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Saturday, 5 November 2016
Comment suivre en direct la production délectricité des principaux pays européens et cesser de raconter nimporte quoi à la télé
[Publié initialement le 16/12/2013, mis à jour le 16/07/2015] Vous vous souvenez du débat entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal à la veille du second tour de la présidentielle de 2007 ? Et de ce moment épique où aucun des deux n'a été capable de dire quelle est la part du nucléaire dans la production d'électricité française ?
Cet exemple est vraiment caricatural, mais le scénario se répète : le débat sur l'énergie est tristement marqué par la méconnaissance des faits et qui le réduit souvent à une confrontation idéologique.
Pourtant les entreprises du secteur ont fait de gros efforts de transparence et à condition de connaître les adresses et les outils disponibles, vous pouvez tout savoir minute par minute de la production d'électricité en Europe : Combien les parcs éoliens de mer du nord produisent-ils à cet instant précis ? En ce moment la France est-elle importatrice ou exportatrice d'électricité ? Quel est la part des énergies renouvelables dans la production allemande aujourd'hui ? Les réponses sont ici...
En France : RTE Eco2mix
Le service Eco2mix mis en place par le réseau de transport d'électricité offre un aperçu complet et ergonomique de l'état de la production électrique en France : la production instantanée des différentes filières, l'empreinte carbone des kilowattheures produits, les échanges aux frontières... Toutes ces données sont disponibles en direct ou pour n'importe quelle période des 3 mois précédents. Une version par région a même été mise en ligne récemment.En Allemagne et en Autriche
De nombreuses informations sur la production d'électricité allemande sont disponible sur le portail de l'Institut Fraunhofer, notamment la production quotidienne et le prix spot (merci à Cyril qui m'a indiqué ce site en commentaire !).L'European Energy Exchange, la bourse de l'énergie en Europe centrale, met également à disposition de nombreuses données sur la production d'électricité en Allemagne, en Autriche et dans quelques autres pays.
En Grande Bretagne
Le service britannique brille plus par son exhaustivité que par son ergonomie... Avec un peu de patience il est possible d'y trouver à peu près tout ce que l'on peut souhaiter comme l'évolution de la production par filière, le détail de la production éolienne ou les flux internationaux.Au Danemark
Energienet, l'équivalent danois du français RTE, propose une carte interactive sur laquelle apparaissent les productions et les flux à la fois d'électricité et de gaz.| Capture d'écran du service proposé par Energienet au Danemark |
En Espagne
Le réseau de transport d'électricité espagnol, Red Eléctrica de España, met lui aussi à disposition un suivi de la production des différentes filières en temps réel. Avantage de ce service : il propose un historique remarquablement long puisqu'il est possible de retrouver les informations pour n'importe quel jour jusqu'en 2007 !En Belgique
Elia propose de nombreuses informations mais le suivi en temps réel n'est disponible que pour l'éolien et le solaire. Pour les autres énergies, il faut se reporter au programme de production à J-1 ou au rapport de production réelle à J+1.Quelques données complémentaires peuvent être trouvé sur le site de l'EEX.
Vous connaissez des services équivalents en Chine, aux États-Unis ou dans d'autres pays ? Vous ne réussissez pas à trouver les informations que vous souhaitez ? N'hésitez pas à réagir en commentaire pour améliorer cet article !
* * *
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- Kill (Energy) bill ! Comment la réforme énergétique anglaise tourne à la crise politique
- Les leçons de la "sortie du nucléaire" allemande pour la transition énergétique française
Thursday, 6 October 2016
Comment recharger les batteries des différents appareils en camping car
Cet article résulte de questions récurrentes qui me sont posées :
- comment recharger mon ordinateur portable ?
- comment recharger mon téléphone et autres appareils mobiles (liseuse, tablette, appareil photo, lecteur mp3 etc...) ?
Recharger un ordinateur portable
La tension des ordinateurs portables puissants se situe entre 15 et 20V avec courant continu, le plus souvent 19 volts.
