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Saturday, 5 November 2016

Comment suivre en direct la production délectricité des principaux pays européens et cesser de raconter nimporte quoi à la télé


[Publié initialement le 16/12/2013, mis à jour le 16/07/2015] Vous vous souvenez du débat entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal à la veille du second tour de la présidentielle de 2007 ? Et de ce moment épique où aucun des deux n'a été capable de dire quelle est la part du nucléaire dans la production d'électricité française ?



Cet exemple est vraiment caricatural, mais le scénario se répète : le débat sur l'énergie est tristement marqué par la méconnaissance des faits et qui le réduit souvent à une confrontation idéologique.
Pourtant les entreprises du secteur ont fait de gros efforts de transparence et à condition de connaître les adresses et les outils disponibles, vous pouvez tout savoir minute par minute de la production d'électricité en Europe : Combien les parcs éoliens de mer du nord produisent-ils à cet instant précis ? En ce moment la France est-elle importatrice ou exportatrice d'électricité ? Quel est la part des énergies renouvelables dans la production allemande aujourd'hui ? Les réponses sont ici...


En France : RTE Eco2mix

Le service Eco2mix mis en place par le réseau de transport d'électricité offre un aperçu complet et ergonomique de l'état de la production électrique en France : la production instantanée des différentes filières, l'empreinte carbone des kilowattheures produits, les échanges aux frontières... Toutes ces données sont disponibles en direct ou pour n'importe quelle période des 3 mois précédents. Une version par région a même été mise en ligne récemment.


En Allemagne et en Autriche

De nombreuses informations sur la production d'électricité allemande sont disponible sur le portail de l'Institut Fraunhofer, notamment la production quotidienne et le prix spot (merci à Cyril qui m'a indiqué ce site en commentaire !).
L'European Energy Exchange, la bourse de l'énergie en Europe centrale, met également à disposition de nombreuses données sur la production d'électricité en Allemagne, en Autriche et dans quelques autres pays.


En Grande Bretagne

Le service britannique brille plus par son exhaustivité que par son ergonomie... Avec un peu de patience il est possible d'y trouver à peu près tout ce que l'on peut souhaiter comme l'évolution de la production par filière, le détail de la production éolienne ou les flux internationaux.


Au Danemark

Energienet, l'équivalent danois du français RTE, propose une carte interactive sur laquelle apparaissent les productions et les flux à la fois d'électricité et de gaz.
Energie et développement - combien d'électricité éolienne au Danemark ? La réponse en direct !
Capture d'écran du service proposé par Energienet au Danemark


En Espagne

Le réseau de transport d'électricité espagnol, Red Eléctrica de España, met lui aussi à disposition un suivi de la production des différentes filières en temps réel. Avantage de ce service : il propose un historique remarquablement long puisqu'il est possible de retrouver les informations pour n'importe quel jour jusqu'en 2007 !


En Belgique

Elia propose de nombreuses informations mais le suivi en temps réel n'est disponible que pour l'éolien et le solaire. Pour les autres énergies, il faut se reporter au programme de production à J-1 ou au rapport de production réelle à J+1.
Quelques données complémentaires peuvent être trouvé sur le site de l'EEX.


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Vous connaissez des services équivalents en Chine, aux États-Unis ou dans d'autres pays ? Vous ne réussissez pas à trouver les informations que vous souhaitez ? N'hésitez pas à réagir en commentaire pour améliorer cet article !

 * * *
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Thursday, 6 October 2016

Comment recharger les batteries des différents appareils en camping car






Cet article résulte de questions récurrentes qui me sont posées :
  • comment recharger mon ordinateur portable ?
  • comment recharger mon téléphone et autres appareils mobiles (liseuse, tablette, appareil photo, lecteur mp3 etc...) ?


Recharger un ordinateur portable


La tension des ordinateurs portables puissants se situe entre 15 et 20V avec courant continu, le plus souvent 19 volts.
C'est de cela dont je vais parler, car la tendance est à la baisse de consommation des ordinateurs portables dûe à l'arrivée de nouvelles technologies ; c'est ainsi que les Microsoft surface pro (tous modèles) fonctionnent directement en 12V, ce qui est l'idéal en camping car (un cordon spécifique existe dans le commerce).

Revenons à nos moutons : les 15 à 19 volts.
Il y a 2 solutions possibles :
  • le convertisseur DC/AC (ou onduleur), qui transforme le 12V continu en 220V alternatif (comme à la maison) ; on y branche le chargeur de l'ordinateur qui transforme le 220V alternatif en 15 à 20V continu (selon les matériels).
  • le convertisseur DC/DC, qui transforme le 12V continu en 15/20V continu en élevant la tension, et qui se branche directement sur l'ordinateur ; un système simple permet de choisir la tension nécessaire qui est celle indiquée sur le transformateur de l'ordinateur (juste après le mot OUTPUT).
La deuxième solution a ma préférence, même si la 1ère fonctionne très bien.
Pourquoi ? parce que dans le 1er cas, on a 2 fois 10 % de pertes (2 transformateurs), alors que dans la 2ème on a que 10% de pertes et un appareil de petit volume.

Ce convertisseur se présente sous la forme d'un petit boitier avec d'un côté un cordon allume cigare pour branchement 12V, et de l'autre un cordon de branchement direct à votre ordinateur.

