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Thursday, 6 October 2016
Comment recharger les batteries des différents appareils en camping car
Cet article résulte de questions récurrentes qui me sont posées :
- comment recharger mon ordinateur portable ?
- comment recharger mon téléphone et autres appareils mobiles (liseuse, tablette, appareil photo, lecteur mp3 etc...) ?
Recharger un ordinateur portable
La tension des ordinateurs portables puissants se situe entre 15 et 20V avec courant continu, le plus souvent 19 volts.
C'est de cela dont je vais parler, car la tendance est à la baisse de consommation des ordinateurs portables dûe à l'arrivée de nouvelles technologies ; c'est ainsi que les Microsoft surface pro (tous modèles) fonctionnent directement en 12V, ce qui est l'idéal en camping car (un cordon spécifique existe dans le commerce).
Revenons à nos moutons : les 15 à 19 volts.
Il y a 2 solutions possibles :
- le convertisseur DC/AC (ou onduleur), qui transforme le 12V continu en 220V alternatif (comme à la maison) ; on y branche le chargeur de l'ordinateur qui transforme le 220V alternatif en 15 à 20V continu (selon les matériels).
- le convertisseur DC/DC, qui transforme le 12V continu en 15/20V continu en élevant la tension, et qui se branche directement sur l'ordinateur ; un système simple permet de choisir la tension nécessaire qui est celle indiquée sur le transformateur de l'ordinateur (juste après le mot OUTPUT).
La deuxième solution a ma préférence, même si la 1ère fonctionne très bien.
Pourquoi ? parce que dans le 1er cas, on a 2 fois 10 % de pertes (2 transformateurs), alors que dans la 2ème on a que 10% de pertes et un appareil de petit volume.
Ce convertisseur se présente sous la forme d'un petit boitier avec d'un côté un cordon allume cigare pour branchement 12V, et de l'autre un cordon de branchement direct à votre ordinateur.
Comment en trouver un ?
Il suffit de taper sur internet "alimentation 12V pour ordinateur portable". Coût entre 30 et 50€, j'en ai même trouvé dans un magasin Leclerc.
J'aime bien le modèle Revolt (un adaptateur spécial à 2€ est nécessaire pour les ordinateurs de marque LENOVO).
Recharger les autres appareils mobiles
Pour les autres appareils mobiles, c'est bien plus simple car il se rechargent avec une tension de 5V à courant continu et par ailleurs ils sont tous livrés avec un cordon USB identique avec un bout micro USB (pour les matériels récents), et l'autre bout USB.
Il suffit donc d'acheter un chargeur USB 12 V et le tour est joué ! Il se branche directement dans une prise allume cigare.
Mais attention ! prenez un modèle qui délivre un courant de 2,1A minimum (= 2100mA), nécessaire à la charge de nombreuses tablettes (mais il recharge aussi tous les autres appareils sans aucun problème).
Comment en trouver un ?
Il suffit de taper sur internet "chargeur USB allume cigare 2,1A". Coût entre 10 et 20€.
Un conseil, prenez un double intelligent, comme par exemple celui de Aukey ou de Revolt.
Encore plus fort, vous installez dans votre camping car une prise murale USB, comme dans les nouveaux campings cars.
Vous en trouverez notamment sur le site web mon-camping-car.
Pour une recharge sur le 230V, je vous conseille le chargeur USB RAVPOWER ismart qui permet de recharger de manière intelligente 3 appareils dont 2 tablettes et ce simultanément. Cet appareil est vendu autour de 15€ sur Amazon.
NOTA :
Pour une recharge sur le 230V, je vous conseille le chargeur USB RAVPOWER ismart qui permet de recharger de manière intelligente 3 appareils dont 2 tablettes et ce simultanément. Cet appareil est vendu autour de 15€ sur Amazon.
NOTA :
- si c'est la vitesse de chargement que vous recherchez, achetez un bon cordon USB/mini USB et court, vous serez servi !