C'est de cela dont je vais parler, car la tendance est à la baisse de consommation des ordinateurs portables dûe à l'arrivée de nouvelles technologies ; c'est ainsi que les Microsoft surface pro (tous modèles) fonctionnent directement en 12V, ce qui est l'idéal en camping car (un cordon spécifique existe dans le commerce).
Revenons à nos moutons : les 15 à 19 volts.
Il y a 2 solutions possibles :
- le convertisseur DC/AC (ou onduleur), qui transforme le 12V continu en 220V alternatif (comme à la maison) ; on y branche le chargeur de l'ordinateur qui transforme le 220V alternatif en 15 à 20V continu (selon les matériels).
- le convertisseur DC/DC, qui transforme le 12V continu en 15/20V continu en élevant la tension, et qui se branche directement sur l'ordinateur ; un système simple permet de choisir la tension nécessaire qui est celle indiquée sur le transformateur de l'ordinateur (juste après le mot OUTPUT).
La deuxième solution a ma préférence, même si la 1ère fonctionne très bien.
Pourquoi ? parce que dans le 1er cas, on a 2 fois 10 % de pertes (2 transformateurs), alors que dans la 2ème on a que 10% de pertes et un appareil de petit volume.
Ce convertisseur se présente sous la forme d'un petit boitier avec d'un côté un cordon allume cigare pour branchement 12V, et de l'autre un cordon de branchement direct à votre ordinateur.
Comment en trouver un ?
Il suffit de taper sur internet "alimentation 12V pour ordinateur portable". Coût entre 30 et 50€, j'en ai même trouvé dans un magasin Leclerc.
J'aime bien le modèle Revolt (un adaptateur spécial à 2€ est nécessaire pour les ordinateurs de marque LENOVO).
Recharger les autres appareils mobiles
Pour les autres appareils mobiles, c'est bien plus simple car il se rechargent avec une tension de 5V à courant continu et par ailleurs ils sont tous livrés avec un cordon USB identique avec un bout micro USB (pour les matériels récents), et l'autre bout USB.
Il suffit donc d'acheter un chargeur USB 12 V et le tour est joué ! Il se branche directement dans une prise allume cigare.
Mais attention ! prenez un modèle qui délivre un courant de 2,1A minimum (= 2100mA), nécessaire à la charge de nombreuses tablettes (mais il recharge aussi tous les autres appareils sans aucun problème).
Comment en trouver un ?
Il suffit de taper sur internet "chargeur USB allume cigare 2,1A". Coût entre 10 et 20€.
Un conseil, prenez un double intelligent, comme par exemple celui de Aukey ou de Revolt.
Encore plus fort, vous installez dans votre camping car une prise murale USB, comme dans les nouveaux campings cars.
Vous en trouverez notamment sur le site web mon-camping-car.
Pour une recharge sur le 230V, je vous conseille le chargeur USB RAVPOWER ismart qui permet de recharger de manière intelligente 3 appareils dont 2 tablettes et ce simultanément. Cet appareil est vendu autour de 15€ sur Amazon.
NOTA :
Pour une recharge sur le 230V, je vous conseille le chargeur USB RAVPOWER ismart qui permet de recharger de manière intelligente 3 appareils dont 2 tablettes et ce simultanément. Cet appareil est vendu autour de 15€ sur Amazon.
NOTA :
- si c'est la vitesse de chargement que vous recherchez, achetez un bon cordon USB/mini USB et court, vous serez servi !
En plus, éteignez votre appareil pendant toute la durée de la charge. - Vous pouvez contrôler l'intensité du courant de charge avec l'application Ampère (ou Battery monitor) pour les appareils Android
- les solutions proposées sont évidemment utilisables dans votre voiture
- la prise USB d'un ordinateur qui est en 5V ne délivre que 0,5A en USB2 et 1A en USB3, donc elle peut être utilisée juste en dépannage pour un téléphone, pas plus !