Comment en trouver un ?
Il suffit de taper sur internet "alimentation 12V pour ordinateur portable". Coût entre 30 et 50€, j'en ai même trouvé dans un magasin Leclerc.
J'aime bien le modèle Revolt (un adaptateur spécial à 2€ est nécessaire pour les ordinateurs de marque LENOVO).












Recharger les autres appareils mobiles


Pour les autres appareils mobiles, c'est bien plus simple car il se rechargent avec une tension de 5V à courant continu et par ailleurs ils sont tous livrés avec un cordon USB identique avec un bout micro USB (pour les matériels récents), et l'autre bout USB.
Il suffit donc d'acheter un chargeur USB 12 V et le tour est joué ! Il se branche directement dans une prise allume cigare.
Mais attention ! prenez un modèle qui délivre un courant de 2,1A minimum (= 2100mA), nécessaire à la charge de nombreuses tablettes (mais il recharge aussi tous les autres appareils sans aucun problème).


Comment en trouver un ?
Il suffit de taper sur internet "chargeur USB allume cigare 2,1A". Coût entre 10 et 20€.
Un conseil, prenez un double intelligent, comme par exemple celui de Aukey ou de Revolt.













Encore plus fort, vous installez dans votre camping car une prise murale USB, comme dans les nouveaux campings cars.
Vous en trouverez notamment sur le site web mon-camping-car.

Pour une recharge sur le 230V, je vous conseille le chargeur USB RAVPOWER ismart qui permet de recharger de manière intelligente 3 appareils dont 2 tablettes et ce simultanément. Cet appareil est vendu autour de 15€ sur Amazon.


NOTA
  • si c'est la vitesse de chargement que vous recherchez, achetez un bon cordon USB/mini USB et court, vous serez servi !
    En plus, éteignez votre appareil pendant toute la durée de la charge.
  • Vous pouvez contrôler l'intensité du courant de charge avec l'application Ampère (ou Battery monitor) pour les appareils Android
  • les solutions proposées sont évidemment utilisables dans votre voiture
  • la prise USB d'un ordinateur qui est en 5V ne délivre que 0,5A en USB2 et 1A en USB3, donc elle peut être utilisée juste en dépannage pour un téléphone, pas plus !








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Wednesday, 21 September 2016

Chercher où dormir en Europe avec PARK4NIGHT



Un problème récurrent en camping car est : où stationner, où dormir ce soir ?

Il existe un certain nombre de sites web gratuits ou payant qui donnent des réponses, mais ce ne sont pas des sites communautaires, c'est à dire où toutes les personnes inscrites (vous ou moi) mettent à jour les informations en temps réel pour la partager.
L'intérêt en est la réactivité, qui permet :
  • de minimiser le nombre d'erreurs
  • d'enrichir rapidement le nombre d'informations disponibles.



PARK4NIGHT est un site web communautaire (donc chacun apporte sa pierre) qui recense en France et à l'étranger tous les bivouacs accessibles aux camping car de jour comme de nuit, en camping sauvage ou non.
Il permet de :
  • soit rechercher des informations connecté au web (fonction Rechercher sur la carte, un simple code postal suffit) ; c'est efficace, j'ai utilisé en Irlande
  • soit de télécharger un fichier POI (ou PI) pour l'installer sur son GPS ; on peut alors alors choisir son lieu à partir du GPS (non connecté à internet) ; dans ce cas l'option est payante.
    Voir mon article sur le sujet : tout sur les POI
  • soit d'enrichir le site par son avis ou ses trouvailles

Donc cette application est uniquement intéressante si on dispose d'un smartphone ou d'une tablette connectée.


Cette application est gratuite, sauf si on veut télécharger les bivouacs sur son smartphone ou sa tablette, car on n'a pas internet. Dans ce cas, on paie environ 10€ par mois d'utilisation, ce qui reste raisonnable.


S'inscrire

Il faut s'inscrire une fois pour toute.
Pour cela, aller sur le site puis cliquer sur "inscription connexion"




Le site envoie alors une page web ou vous devez indiquer : identifiant (à choisir par vous), mail, mot de passe (choisi par vous) ; indiquez ensuite le montant de l'addition, puis validez.


Vous recevez alors un mail dans lequel vous devez cliquer sur une adresse web pour valider votre inscription.
Notez soigneusement vos identifiant et mot de passe qui vous seront nécessaires à chaque fois que vous voudrez mettre à jour le site web.




Rechercher un endroit où dormir

Mettez votre GPS en marche, attendre au moins 1 mn.



La rubrique "autour de moi" affiche le nom et la position GPS des bivouacs proches de ma localisation.
La rubrique "autour d'un point GPS" fait la même chose, mais il faut saisir les coordonnées du point ; je n'ai pas vu l'intérêt puisque tous les smartphones ont un GPS intégré.

Astuces
1)si vous fermez votre GPS, "autour de moi", demande de saisir un lieu, ce qui est très pratique, car on peut alors rechercher les bivouacs autour du point où on compte se rendre (ce qui est impossible sinon).
2)lisez les commentaires qui vous donnent des avis parfois divergents, mais aussi des renseignements complémentaires





Mettre à jour le site web

Vous avez bien profité des bivouacs indiqués ? alors il est normal que vous en ajoutiez si vous en trouvez de nouveaux. Vous pouvez aussi mettre des commentaires sur les bivouacs existants pour donner des précisions.