En plus, éteignez votre appareil pendant toute la durée de la charge. - Vous pouvez contrôler l'intensité du courant de charge avec l'application Ampère (ou Battery monitor) pour les appareils Android
- les solutions proposées sont évidemment utilisables dans votre voiture
- la prise USB d'un ordinateur qui est en 5V ne délivre que 0,5A en USB2 et 1A en USB3, donc elle peut être utilisée juste en dépannage pour un téléphone, pas plus !
Thursday, 1 September 2016
Entrée en vigueur de lAccord de Paris quelles conséquences pour les entreprises

En effet l'Accord de Paris fixe des objectifs ambitieux : limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C et parvenir à zéro émissions nettes pendant la seconde moitié du siècle. Cela impose de réduire rapidement nos émissions de gaz à effet de serre. Or ces émissions sont un sous-produit d'activités aussi importantes dans nos économies que la production d'électricité, le transport ou l'agriculture...
Pour les entreprises qui exercent ces activités et pour leur salariés, la baisse rapide des émissions constitue un défi sans précédent. Comment peuvent-elles le relever ? Quels secteurs sont les plus exposés ? Petit exercice de prospective...
> Cet article est un extrait d'une étude complète sur les conséquences économiques et technologiques à long-terme de l'Accord de Paris.
Que vont devenir les activités émettrices de carbone ?
L'Accord de Paris ne fixe pas directement d'objectif d'émissions. Le GIEC a reçu pour mission d'étudier les trajectoires compatibles avec le texte dans son prochain rapport à paraitre en 2018.
En attendant, on peut évaluer que l'Accord de Paris implique une baisse de nos émissions de gaz à effet de serre d'au moins 4% par an jusqu'en 2050. Cette évaluation prend déjà une hypothèse très optimiste sur les puits de carbone anthropiques, il n'y a donc pas de deus ex-machina à attendre.
Dans ces conditions, l'avenir des différentes activités émettrices de gaz à effet de serre dépend de leur capacité, actuelle et future, à suivre ce rythme de baisse des émissions. Celles qui pourront suivre s'en sortiront, celles qui ne le pourront pas seront de plus en plus pénalisées par les politiques mises en place en application de l'Accord - taxe ou marché du carbone par exemple.
A grands traits, l'avenir des secteurs émetteurs dépend donc de trois grands facteurs : l'existence d'alternative bas-carbone, la possibilité de capter et séquestrer le CO2 et la capacité à garder des clients même dans un contexte de hausse des prix. En fonction de ces facteurs, on peut imaginer les scénarios suivants :

Évolution, capture du CO2, disparition... la transition climatique secteur par secteur
Les premiers secteurs à subir des changements importants devraient être ceux dans lesquels des alternatives décarbonnées existent. Pour certains d'entre-eux la transition climatique est déjà en cours, c'est le cas par exemple de l'automobile ou de la production d'électricité.
Il est intéressant de noter que ces évolutions ont lieu sans modification significative de la réglementation et sans imposition d'un signal-prix par le régulateur : l'anticipation de contraintes perçues comme suffisamment crédibles suffit à engager un processus de transformation.
Parmi les secteurs dans lesquels il n'existe pas d'alternatives bas-carbone, on peut distinguer deux cas :
- Ceux s'appuient sur des infrastructures centralisées comme les industries lourdes (cimenterie, aciérie, verrerie...), la chimie, la transformation agroalimentaire, etc.
- Ceux pour lesquelles les émissions de gaz à effet de serre sont diffuses et/ou mobiles, par exemple l'agriculture, les transports, le bâtiment et les travaux publics, etc.
Compte-tenu des coûts liés au transport du dioxyde de carbone, on peut également supposer que ces activités seront progressivement relocalisées vers des lieux offrant des conditions favorables pour le sa séquestration (géologie, relief, éloignement des grands centres urbains...).