Saturday, 14 May 2016
Comment choisir un générateur Les critères techniques
Une fois dimensionnée votre installation et calculée la puissance du groupe électrogène correspondant, vous aurez encore le choix entre plusieurs modèles. Pour bien choisir votre groupe électrogène, il faudra tenir compte de l'utilisation que vous projetez d'en faire et de son environnement mais aussi de la disponibilité des pièces de rechange et de la main d’œuvre.
| Peut-être vaudra-t-il mieux éviter celui-ci... |
Il est possible d'utiliser un générateur triphasé dans une installation nécessitant seulement du monophasé mais il est impossible d'alimenter en monophasé un appareil utilisant du courant triphasé.
Par conséquent, si un des appareils à alimenter nécessite du courant triphasé vous n'avez pas le choix : il faut prendre un groupe électrogène produisant du courant triphasé. Les appareils utilisant du courant triphasé sont souvent ceux qui comprennent des moteurs électriques puissants : pompes, machines-outils...
Si aucun des appareils à alimenter n'utilise de courant triphasé, vous pouvez en théorie choisir les deux types de groupe. Cependant, dans ce cas, il est toujours préférable de choisir un groupe monophasé, plus simple à utiliser car ne nécessitant pas d'équilibrage entre les différentes phases.
Enfin, les groupes triphasés sont généralement plus puissants que les groupes monophasés. Si votre besoin est supérieur à une dizaine de kVA, vous serez sans doute obligé de choisir un groupe triphasé.
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Friday, 6 May 2016
Rente ricardienne et règle dHotelling comment un économiste classique voit les ressources naturelles

Et pourtant, les économistes classiques, à l'image de David Ricardo, ont longtemps regardé cette question de haut. Il a fallu attendre le XXe siècle et Harold Hotelling pour voir s'ébaucher une théorie néoclassique des ressources épuisables. Voyons ce qu'ils ont à vous dire...
Exploitez dès que les coûts d'extraction sont inférieurs au prix du marché (Ricardo)
Quelque part dans le grand livre des manques d'intuition des pères de l'économie trône cette citation fameuse de Jean-Baptiste Say :
Les richesses naturelles sont inépuisables, car, sans cela, nous ne les obtiendrions pas gratuitement. Ne pouvant être ni multipliées ni épuisées, elles ne sont pas l’objet des sciences économiques."Pour les premiers économistes, dont Say, l'idée même de ressources épuisable est obscure. En effet, malgré le début de la révolution industrielle, la terre est encore de loin la ressource naturelle la plus critique. Il n'est donc pas surprenant que lorsque David Ricardo parle des ressources minières (dans Des principes de l'économie politique et des impôts en 1823), il utilise le même raisonnement que pour décider de cultiver ou non un terrain, oubliant au passage le caractère non-renouvelable de ces ressources.
Le principe proposé par Ricardo est le suivant : A un instant t, vous pouvez vendre votre ressource au prix du prix du marché (appelons-le p(t), comme prix) à condition de l'extraire, ce qui a un coût (c(t), comme coût). Vous allez donc gagner (ou perdre si le coût d'extraction est supérieur au cours de la ressource) p(t)-c(t). Cette différence définit le prix de la ressource en terre que l'on note λ(t).
Pour Ricardo, vous avez intérêt à extraire votre ressource dès que λ(t) est strictement supérieur à zéro, c'est à dire dès que le prix d'une unité de ressource est supérieure au coût de son extraction.
Prendre en compte la valeur future de la ressource (Hotelling)
Il y a quand même un petit défaut dans ce raisonnement : comme votre ressource ne se reconstitue pas, vous avez certes gagné λ(t) en l'exploitant mais vous avez aussi définitivement perdu l'opportunité d'attendre un temps x et de gagner λ(t+x).
Si λ(t+x) est inférieur ou égal à λ(t), tout va bien pour vous. Mais a priori ce n'est pas le cas : on peut supposer que les coûts d'extraction vont décroitre avec le progrès technologique et que le prix de la ressource va augmenter au fur et à mesure qu'elle devient plus rare, donc que la fonction λ est croissante.