Page d'accueil cliquer sur "ajouter un lieu"



Renseignez les informations de localisation, puis de description, enfin ajoutez une ou plusieurs photos (cliquez sur localisation ou description ou photos si nécessaire).


Voilà c'est fini et vous savez maintenant ce que c'est qu'un site communautaire (c'est le partage).

Profitez en pour vérifier tous les lieux situés à 10 kms autour de votre lieu de résidence pour améliorer la qualité des informations.
Pendant vos prochaines vacances, lors de vos haltes, mettez à jour le site directement, sinon faites comme moi : notez tout sur un cahier et faite des photos ; vous ferez la mise à jour du site tranquillement, une fois rentré chez vous.





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Friday, 9 September 2016

Attendez vous à en entendre parler louverture du capital dAramco


Il y a un peu moins d'un mois, le prince Mohammed ben Salmane annonçait que l'Arabie Saoudite envisage de privatiser Saudi Aramco, la compagnie pétrolière du royaume.
Cette nouvelle est passée relativement inaperçue en dehors de quelques cercles spécialisés, et pourtant...

Les géants du pétrole ne sont pas ceux que vous croyez


Vous n'êtes peut-être pas familier avec ce nom : pour le grand public, le pétrole évoque des entreprises comme Exxon, Total, BP ou Shell... Mais malgré leur poids économique (Total est la première capitalisation du CAC40, Exxon a un chiffre d'affaire équivalent au PIB de la Colombie...), les majors occidentales sont loin de dominer le marché des hydrocarbures : elles font pratiquement figure de PME familiale comparées aux compagnies pétrolières nationales. Crées pour la plupart dans les années 70, ces entreprises publiques sont parvenues à repousser les grands pétroliers des pays développés vers des gisements marginaux et généralement peu rentables. Aujourd'hui, les CPN contrôlent les 3/4 de la production mondiale de pétrole et 90% des réserves, les ordres de grandeurs sont les mêmes pour le gaz.
Leurs noms ? NIOC en Iran, Qatar Petroleum, PDVSA au Venezuela, Sonatrach en Algérie, Rosneft en Russie...Et, bien sur, Saudi Aramco, la plus grande de toutes.

La gestion d'Aramco est opaque mais ce qu'on en sait défie les superlatifs : à elle seule elle produit un huitième du pétrole mondial (2.5 fois plus qu'Exxon) et possèderait 15% des réserves (10 fois plus qu'Exxon).
Aramco n'est pas cotée, impossible donc de lui donner une valeur mais ceux qui s'y risquent tablent en général sur plusieurs milliers de milliards de dollars, soit une demi-douzaine de Google ou d'Apple.
Privatisation du capital de la CPN saoudienne Aramco, quelles conséquences ?

De quoi Saudi Aramco est-il le nom ?


L'histoire d'Aramco épouse l'histoire du pétrole. C'est d'abord celle de pétroliers américains exclus de Mésopotamie par le Traité de San Remo et qui s'en vont prospecter plus loin. En 1933, une des compagnies issues du démantèlement de l'empire de Rockefeller, la Standard Oil of California obtient une concession en Arabie Saoudite. Pour l'exploiter, elle crée une filiale qui prendra dix ans plus tard le nom d'Arabian-American Oil company, ou Aramco. En 1938, après cinq années de prospection infructueuse, le pétrole jaillit finalement à Dhahran.

Le 14 février 1945, le roi Ibn Saoud rencontre Roosevelt à bord du croiseur Quincy. Le président américain garantie la sécurité de la dynastie saoudienne qui s'engage en échange à approvisionner les États-Unis en énergie. Aramco hérite au passage d'un monopole de 60 ans sur les hydrocarbures saoudiens.
L'entreprise devient le carrefour des majors américaines : en plus de la Standard Oil of California (futur Chevron), Texaco a pris une participation dès 1936, suivie en 1948 de la Standard Oil of New Jersey (qui deviendra Exxon) et de Socony Vacuum (Mobil).

Mais les rapports de force commencent déjà à changer : en 1950, les Saouds menacent de nationaliser Aramco, le projet est abandonné contre une augmentation de leurs royalties et le transfert du siège de la compagnie de New York à Dharhan.
En 1973, le gouvernement saoudien repart à l'assaut en achetant progressivement des parts d'Aramco. La prise de contrôle est achevée en 1980, Aramco qui était encore immatriculée dans le Delaware devient une entreprise 100% publique de droit saoudien.
Cette nationalisation diffèrent de celles qui avaient lieu au même moment dans d'autres pays de l'OPEP. Aramco passe sous pavillon saoudien mais conserve sa culture d'entreprise : la langue de travail y est toujours l'anglais, les postes clés restent ouverts aux étrangers, un certain libéralisme règne même dans ses installations... qui sont, par exemple, le seul endroit dans le royaume où on peut voir une femme conduire. Résultat : l'entreprise se distingue des autres compagnies nationales et du reste de l'administration saoudienne par son efficacité et une relative absence de corruption.


La portée d'une privatisation d'Aramco


Il n’empêche qu'Aramco est géré de façon extrêmement opaque. Elle fournit la grande majorité du budget du royaume mais ne publie pas de résultats. Beaucoup d'incertitude existent aussi sur l'état réel de ses réserves.
Et c'est là que le bât blesse : pour convaincre les investisseurs, l'entreprise devrait se livrer à un exercice de transparence sans précédent depuis sa nationalisation. Pas sur que les saoudiens soient près à livrer les clés de cet État dans l’État...