Pour les activités où il n'existe pas d'alternative décarbonnées ni de possibilité de capture, les objectifs de l'Accord de Paris signifient qu'elles devront réduire fortement leurs émissions et puis compenser le reliquat par des puits de carbone. La quantité d'émissions négatives qui pourra être créée sera probablement faible et ces activités se retrouveront en concurrence entre elles pour les acquérir, dès lors on peut envisager deux cas :
- Pour les activités indispensables, ce qui se traduit d'un point de vue économique par une faible élasticité de la demande par rapport au prix, les émissions devront être réduites autant que possible et le reliquat compensé par des émissions négatives ce qui conduira à une augmentation importantes des prix et à une baisse (mais pas une disparition) de la demande. On peut imaginer que l'agriculture, la construction et les travaux publics, certains usages résidentiels ou encore le transport maritime figureront dans cette catégorie.
- Pour les activités non-indispensables, c'est-à-dire celles qui possèdent une forte élasticité-prix, l'augmentation des coûts liés à la réduction et à la compensation des émissions fera baisser fortement la demande. Ces activités devront donc disparaitre ou se confiner à des marchés de niche. Le transport aérien et les segments de luxe ou de loisir d'autres secteurs émetteurs se retrouveront probablement dans cette situation.
Pas de transition climatique sans accompagnement social
Une chose est certaine : la réduction des émissions de gaz à effet de serre implique des transformations économiques importantes - changement de technologies, changements de modèles économiques... voire disparition de certaines activités.
De telles évolutions sont toujours douloureuses. Elles signifient que certains produits vont devenir de moins en moins abordables, des secteurs entiers vont entrer en récession, des entreprises vont disparaitre, des personnes vont perdre leurs emplois et devoir se tourner vers d'autres activités. Ce que nous voyons en ce moment, par exemple dans le secteur de l'énergie, n'est sans doute que le début et le plus facile.
Si nous voulons réussir notre transition climatique, il est important de regarder cette réalité en face. Dans le passé, les initiatives ont souvent échoué parce que les hommes et femmes politiques qui les portaient n'étaient pas préparés à en accepter les conséquences. Oui : baisser les émissions de gaz à effet de serre, cela signifie de faire perdre leurs emplois à des dizaine de milliers de transporteurs routiers, d'ouvriers de l'automobile, de salariés de compagnies aériennes ou d'éleveurs de bétail (pour ne citer que quelques cas d'actualité).
Pour que de telles mesures soient acceptables, il faut faire preuve de beaucoup de pédagogie mais surtout faciliter la reconversion des personnes touchées : en démocratie, il n'y aura sans doute jamais de transition climatique sans politique sociale ambitieuse.
Publié le 14 avril 2016 par Thibault Laconde, dernière mise à jour le 25 octobre 2016
Wednesday, 16 December 2015
Visitez les centrales solaires les plus remarquables de la planète avec Google Maps
Comme la plupart des infrastructures énergétiques, les grandes centrales solaires sont visibles du ciel. Classées monument historique ou en cours de réalisation, immenses ou très modestes, classiques ou innovantes... Cliquez sur les noms des installations dans l'article pour voir la centrale correspondante ou bien naviguez sur la carte :
Voir cette carte en plein écran
Les Tours solaires
Font-Romeu a longtemps été la capitale française de la recherche en matière d'énergie solaire : à 3 kilomètres à l'est de THEMIS se trouve le four solaire d'Odeillo, le plus grand du monde. Inauguré en 1970, il est aujourd'hui classé monument historique (bien qu'il soit toujours en service).
PS10 et PS20 (Espagne) doivent beaucoup à l'expérience française. Inaugurée en 2008, PS10 ("Planta Solar 10MW") a été la première centrale commerciale à exploiter le principe de la "tour solaire" exploré 25 ans plus tôt par THEMIS : des miroirs mobiles concentrent les rayons du soleil sur un foyer situé en haut d'une tour, la chaleur produite est stockée. Comme dans une centrale thermique ordinaire - à gaz ou à charbon, elle sert ensuite à générer de la vapeur qui entraine une turbine..