Est-ce que cela signifie qu'il faut toujours attendre avant d'exploiter une ressource ? Pas nécessairement, mais cela signifie deux choses importantes par rapport à la règle de Ricardo :
- Que la décision d'exploiter ou non une ressource n'est pas basée uniquement sur la situation actuelle mais aussi sur la situation (cours, progrès technologique, etc.) que vous anticipez dans le futur.
- Que vous ne devriez exploiter votre ressource non-renouvelable que s'il est plus intéressant pour vous d'obtenir une somme λ(t) maintenant plutôt que d'attendre un peu et d'obtenir une somme a priori supérieure λ(t+x).
En 1931, le statisticien américain Harold Hotelling a consacré un long article à ce sujet. Pour lui, décider d'extraire ou non une ressource revient à choisir entre :
- Laisser en terre la ressource pendant un temps x afin de gagner λ(t+x)
- L'extraire et la vendre immédiatement avec un profit λ(t), puis placer ce profit avec un niveau de risque comparable à celui de laisser votre ressource sous terre et obtenir un taux d'intérêt γ de telle façon que, avec les intérêts composés, votre gain au bout d'un temps x sera :
Derrière cette formule un peu barbare se cache une idée toute simple. Mettons que le pétrole que vous avez découvert dans votre jardin puisse vous rapporter 100€. Vous pouvez extraire et placer cette somme sur votre livret A (disons à 2%) et vous aurez 102€ dans un an, vous n'avez donc intérêt à attendre que si vous pensez que votre réserve de pétrole vous rapportera au moins 102€ l'année prochaine. C'est ce qu'on appelle la règle d'Hotelling.
Si vous décider de gérer votre ressource en vous appuyant sur la règle d'Hotelling, cela a deux conséquences intéressantes (surtout pour analyser la situation actuelle du marché du pétrole) :
- Cette règle implique que les cours des matières premières devraient être corrélés aux taux d'intérêt.
- Elle signifie aussi qu'une baisse des cours peut être auto-réalisatrice : si les propriétaires de ressources naturelles anticipent que la hausse des cours ne va pas être suffisante, ils ont intérêt à extraire le plus vite possible et à placer leur argent ailleurs... ce qui aura pour conséquence de faire effectivement baisser le prix de la ressource (et d'amener d'autre exploitants à revoir leur prévisions à la baisse et ainsi de suite : le phénomène peut s'auto-entretenir).
Alors qu'allez vous faire des richesses enfouies dans votre jardin ? Vous pouvez continuer votre réflexion avec ces articles :
- Combien d'années de pétrole ? Et autres questions sur les stocks de ressources non-renouvelables
- Comprendre ce que sont les externalités positives et négatives : définition et exemples
- L'actualisation, obstacle majeur à l'évaluation économique de l'environnement
Publié le 19 février 2015 par Thibault Laconde
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Tuesday, 12 April 2016
Climat et politique comment la mousson défaisait les dynasties chinoises
En ce moment-même, comme chaque année, la mousson parcourt la Chine. S'engageant via la plateau tibétain pour la mousson indienne et la cote entre Canton et Shanghai pour la mousson sud-est asiatique, des masses de nuages remontent les 35 parallèles que couvrent le territoire chinois actuel - autant que de Nouakchott à Dublin !
Cette mousson d'été apporte à la Chine une bonne partie de ses précipitations annuelles et cette part augmente au fur et à mesure qu'elle remonte vers les régions arides du nord. A Pékin, par exemple, plus des deux-tiers des précipitation annuelles sont reçues en juillet et août.
Les variations de la mousson chinoise
On peut imaginer les conséquences si la mousson d'été s'affaiblissait et ne parvenait plus à atteindre ces régions... Or c'est précisément ce qui s'est passsé à plusieurs reprises au cours des deux derniers millénaires.
L'étude des dépots minéraux dans les grottes (Zhang et al., 2008) permet de reconstituer le niveau des précipitations avec un précision de 2 à 3 ans. Elle fait apparaitre de nettes variation dans le volumes des précipitations avec, notamment, une période plus humide pendant l'optimum climatique médiéval et une autre plus sèche pendant le petit age glaciaire. Cette reconstitution est confirmée par d'autres proxys (comme les sédiments lacustres) et aussi - en cela la Chine est unique - par les archives administratives.