Beaucoup d'hypothèses circulent en ce moment sur l'intention des saoudiens, les actifs qui pourraient être mis en bourse ou même la faisabilité de l'opération. Une chose est certaine : si elle a lieu, l'ouverture du capital d'Aramco marquerait une rupture avec la géoéconomie du pétrole héritée de du XXe siècle.
Pour renflouer leurs budgets entamés par la baisse des cours du pétrole, pour introduire une dose bien nécessaire de transparence et de bonne gestion, voire pour convertir en cash des champs de pétrole dont la valeur n'est plus si certaine, d'autres pays producteurs pourraient se mettre (ou se remettre) à réflechir. PEMEX, la compagnie nationale mexicaine, attend toujours son entrée en bourse votée en 2013, le secteur pétrolier iranien s'ouvre lui aussi au privé, la privatisation de Petrobras au Brésil a refait parler d'elle fin de 2015...

Il est encore difficile de dire exactement quoi, mais il semble bien qu'il se passe quelque chose dans le monde du pétrole.


Publié le 8 février 2016 par Thibault Laconde

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Thursday, 1 September 2016

Entrée en vigueur de lAccord de Paris quelles conséquences pour les entreprises


réduire les émissions de gaz à efffet de serre aura des conséqunces importantes pour les entreprises
L'Accord de Paris sur le climat va donc entrer en vigueur le 4 novembre, moins d'un an après son adoption et à la veille de la COP22 de Marrakech. Restera ensuite le plus compliqué : appliquer ce qui a été décidé à la COP21...
En effet l'Accord de Paris fixe des objectifs ambitieux : limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C et parvenir à zéro émissions nettes pendant la seconde moitié du siècle. Cela impose de réduire rapidement nos émissions de gaz à effet de serre. Or ces émissions sont un sous-produit d'activités aussi importantes dans nos économies que la production d'électricité, le transport ou l'agriculture...

Pour les entreprises qui exercent ces activités et pour leur salariés, la baisse rapide des émissions constitue un défi sans précédent. Comment peuvent-elles le relever ? Quels secteurs sont les plus exposés ? Petit exercice de prospective...

> Cet article est un extrait d'une étude complète sur les conséquences économiques et technologiques à long-terme de l'Accord de Paris.


Que vont devenir les activités émettrices de carbone ?


L'Accord de Paris ne fixe pas directement d'objectif d'émissions. Le GIEC a reçu pour mission d'étudier les trajectoires compatibles avec le texte dans son prochain rapport à paraitre en 2018.
En attendant, on peut évaluer que l'Accord de Paris implique une baisse de nos émissions de gaz à effet de serre d'au moins 4% par an jusqu'en 2050. Cette évaluation prend déjà une hypothèse très optimiste sur les puits de carbone anthropiques, il n'y a donc pas de deus ex-machina à attendre.

Dans ces conditions, l'avenir des différentes activités émettrices de gaz à effet de serre dépend de leur capacité, actuelle et future, à suivre ce rythme de baisse des émissions. Celles qui pourront suivre s'en sortiront, celles qui ne le pourront pas seront de plus en plus pénalisées par les politiques mises en place en application de l'Accord - taxe ou marché du carbone par exemple.

A grands traits, l'avenir des secteurs émetteurs dépend donc de trois grands facteurs : l'existence d'alternative bas-carbone, la possibilité de capter et séquestrer le CO2 et la capacité à garder des clients même dans un contexte de hausse des prix. En fonction de ces facteurs, on peut imaginer les scénarios suivants :

Impact sur les secteurs de l'économie de la baisse rapide des émissions de gaz à effet de serre après la COP21

  

Évolution, capture du CO2, disparition... la transition climatique secteur par secteur


Les premiers secteurs à subir des changements importants devraient être ceux dans lesquels des alternatives décarbonnées existent. Pour certains d'entre-eux la transition climatique est déjà en cours, c'est le cas par exemple de l'automobile ou de la production d'électricité.
Il est intéressant de noter que ces évolutions ont lieu sans modification significative de la réglementation et sans imposition d'un signal-prix par le régulateur : l'anticipation de contraintes perçues comme suffisamment crédibles suffit à engager un processus de transformation.

Parmi les secteurs dans lesquels il n'existe pas d'alternatives bas-carbone, on peut distinguer deux cas :
  • Ceux s'appuient sur des infrastructures centralisées comme les industries lourdes (cimenterie, aciérie, verrerie...), la chimie, la transformation agroalimentaire, etc.
  • Ceux pour lesquelles les émissions de gaz à effet de serre sont diffuses et/ou mobiles, par exemple l'agriculture, les transports, le bâtiment et les travaux publics, etc.
Les installations centralisées seront probablement amenées à s'équiper de dispositif de capture du carbone. Quels que soient les progrès techniques, ces dispositifs resteront intrinsèquement coûteux parce que la capture du carbone nécessite de grandes quantités d’énergie. Les coûts de ces activités augmenteront donc, encourageant une baisse de la consommation sur les produits concernés. On peut notamment s'attendre à un développement rapide du recyclage des matières premières.
Compte-tenu des coûts liés au transport du dioxyde de carbone, on peut également supposer que ces activités seront progressivement relocalisées vers des lieux offrant des conditions favorables pour le sa séquestration (géologie, relief, éloignement des grands centres urbains...).