PS20, située juste à coté, est la plus puissante tour solaire actuellement en service, mais des projets similaires, en voie d’achèvement aux États-Unis, vont sans doute remettre en cause la suprématie européenne sur cette technologie.
Les centrales à miroirs cylindro-paraboliques
Shams (Emirats Arabes Unis) doit être mise en service début 2013. Il s'agit d'une centrale à miroirs cylindro-paraboliques : des miroirs en forme d'auges concentrent les rayons du soleil sur un tuyau dans lequel circule un fluide. Celui-ci est ensuite utilisé pour produire de la vapeur et activer une turbine. Cette technologie est aujourd'hui la plus courante pour les grandes centrales solaires.
Avec une puissance de 100MW, la centrale de Shams ("soleil" en arabe) sera la plus puissante centrale à miroirs cylindro-paraboliques au monde.
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| Des miroirs cylindro-paraboliques appartenant à une centrale du SEGS dans le désert de Mojave |
Harper Lake (Etats-Unis) accueille 2 unités de 80MW utilisant la même technologie. Chaque unité recouvre 500.000m². Sept autres centrales se trouvent dans le désert de Mojave, l'ensemble forme le Solar Energy Generating System (SEGS), la plus puissante installation solaire au monde, toutes technologies confondues.
Les centrales solaires photovoltaïques
Charanka Solar Park (Inde) a été inauguré en avril 2012, ce parc est est actuellement le second au monde (derrière Agua Caliente aux États-Unis et devant Golmud en Chine). Fin 2014, le site devrait atteindre 500MW sur 2000 hectares et devenir la plus puissante centrale photovoltaïque au monde.
Kigali Solaire (Rwanda) se trouve à l'autre extrême. La modeste centrale photovoltaïque de la capitale Rwandaise (250kW) n'a rien de remarquable, si ce n'est qu'elle est la plus grande du contient...
Malgré un potentiel très élevé, l'énergie solaire est encore peu développée en Afrique. Cependant des projets existent : Aiwiaso au Ghana (155MW en 2015), Desertec... Sans parler de le diffusion progressive de petites installations photovoltaïques qui se substituent à une électrification toujours en panne.
Crédit photo : Alan Radecki Akradecki [GFDL or CC-BY-SA-3.0-2.5-2.0-1.0], via Wikimedia Commons
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Thursday, 26 November 2015
Rencontre avec les artisans de la COP21 épisode 7 Alice Audouin et Art of Change 21
Contrairement à ce que l'on pense trop souvent, le climat ne se réduit pas à des questions politiques, économiques ou techniques. Comme toutes les questions de développement durable, la lutte contre le changement climatique interroge aussi notre façon de voir le monde et de nous voir nous-même : le passage à une société post-carbone est avant-tout un changement culturel.
Lorsque de tels bouleversements ont eu lieu dans le passé, les artistes y ont joué un rôle important. C'est en partant de ce constat qu'Alice Audouin a crée l'association Art of Change 21 dont elle nous explique la philosophie et les projets :
Art of Change 21 a sélectionné 21 "accélérateurs du changement" - artistes engagés, jeunes activistes, entrepreneurs sociaux... Et les a réuni pour imaginer une mobilisation originale autour des questions climatiques à l'occasion de la conférence de Paris sur le Climat, et au-delà... De leurs échanges sont nés 4 projets qui vont du calculateur de carbone individuel jusqu'à la construction de ponts symboliques à Paris à Rio !
Un nouvel épisode de cette série est publié chaque jeudi. Pour n'en manquer aucun, abonnez-vous à ma chaine Youtube.
Les rencontres précédentes :
- Vincent Laurent, Alternatiba et le village des alternatives à Paris
- Didier Saulnier et Artists 4 Paris Climate 2015
- Mathilde Imer, le WARN et la Conference of Youth
- Brice Lalonde sur le Business & Climate Summit
- Kamera Vesic sur "Welcome chez moi"
- Sylvianne Villaudière sur SolutionsCOP21
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