Changement climatique et "mandat du Ciel"
L'histoire chinoise est une histoire d'alternances entre des dynasties fastes regnant sur une Chine unifiée et prospère et des décennies voire des siècles de chaos où des prétendants au trone s'affrontent au prix parfois de millions de morts.
Or la légitimité des empereurs chinois est basée sur le concept confucéen de "mandat du Ciel" : le Ciel approuve les dirigeants sages et vertueux mais peut retirer son approbation s'ils se conduisent mal. Dans ce système, les phénomènes naturels sont interprétés comme traduisant le jugement céleste, certains sont auspicieux d'autres, comme les innondations et les famines, traduisent sa réprobation et rendent légitime le renversement de la dynastie au pouvoir. En vertu de ce principe, les grandes catastrophes naturelles étaient souvent suivies d'insurrections populaires.
Dans ces conditions, il n'est pas surprenant que l'affaiblissement de la mousson d'été corresponde à des périodes de chaos. C'est notamment le cas lors de la chute de la dynastie Tang, un des âges d'or de la civilisation chinoise. Elle est suivie par 70 années de division (les "cinq dynasties et de dix royaumes") et la Chine n'est réunifiée qu'au moment où les précipitations reviennent à leur niveau normal. Un scénario similaire se retrouve à la fin des dynasties Yuan et Ming.
Adaptation
Cependant, la correspondance n'est pas parfaite : dans certains cas, les périodes d'instabilité interviennent plusieurs années après la baisse des précipitations, voire pas du tout...Cela est peut-être du aux mesures d'adaptation mise en place par l'administration chinoise (Fan, 2009). Il en existe principalement deux. D'abord la création de stocks importants qui permettent d'alimenter la population en période de disette, ces stocks peuvent expliquer un décalage de 5 à 10 ans entre la baisse des précipitations et le début des troubles.
Ensuite, il y a le Grand Canal. Une voie d'eau artificielle coupant la Chine en deux sur près de 2000 kilomètres de Pékin à Hangzhou (près de Shanghai). Sa construction a débuté dès l'antiquité et s'est poursuivie pour atteindre ses dimensions actuelles autour du VIIe siècle. Cette infrastructure extraordinaire permettait de transporter d'immenses quantités de nourriture du centre de la Chine vers le nord : jusqu'à 300.000 tonnes de grains atteignaient Pékin chaque année par cette voie. Une telle capacité de transport permettait, aussi longtemps que les récoltes étaient bonnes au sud, d'alimenter les régions moins favorisées du nord.
![]() |
| Le Grand Canal aujourd'hui |
Conclusion
La variation de la mousson d'été semble bien avoir joué un rôle important dans l'histoire chinoise. Elle montre comment un empire aussi puissant et organisé que la Chine a pu tenter de s'adapter à la variabilité de son climat, tout en y restant très vulnérable. Elle montre aussi, encore une fois, que les effets d'un changement climatique sur une société sont complexes et difficilement prévisible : le système politique, la culture, l'organisation administrative peuvent les réduire, ou au contraire les aggraver...
Cet article fait partie d'une série consacrée aux conséquences des changements climatiques passés pour les sociétés qui les ont subi. Déjà parus :
- Quelques degrés de plus, opportunité ou menace (pour l'homme préhistorique)
- Quand les résistances sociales sont trop fortes : l'effondrement de la colonie viking du Groenland
Saturday, 26 March 2016
Du Magnox à Hinkley Point Comment lindustrie nucléaire britannique a fait naufrage
Après les rebondissement de l'été - passage en force devant le conseil d'administration d'EDF puis mise à l’arrêt par le gouvernement britannique, la saga d'Hinkley Point pourrait connaitre prochainement son épilogue. Theresa May devrait en effet rendre sa décision bientôt et peut-être dès le G20 de Hangzhou les 4-5 septembre.