Pour les activités où il n'existe pas d'alternative décarbonnées ni de possibilité de capture, les objectifs de l'Accord de Paris signifient qu'elles devront réduire fortement leurs émissions et puis compenser le reliquat par des puits de carbone. La quantité d'émissions négatives qui pourra être créée sera probablement faible et ces activités se retrouveront en concurrence entre elles pour les acquérir, dès lors on peut envisager deux cas :
  • Pour les activités indispensables, ce qui se traduit d'un point de vue économique par une faible élasticité de la demande par rapport au prix, les émissions devront être réduites autant que possible et le reliquat compensé par des émissions négatives ce qui conduira à une augmentation importantes des prix et à une baisse (mais pas une disparition) de la demande. On peut imaginer que l'agriculture, la construction et les travaux publics, certains usages résidentiels ou encore le transport maritime figureront dans cette catégorie. 
  • Pour les activités non-indispensables, c'est-à-dire celles qui possèdent une forte élasticité-prix, l'augmentation des coûts liés à la réduction et à la compensation des émissions fera baisser fortement la demande. Ces activités devront donc disparaitre ou se confiner à des marchés de niche. Le transport aérien et les segments de luxe ou de loisir d'autres secteurs émetteurs se retrouveront probablement dans cette situation.
L'Organisation de l'aviation civile internationale a adopté début octobre un accord qui entre parfaitement dans ce schéma puisqu'il prévoit la stabilisation des émissions du transport aérien à partir de 2020 par la compensation.

    Pas de transition climatique sans accompagnement social


    Une chose est certaine : la réduction des émissions de gaz à effet de serre implique des transformations économiques importantes - changement de technologies, changements de modèles économiques... voire disparition de certaines activités.
    De telles évolutions sont toujours douloureuses. Elles signifient que certains produits vont devenir de moins en moins abordables, des secteurs entiers vont entrer en récession, des entreprises vont disparaitre, des personnes vont perdre leurs emplois et devoir se tourner vers d'autres activités. Ce que nous voyons en ce moment, par exemple dans le secteur de l'énergie, n'est sans doute que le début et le plus facile.

    Si nous voulons réussir notre transition climatique, il est important de regarder cette réalité en face. Dans le passé, les initiatives ont souvent échoué parce que les hommes et femmes politiques qui les portaient n'étaient pas préparés à en accepter les conséquences. Oui : baisser les émissions de gaz à effet de serre, cela signifie de faire perdre leurs emplois à des dizaine de milliers de transporteurs routiers, d'ouvriers de l'automobile, de salariés de compagnies aériennes ou d'éleveurs de bétail (pour ne citer que quelques cas d'actualité).
    Pour que de telles mesures soient acceptables, il faut faire preuve de beaucoup de pédagogie mais surtout faciliter la reconversion des personnes touchées : en démocratie, il n'y aura sans doute jamais de transition climatique sans politique sociale ambitieuse.




    Publié le 14 avril 2016 par Thibault Laconde, dernière mise à jour le 25 octobre 2016



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    Sunday, 24 July 2016

    Prendre en compte lenvironnement dans une organisation humanitaire pourquoi et comment


    J'ai été invité aujourd'hui au Salon des Solidarités pour parler de la prise en compte de l'environnement dans l'humanitaire. Je vous propose ici, tel que j'ai pu le reconstituer, le verbatim de cette conférence.

    J'interviens après deux ONG (le GERES et Bolivia Inti) qui placent la protection de l'environnement au cœur de leurs actions. Mais qu'en est-il pour une organisation comme Action contre la Faim dont le mandat ne fait pas explicitement référence à cette question ? Doit-elle aussi se préoccuper de son environnement ?
    Vous vous en doutez, je vais essayer de vous convaincre que oui. J'expliquerai ensuite ce que signifie pour ACF "prendre en compte l'environnement" et quelques-unes des difficultés que cela soulève. Enfin je vous décrirai les grandes lignes de notre démarche de responsabilité sociale et environnementale.

    Pourquoi  les humanitaires devraient-ils se préoccuper d'environnement ?


    Il ne vous aura pas échappé que même étymologiquement, il y a une contradiction entre les termes "humanitaire" et "environnement". D'un coté "les personnes qui s'intéressent au bien de l'humanité, cherchent à améliorer la condition de l'homme" de l'autre "l'ensemble des éléments qui entourent notre espèce"... dire qu'un humanitaire se préoccupe d'environnement, ça ressemble beaucoup à une oxymore.
    Je pense qu'il est bon de garder ce constat à l'esprit et d'assumer que, quoi qu'il arrive, le rôle des humanitaires est de préserver des vies humaines avant de préserver la nature.

