Solidarités pour parler de la prise en compte de l'environnement dans l'humanitaire. Je vous propose ici, tel que j'ai pu le reconstituer, le verbatim de cette conférence.

J'interviens après deux ONG (le GERES et Bolivia Inti) qui placent la protection de l'environnement au cœur de leurs actions. Mais qu'en est-il pour une organisation comme Action contre la Faim dont le mandat ne fait pas explicitement référence à cette question ? Doit-elle aussi se préoccuper de son environnement ?
Vous vous en doutez, je vais essayer de vous convaincre que oui. J'expliquerai ensuite ce que signifie pour ACF "prendre en compte l'environnement" et quelques-unes des difficultés que cela soulève. Enfin je vous décrirai les grandes lignes de notre démarche de responsabilité sociale et environnementale.

Pourquoi  les humanitaires devraient-ils se préoccuper d'environnement ?


Il ne vous aura pas échappé que même étymologiquement, il y a une contradiction entre les termes "humanitaire" et "environnement". D'un coté "les personnes qui s'intéressent au bien de l'humanité, cherchent à améliorer la condition de l'homme" de l'autre "l'ensemble des éléments qui entourent notre espèce"... dire qu'un humanitaire se préoccupe d'environnement, ça ressemble beaucoup à une oxymore.
Je pense qu'il est bon de garder ce constat à l'esprit et d'assumer que, quoi qu'il arrive, le rôle des humanitaires est de préserver des vies humaines avant de préserver la nature.

Ceci dit, il existe tout de même de bonnes raisons pour que les humanitaires se préoccupent de leur environnement. J'en compte quatre :
  1. D'abord, c'est le plus évident, parce que nous y sommes obligés. Notre action est régie par de nombreuses règles : réglementations locales, droit international, exigences des bailleurs de fonds, "droit mou" constitué par nos chartes, nos principes humanitaires, nos codes de conduite... Dans chacune de ces catégories se trouvent des règles qui nous obligent à un minimum de considération pour notre environnement.
    On peut citer par exemple dans la première catégorie l'article 75 de la loi Grenelle 2 qui oblige les organisations de plus de 500 salariés à faire un bilan des émissions de gaz à effet de serre. Dans la seconde catégorie - les règles bailleurs - le critère d'évaluation "développement durable" utilisé par l'Agence Française de Développement. Et dans la troisième, le principe de "ne pas nuire" ou l'exigence de transparence de la charte d'ACF.
  2. La seconde raison, c'est la gestion des risques. Ne pas prendre en compte l'environnement expose votre organisation à des risques, par exemple des risques d'image, des risques financiers (amendes, remise en état...) ou des risques sanitaires et sociaux...
    Mais surtout ne pas prendre en compte l'environnement expose les populations qui vous entourent à de graves risques. On pourrait citer des dizaines d'exemples, je ne vais en rappeler qu'un - dont nous n'avons à mon avis pas encore pris toute la mesure : la crise du choléra en Haïti. Le rapport du groupe d'experts indépendants de l'ONU a établi que l'épidémie était vraisemblablement partie d'effluents d'un camps de la MINUSTAH rejetés dans un affluent de l'Artibonite. Au départ, on a bien un problème environnemental, assez bénin d'ailleurs : une mauvaise gestion des eaux usées. Et à l'arrivée, il y a près de 8.000 morts, c'est-à-dire en ordre de grandeur autant que la catastrophe de Bhopal, la pire catastrophe industrielle de l'histoire !
  3. La troisième raison est un peu plus positive : prendre en compte l'environnement permet d'améliorer l'efficacité de l'aide. D'abord, parce que lorsque vous réduisez vos émissions de polluants, vos consommations d'énergie ou de matières premières, lorsque vous faites la chasse aux gaspillages... vous réduisez votre empreinte environnementale mais vous devenez aussi une organisation plus sobre, qui sera capable de faire plus avec les mêmes moyens.