Pourquoi ne pas profiter de ce répit pour prendre un peu de recul ? La Grande Bretagne est, depuis l'origine, un acteur majeur du nucléaire mais ce qui commençait comme une épopée industrielle tourne aujourd'hui au cauchemar. Comment en est-on arrivé là ? Et n'y aurait-il pas quelque chose à en apprendre au moment où le secteur nucléaire français est lui-même en pleine restructuration ?
1956-1970 : la Grande Bretagne leader du nucléaire civil
Les britanniques ont l'habitude revendiquer la construction du premier réacteur nucléaire commercial. Certes le réacteur soviétique d'Obninsk a été connecté au réseau en 1954 mais il produisait moins de 5MW... Rien de comparable avec la centrale de Calder Hall, et ses 4 réacteur de 49MW, inaugurée par la reine le 17 octobre 1956 (ci-contre en 1973).1956, c'est aussi l'année de la crise de Suez. La Grande Bretagne, dont la production de charbon décline depuis les années 20, craint pour ses approvisionnements en pétrole. L'idée d'un vaste programme nucléaire fait déjà son chemin...
Les réacteurs de Calder Hall sont des Magnox - du nom de l'alliage à base de magnésium utilisé pour le gainage des barres de combustible. Il s'agit de réacteurs proches des UNGG que la France développe au même moment. Et comme en France, ils produisent aussi bien de l'électricité que du plutonium à usage militaire.
Au total, 24 Magnox seront construits au Royaume Uni entre 1956 et 1971 et deux autres seront exportés en Italie et au Japon.

Partie en tête, la Grande Bretagne conserve jusqu'à la fin des années 60, le plus important programme nucléaire civil au monde, à peu près à égalité avec les États-Unis mais loin devant l'URSS et la France. Ce n'est qu'en 1969 que le parc nucléaire américain dépasse celui du Royaume Uni.
La débâcle de l'AGR, le réacteur anglais de seconde génération
Mais à cette date, les difficultés de l'industrie nucléaire britannique ont déjà commencé. En 1965, la Grande Bretagne lance son réacteur de seconde génération, l'AGR (pour Advanced Gas-cooled Reactor). Contrairement à la France qui abandonnera quelques années plus tard l'UNGG au profit des réacteurs à eau pressurisée, les anglais persistent dans la filière graphite-gaz. L'industrie nucléaire britannique est alors pleine d'ambition et le ministre de l'énergie de l'époque, Frederick Lee, affirme qu'avec l'AGR, elle "a gagné le jackpot" : avant même sa construction, le réacteur est réputé très supérieur à ses concurrents américains. Il doit produire une électricité moins chère que les centrales à charbon dont dépend encore très largement le Royaume et, bien sur, il se vendra comme des petits pains à l'étranger. Le premier AGR, promet-il à la Chambre des Communes, entrera en service en 1970 à Dungeness dans le Kent.
En réalité le réacteur de Dungeness B est inauguré en 1983... Des problèmes techniques complexes sont apparus dès 1966 sur la chaudière et le bâtiment réacteur. Il faut presque 2 décennies et un budget multiplié par 4 pour en venir à bout.
Pourtant les gouvernements successifs, aussi bien travaillistes que conservateurs, s'accrochent à la filière graphite-gaz. Au total, 14 AGR seront construits, tous en Grande Bretagne. Le naufrage de Dungeness B a ruiné la réputation de l'industrie nucléaire britannique qui n'exportera plus jamais de réacteur.
Privatisation et disparition de l'industrie nucléaire britannique
Avec la privatisation de l'électricité, décidée par Margaret Thatcher en 1988, l'industrie nucléaire britannique se voit imposer un exercice de transparence inédit depuis sa création. On découvre alors que le Central Electricity Generating Board a dissimulé le coût réel de la filière notamment en sous-estimant le budget nécessaire aux démantèlements. Les incertitudes sont telles que le gouvernement Thatcher renonce à privatiser les centrales nucléaires. Il devient évident que l'électricité nucléaire est en réalité beaucoup plus couteuse que celle produite par les centrales à charbon. En 1990, une taxe est crée pour financer cet écart, elle fait augmenter les factures de 11%.