    Ceci dit, il existe tout de même de bonnes raisons pour que les humanitaires se préoccupent de leur environnement. J'en compte quatre :
    1. D'abord, c'est le plus évident, parce que nous y sommes obligés. Notre action est régie par de nombreuses règles : réglementations locales, droit international, exigences des bailleurs de fonds, "droit mou" constitué par nos chartes, nos principes humanitaires, nos codes de conduite... Dans chacune de ces catégories se trouvent des règles qui nous obligent à un minimum de considération pour notre environnement.
      On peut citer par exemple dans la première catégorie l'article 75 de la loi Grenelle 2 qui oblige les organisations de plus de 500 salariés à faire un bilan des émissions de gaz à effet de serre. Dans la seconde catégorie - les règles bailleurs - le critère d'évaluation "développement durable" utilisé par l'Agence Française de Développement. Et dans la troisième, le principe de "ne pas nuire" ou l'exigence de transparence de la charte d'ACF.
    2. La seconde raison, c'est la gestion des risques. Ne pas prendre en compte l'environnement expose votre organisation à des risques, par exemple des risques d'image, des risques financiers (amendes, remise en état...) ou des risques sanitaires et sociaux...
      Mais surtout ne pas prendre en compte l'environnement expose les populations qui vous entourent à de graves risques. On pourrait citer des dizaines d'exemples, je ne vais en rappeler qu'un - dont nous n'avons à mon avis pas encore pris toute la mesure : la crise du choléra en Haïti. Le rapport du groupe d'experts indépendants de l'ONU a établi que l'épidémie était vraisemblablement partie d'effluents d'un camps de la MINUSTAH rejetés dans un affluent de l'Artibonite. Au départ, on a bien un problème environnemental, assez bénin d'ailleurs : une mauvaise gestion des eaux usées. Et à l'arrivée, il y a près de 8.000 morts, c'est-à-dire en ordre de grandeur autant que la catastrophe de Bhopal, la pire catastrophe industrielle de l'histoire !
    3. La troisième raison est un peu plus positive : prendre en compte l'environnement permet d'améliorer l'efficacité de l'aide. D'abord, parce que lorsque vous réduisez vos émissions de polluants, vos consommations d'énergie ou de matières premières, lorsque vous faites la chasse aux gaspillages... vous réduisez votre empreinte environnementale mais vous devenez aussi une organisation plus sobre, qui sera capable de faire plus avec les mêmes moyens.

      Un groupe électrogène rencontré en mission : performance environnementales
      et économie de carburant garanties...
      Ensuite parce que l'efficacité d'une organisation humanitaire ne se juge pas seulement au nombre de vies sauvées. Dans les années 90, ACF avait un slogan que j'aime beaucoup : "sauver les vies menacées, protéger les vies sauvées". Et c'est vrai que si vous portez secours à une population et que vous leur laissez ensuite un environnement dévasté, incapable de satisfaire leurs besoins ou dangereux pour leur santé, vous avez manqué votre objectif, et de très loin. Vous êtes là pour sauver des vies, mais vous devez aussi, pour reprendre une expression d'André Briend, assurer "la qualité de la survie".
    4. Enfin, prendre en compte l'environnement permet d'améliorer l'utilité sociale de votre organisation. Qu'est-ce que cela signifie ? Tout simplement que le bilan de votre organisation ne se juge pas seulement sur les effets de ses programmes. Votre fonctionnement aussi a des impacts sur la société et l'environnement. En les prenant en compte, par exemple en adoptant des pratiques d'achats responsables, vous allez créer ce que l'on appellerait dans le secteur marchand des externalités positives et ainsi améliorer le bilan global de votre organisation. A l'inverse évidemment, si vous négligez cette question, votre fonctionnement pourra avoir des impacts négatifs qui effaceront en partie les effets positifs de vos programmes.
    En conclusion, ce que vous devez retenir si vous voulez convaincre au sein de vos propres organisations, c'est que les humanitaires ne protègent pas la nature pour protéger la nature mais parce que, à terme, cela leur permet de sauvegarder les conditions de vie et la santé des populations.

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    Friday, 12 February 2016

    Comment se connecter à internet en camping car





    On peut aller dans un cyber café, il y en a dans la plupart des villes et dans certains terrains de camping. On peut souhaiter avoir un accès personnel.
    Pour se connecter à internet en camping car on a 3 possibilités :
    • le wi-fi
    • la 3G (ou 4G)
    • le satellite

    Comment se connecter en Wi-Fi ?

    Vous avez un matériel qui fonctionne en wi-fi (ordinateur ou tablette), il suffit de le prendre sous son bras et de se mettre à moins de 20m d'un point d'accès wi-fi.
    Rares sont les campings qui diffusent du wi-fi sur l'ensemble du terrain.

    Comment mieux capter le wifi depuis son camping car ?
    D'abord, il vous faut le matériel suivant :
    • un ordinateur portable
    • une antenne extérieure (mobile) dont le rôle est d'amplifier les signaux reçus ; je vous conseille l'antenne TRENDNET TEW-AOo8O et sa rallonge de 8 m TEW-L208 (le tout pour environ 70 € chez PEARL sur internet)
    • un support amovible ou non  pour y fixer votre antenne à l'étape (à bricoler par vous, mais simple car ce peut être une simple pince)
    • une clé USB wi-fi sur laquelle on peut connecter un câble ; je vous conseille la clé TP-LINK TLWN422G ou GC qui coûte environ 20 €


    Le principe est le suivant : plutôt que d'utiliser l'antenne wi-fi intégrée à mon ordinateur portable, j'utilise une antenne externe, qui dépasse du toit de mon camping car et donc qui "voit" plus loin. Mais le wi-fi n'est utilisable que près d'un point d'accès gratuit ou payant qui se situe obligatoirement dans une ville.