    Un groupe électrogène rencontré en mission : performance environnementales
    et économie de carburant garanties...
    Ensuite parce que l'efficacité d'une organisation humanitaire ne se juge pas seulement au nombre de vies sauvées. Dans les années 90, ACF avait un slogan que j'aime beaucoup : "sauver les vies menacées, protéger les vies sauvées". Et c'est vrai que si vous portez secours à une population et que vous leur laissez ensuite un environnement dévasté, incapable de satisfaire leurs besoins ou dangereux pour leur santé, vous avez manqué votre objectif, et de très loin. Vous êtes là pour sauver des vies, mais vous devez aussi, pour reprendre une expression d'André Briend, assurer "la qualité de la survie".
  4. Enfin, prendre en compte l'environnement permet d'améliorer l'utilité sociale de votre organisation. Qu'est-ce que cela signifie ? Tout simplement que le bilan de votre organisation ne se juge pas seulement sur les effets de ses programmes. Votre fonctionnement aussi a des impacts sur la société et l'environnement. En les prenant en compte, par exemple en adoptant des pratiques d'achats responsables, vous allez créer ce que l'on appellerait dans le secteur marchand des externalités positives et ainsi améliorer le bilan global de votre organisation. A l'inverse évidemment, si vous négligez cette question, votre fonctionnement pourra avoir des impacts négatifs qui effaceront en partie les effets positifs de vos programmes.
En conclusion, ce que vous devez retenir si vous voulez convaincre au sein de vos propres organisations, c'est que les humanitaires ne protègent pas la nature pour protéger la nature mais parce que, à terme, cela leur permet de sauvegarder les conditions de vie et la santé des populations.

Continuer la lecture »
Read More..

Friday, 17 June 2016

Rencontre avec les artisans de la COP21 épisode 10 Silvia Marcon et Paris Climat 2015 20 ans après


A six mois de son ouverture, la conférence de Paris sur le climat occupe de plus en plus les esprits mais il ne faut pas oublier qu'elle ne résoudra pas seule la question du réchauffement climatique. Même si un accord ambitieux y était adopté, le plus difficile resterait à faire : traduire, aux quatre coins du monde, ces engagements en changements concrets.
Partant de ce constat, la Fondation de l'écologie politique a décidé de se livrer à un exercice de prospective : imaginons qu'un accord est signé à Paris, que va-t-il se passer dans les 20 années qui vont suivre ? Silvia Marcon, directrice de la Fondation explique cette démarche :


Le résultat peut être téléchargé gratuitement : c'est un recueil dans lequel une vingtaine de personnalités (chercheurs, élus, entrepreneurs...) ont imaginé le monde en 2035 en partant du principe que le sommet de Paris en 2015 a été un succès. 

***

Compte-tenu de la pause estivale, ce dixième épisode de "rencontre avec les artisans de la COP21" va être, pour l'instant, le dernier. Je reprendrai la publication de vidéos à la rentrée, alors n'hésitez pas à vous abonner à ma chaîne Youtube.
En attendant, vous pouvez voir ou revoir les rencontres précédentes :
  • Anne-Sophie Novel et Place to B
  • Yves Matthieu et le débat citoyen planétaire
  • Alice Audouin et Art of Change 21
  • Vincent Laurent, Alternatiba et le village des alternatives à Paris
  • Didier Saulnier et Artists 4 Paris Climate 2015
  • Mathilde Imer, le WARN et la Conference of Youth
  • Brice Lalonde sur le Business & Climate Summit
  • Kamera Vesic sur "Welcome chez moi" 
  • Sylvianne Villaudière sur SolutionsCOP21
Vous recherchez d'autres événements ? Voici l'agenda de toutes les manifestions autour de la COP21.
Vous avez un projet et vous souhaiteriez apparaître dans cette rubrique ? Parlez-moi en.


Vous avez aimé cet article ? N'en ratez aucun en vous inscrivant à la newsletter mensuelle.



Read More..

Tuesday, 7 June 2016

Transition énergétique Quels liens entre croissance et énergie



Le débat sur la transition énergétique s'annonce dans contexte économique très dégradé depuis 2008 et qui ne semble pas devoir s'améliorer dans les prochains mois. Dans ces conditions, la question du lien entre énergie et croissance revient en filigrane dans la plupart des thèmes abordés : nucléaire, gaz de schiste ou énergies renouvelables sont invariablement présentés par ceux qui les défendent comme des atouts pour l'économie française. Sans entrer dans ces polémiques, il est indispensable de se demander dans quelles conditions la politique énergétique pourrait permettre de préserver la croissance, ou au moins prévenir de nouvelles crises.

Note : Malgré les critiques, la croissance du produit intérieur brut (PIB) reste un des indicateurs principaux pour les politiques économiques, c'est pourquoi il est utilisé dans cet article.

A court-terme : le prix de l'énergie a un impact dévastateur sur l'économie


C'est un effet connu mais parfois négligé : tout le monde se souvient que la crise actuelle a commencé avec la chute du marché immobilier américain. Mais qui se rappelle qu'en octobre 2008 le prix du pétrole frôlait les 150$ le baril, son plus haut niveau historique qui n'a plus été approché depuis ?
Un hasard ? Depuis les années 70, à l'exception de la crise asiatique de 1997, les principales périodes de récessions ont toutes été précédées d'une forte hausse du prix du pétrole
Prix du pétrole et périodes de contraction économique (source : Manicore)
Continuer la lecture »
Read More..