En 1996, les réacteurs les plus modernes sont finalement privatisés sous le nom de British Energy. Les vieux Magnox restent propriété d'une entreprise publique : British Nuclear Fuel Limited (BNFL).
Dans les années 90, l'industrie nucléaire britannique semble avoir une occasion de renaitre. L'AGR a enfin été abandonné et la construction d'un premier réacteur à eau pressurisée commence en 1987. Sizewell B est supposé être le premier d'une série de nouveaux réacteurs parmi lesquels on parle déjà d'Hinkley Point C.
En 1999, BNFL achète l'activité nucléaire de Westinghouse, l'entreprise qui a conçu le réacteur à eau pressurisée c'est-à-dire la technologie utilisée par les deux tiers des centrales en service dans le monde. L'année suivante l'entreprise publique reprend les activités nucléaires du suisse ABB. Un nouveau géant de l'énergie atomique semble brièvement se mettre en place...
Mais en réalité l'industrie nucléaire britannique s'enfonce dans la crise à partir du milieu des années 1990. D'une part, le gouvernement retire son soutien à la construction de nouvelles centrales. Cela conduit à l'abandon des projets de réacteurs à eau pressurisée : Sizewell B reste jusqu'à aujourd'hui unique en Grande Bretagne. D'autre part, le marché de l'électricité est encombré par la multiplication de centrales alimentées par le gaz de Mer du Nord et beaucoup plus compétitives que les centrales nucléaires.
En 2002, British Energy doit appeler le gouvernement à l'aide. L'entreprise est de facto renationalisée avant d'être rachetée par EDF en 2009. De son coté, BNFL est démantelé et disparaît elle aussi en 2009, trois ans après la revente de Westinghouse à Toshiba.
Un demi-siècle après ses débuts, l'industrie nucléaire britannique cesse d'exister. Lorsque le gouvernement Blair parle de "renaissance du nucléaire", il n'a plus d'autre choix que de faire appel à des entreprises et des capitaux étrangers.
La morale de l'histoire ?
On peut tirer beaucoup de leçons du naufrage de l'industrie nucléaire britannique. Voici celles que je retiens :
- Les filières industrielles sont mortelles,
- Un réacteur mal conçu peut à lui seul couler une industrie florissante,
- S'entêter dans des voies sans issues ou tenter de dissimuler la réalité sont des réactions naturelles en situation d'échec mais elles ne font qu'aggraver les choses à long-terme,
- Posséder une part importante de nucléaire dans son mix électrique (la Grande Bretagne est 2e du G20 pour cet indicateur derrière la France) n'est pas suffisant pour assurer la pérennité du secteur.
Publié le 2 septembre 2016 par Thibault Laconde
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Saturday, 12 March 2016
Fiche de lecture Comment les économistes réchauffent la planète dAntonin Pottier
Au moment où on débat si âprement pour savoir si les économistes ont le droit de s'écarter de la doxa de leur discipline, voici un petit livre qui remet bien des idées en place. Non seulement il montre comment cette doxa nourrit le réchauffement climatique - un constat qui n'a rien de nouveau - mais il démonte les mécanismes qui rendent le discours économique si nocif.
Savoir économique et discours économique

A titre d'exemple, lorsque le savoir économique affirme que le marché conduit toujours à une situation optimale, il entend marché au sens de Walras et optimum au sens de Pareto. On peut alors effectivement démontrer, comme l'ont fait Arrow et Debreu en 1954, que le marché est optimal mais ce résultat n'a que très peu de signification pratique tant les hypothèses sont restrictives et les modèles éloignés de la réalité. Il n'empêche que, sur la base de cette démonstration, le discours économique élève la perfection des marchés en vérité générale, incontournable pour comprendre le fonctionnement de la société ou prendre une décision politique.