    Voir aussi les tests intéressants effectués par un camping cariste site web  pepere le voyageur.

    Comment faire ?
    • mettez l'antenne sur son support, avec son câble rallonge SMA vissé
    • connectez la clé USB wi-fi à votre ordinateur après avoir dévissé son antenne amovible ; vissez à la place l'autre extrémité du câble antenne
    • démarrez votre ordinateur et gérez la connection wi-fi comme d'habitude (cliquez sur le symbole wi-fi en bas et à droite de l'écran ; il est matérialisé par des petites barres verticales. Sous windows, il faut être sur le bureau)
    Sinon vous pouvez acheter une petite antenne intérieure repliable NETSYS 9000WN ; elle prend peu de place et elle double la puissance du signal wifi reçu (et la clé usb wifi est intégrée).


        Où y a t-il du wi-fi ?
        • dans de nombreux terrains de camping
        • dans de nombreux restaurants
        • près des bâtiments administratifs
        • Free, SFR et Orange offrent des hotspots publics ; une partie du débit de votre box ADSL est dédiée à ces hotspots ; et ceci pour tous les clients ; donc si vous vous trouvez dans une rue où il y un client de ces opérateurs, vous aurez du wi-fi si vous même êtes client


        Comment se connecter en 3G (ou en 4 G) ?

        Tout dépend de votre équipement :
        • vous avez un smartphone
        • vous n'avez pas de smartphone

        Se connecter avec un smartphone
        Il vous faut le matériel suivant :
        • un smartphone, ma préférence aujourd'hui va vers Android ; voir l'équipement
        • un abonnement 3G (ou 4G, mais fonctionne très bien en 3G) avec option "modem autorisé" ; pour ma part j'ai un abonnement SOSH, le low-cost d'Orange, et j'en suis très satisfait
        • un ordinateur portable ou une tablette
        Le principe est le suivant : je paramètre mon smartphone pour en faire une sorte de box ADSL (on le fait une seule fois), puis je me connecte en wi-fi à mon smartphone. C'est tout simple et ça fonctionne très bien, dans la zone de couverture des émetteurs.
        IMPORTANT : si vous ne voulez pas vous ruiner, renseignez vous chez votre opérateur pour vos voyages à l'étranger ; il est très souvent moins cher de prendre un abonnement temporaire dans le pays que l'on visite (on va donc changer votre carte SIM).

        Comment faire ?
        Je donne la procédure pour un smarphone Android, mais il en existe une de même nature pour les Iphone et les windows phone.
        • branchez votre smartphone sur une prise allume cigare, car ce mode de fonctionnement consomme beaucoup d'énergie
        • allez dans paramètres
        • choisissez dans "sans fil et réseau" paramètres supplémentaires
        • choisissez point d'accès et modem
        • choisissez "point d'accès mobile"
        • là vous pouvez faire ce qui est indiqué, mais le mieux est de choisir l'option "configurer"
        • vous avez choisi "configurer" ; la clé SSID du réseau est le nom du réseau wi-fi vu de votre ordinateur ou de votre tablette, donc celui de votre choix ; le mot de passe sera celui de votre choix, il sera à indiquer sur votre ordinateur ou votre tablette lors de votre première connection à votre smartphone
        • enregistrez les modifications
        • allumez votre ordinateur et votre tablette et connectez vous au réseau que vous venez de définir, à vous les surfs sur internet !
        • a la fin de votre session de surf, arrêtez le point d'accès mobile

        Se connecter sans smartphone
        Pour se connecter sans smartphone, il existe 3 manières très proches techniquement :
        • la clé 3G
        • le boitier wifi 3G
        • la carte SIM
        Dans les 3 cas, la connexion à internet se fait à partir d'une carte SIM (comme pour un téléphone, sauf qu'on ne transporte pas de la voix mais uniquement des données ), il faut donc un réseau de télécommunications accessible.

        La clé 3G (pour ordinateur)
        Elle s'enfiche dans un port USB ; elle nécessite donc un matériel spécifique : ordinateur, ou tablette windows pro. C'est un smartphone sans écran et sans téléphonie (pour simplifier).
        La clé 3G est vendue par les opérateurs télécoms, car elle est équipée d'une carte SIM qui se connecte au réseau 3G ; le signal 3G est alors transmis par le port USB (qui alimente aussi en électricité la clé).
        Si vous avez déjà une clé 3G, il suffit d'acheter uniquement une carte SIM.

        Le boitier wifi 3G
        C'est une clé 3G qui a la place du port USB, émet en wifi. Elle a une alimentation électrique qui lui donne une autonomie de 4h environ.
        Késaco ? il est équipé d'une carte SIM qui connecte au réseau 3G ; le signal 3G est alors diffusé en wifi.
        Le boitier wifi 3G peut être acheté dans le commerce. Il est aussi vendu par l'opérateur Orange sous l’appellation Domino (il faut le faire débloquer pour mettre la carte SIM d'un autre opérateur).
        Si vous avez déjà un boitier wifi 3G (débloqué = désimlocké), il suffit d'acheter uniquement une carte SIM.
        Avec cette solution, on peut connecter toutes les tablettes du marché (elles ont toutes une fonction wifi).

        La carte SIM
        Certains ordinateurs et certaines tablettes supportent les cartes SIM directement (on les insère dans une fente) ; dans ce cas c'est très simple, on met la carte SIM et on se connecte à internet.

        Il convient de noter que le surcoût pour une tablette 3 ou 4G est d'au moins 100€, alors qu'un boitier wifi 3G coûte 50€).
        Par ailleurs de plus en plus d'opérateurs pour les contrats smartphones offrent une possibilité double SIM (une pour le smartphone et une pour la tablette) a un prix avantageux.


        Les solutions satellites

        Dans ce cas, la couverture est mondiale sans trous (enfin presque, car si on est dans une gorge on ne voit pas les satellites, même problématique que pour les GPS).
        C'est une solution très onéreuse (compter 3000€ : 1000€ le récepteur + les communications).
        Pour approfondir, voir cette adresse.
        Voir les différentes offres et leur prix ici.
        Voir aussi les commentaires ci-dessous :
        iridium go seul


        Vous pouvez aussi consulter mes articles 
        • les communications plus faciles en camping car
        • quel smartphone acheter ?
        • Quel opérateur télécoms choisir pour mon smartphone ?
        • quel forfait pour votre smartphone ?
        • ordinateur portable ou tablette ?
        • quelle tablette choisir ?
        • la lecture numérique : liseuse ou tablette ?
        • bien utiliser son smartphone
        • le Domino Orange







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        Wednesday, 3 February 2016

        Avant le départ en vacances





        Faire un voyage en camping car nécessite un minimum de préparation et d'organisation ; chacun se fait sa check list pour les vêtements, les provisions et les affaires personnelles.
        Pour notre camping car, je gère tout ce qui est technique, mes affaires personnelles, la navigation (guides, cartes, gps...) ; ma femme gère le reste : provisions, linge de maison et habillement.


        Contrôlez le véhicule porteur

        • Vérifier :
          • le niveau d’huile (les encoches représentent le mini et le maxi, le niveau doit donc être entre les 2), compléter si nécessaire (multigrade 15/50)
          • Faire l'appoint d'eau déminéralisée dans la batterie si nécessaire
          • le niveau d'eau, compléter si nécessaire
          • le niveau de liquide des freins
          • le niveau du liquide du lave glace
          • le niveau du liquide pour la direction assistée
          • tous les éclairages (phares, codes, clignotants...), changer les ampoules si nécessaire
          • le gonflage des pneus : la pression maximum est marquée sur le flan des pneus (vous pouvez ajouter 200 g au plus)
        • Faire le plein de gas-oil
        • Nettoyer le pare brise si nécessaire


          Faites les pleins

            Si c'est la première fois, voir mon billet : faire les pleins
          • Remplir le réservoir d’eau propre (ajouter du Micropur si vous sortez de l'hivernage) et le boiler (s'il y a lieu) ; avant, vérifier que les vannes de vidange de l’eau propre sont fermées (rien ne doit couler sous le véhicule

          • Vérifier que la vidange des eaux usées est fermée
          • Vérifier les WC (plein d'eau notamment, si alimentation indépendante des eaux propres)
          • Vérifier que la batterie de service est pleine, la recharger si nécessaire en 220V
          • Vérifier que vos bouteilles de gaz sont pleines (ou ont suffisamment de gaz pour votre séjour)
          • Boiler : si vous avez un combiné TRUMA, lisez mon article
          • Mettre en service le gaz et le 12V
          • Faire les courses et stocker ce qui ne craint pas dans le camping car
          • Mettre en route le frigo 1 jour 1/2 avant le départ, le remplir le jour du départ
          • Ranger le linge et les vêtements
          • achetez du produit WC en stock (pas toujours facile à trouver)
          • vérifier les bouteilles de gaz, en acheter en cas de besoin
          • prendre 2 sacs isothermes pour les courses et 2 grands sacs pour le linge sale
          • n'oubliez pas les piles de rechange (lampes de poche etc...)

          Avant de partir

          • Extérieur :
            • vérifier que la porte de la soute est fermée et les bouchons d’eau en place ; nettoyer le panneau solaire (si nécessaire)
            • vérifier que la parabole TV est baissée
          • Intérieur :
            • Ranger ses affaires personnelles, sans oublier : chargeurs téléphone 12V, moyens de paiement, permis de conduire et papiers du camping car, papiers d'identité (et passeport selon le pays visité), les guides, les cartes, le GPS
            • GPS ; charger les POI, éventuellement les cartes
            • liseuse : charger avec des livres numériques
            • lecteur MP3 : charger la musique
            • aspirateur : charger
            • liseuse, tablette, ordinateur, lecteur MP3, appareil photo : ne pas oublier les chargeurs
            • vérifier que tout est arrimé (notamment la TV), fermer tous les lanterneaux et toutes les baies ainsi que toutes les portes, sans oublier la porte du frigo qui doit être clipsée
            • Fermer les bouteilles de gaz si vous n'avez pas un système de sécurité vous autorisant à rouler gaz ouvert
            • vérifiez les piles du contrôleur de niveau de gaz

          Conseils 

          • Tout ce qui est lourd doit être placé près du sol, et dans l'idéal au centre du véhicule
          • N'oubliez pas que la charge utile est une contrainte pour vous

            Avant de démarrer : toujours faire le tour du camping car, vérifier que rien ne traîne et que le marchepied est rentré ; regardez en bas...mais aussi en haut (le départ lanterneau ouvert se voit régulièrement !)





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