Cette équivoque entre théorie et idéologie permet aux économistes de s'attribuer un rôle social considérable tout en pouvant s’abriter derrière leurs démonstrations formelles en cas de contestation.
Comment l'économie voit le changement climatique
Or si le savoir économique peut donner une image réaliste de la complexité du monde, c'est généralement à l'aune du discours économique et de ses vérités simplistes que les décideurs économiques et politiques agissent. Et des éléments centraux de ce discours poussent à l'inaction en matière de changement climatique.
C'est d'abord le cas de la perfection du marché. Cette croyance, au même titre que la croyance en une divinité protectrice, est incompatible avec la perspective de la catastrophe à venir et nourrit le climatoscepticisme.
Plus précisément, la conception du marché comme institution immuable traduisant l'ensemble de l'information à chaque instant sous la forme de prix à partir desquels des consommateurs rationnels prennent leurs décisions revient à postuler que la société peut spontanément et instantanément s'adapter à toute perturbation. Une fois effacés les immenses problèmes posés par l'adaptation, il n'est plus surprenant que les économistes ne voient dans le changement climatique qu'un épiphénomène. Le rapport Stern, pourtant dénoncé comme biaisé et trop pessimiste par une bonne partie de la profession, calcule ainsi que les dommages pour un réchauffement de 8°C s’élèveraient à 6% du PIB mondial (pour comparaison, la crise de 2008 a coûté aux États-Unis 10% de leur PIB). Et à cette sous-estimation chronique, il faut encore ajouter l'actualisation qui estompe irrémédiablement les dommages futurs.
Une nouvelle étape est franchie lorsque les économistes se lancent dans une analyse coût-bénéfice. Le changement climatique est alors vu comme un avatar de la question économique classique : vaut-il mieux dépenser maintenant ou plus tard ? Ce qui conduit à calculer un "réchauffement climatique optimal" avec des résultats proprement absurdes : le modèle proposé par Nordhaus mène, par exemple, à un réchauffement "optimal" de 6.2°C !
Lors du dernier maximum glaciaire, une calotte de glace recouvrait la moitié de l'hémisphère nord alors que la température n'était inférieure que d'environ 5°C à celle d'aujourd'hui : personne ne peut dire à quoi ressemblerait un monde réchauffé de 6°C. Mais enfermé dans l'illusion de connaissance que procurent ses équations, l'économiste, lui, aborde cette perspective avec optimisme et légèreté...
En conclusion
Avant de conclure son ouvrage, Antonin Pottier envoie une dernière pique au marché du carbone et au rêve d'un prix unique planétaire. Il y voit l'archétype des fausses solutions dans lesquels les économistes se complaisent sans aucun égard pour la réalité et ses nombreux écarts avec les modèles.
Au final, le réquisitoire est rude mais bien argumenté et plutôt accessible (quelques passages risquent cependant de vous paraître ardus si vous n'avez pas un bagage minimal en économie). Mais malheureusement ce n'est qu'un réquisitoire. Après presque 300 pages passés à abattre l'économie classique, l'auteur ne consacre que quelques lignes, en conclusion, à ses alternatives. Or la pensée, au moins autant que la nature, a horreur du vide : ce qui fait la puissance des idées dénoncées dans cet ouvrage, c'est en grande partie l'absence de discours économique concurrent. On peut regretter que M. Pottier ne consacre pas plus de temps à nous en donner quelques bases.
D'autres livres sur l'écologie, le développement durable ou l'énergie ? Consultez la bibliothèque !
Publié le 23 septembre 2016 par Thibault Laconde
Wednesday, 9 March 2016
Captage et séquestration de carbone comment ça marche
Le dioxyde de carbone (CO2) est le principal gaz à effet de serre contribuant au changement climatique, or on sait le capter et le transporter. En effet, ce gaz est parfois injecté dans des gisements de pétrole en voie d'épuisement pour en extraire les hydrocarbures résiduels (récupération assistée). Il peut aussi être utilisé dans d'autres industries notamment l'agroalimentaire.
![]() |
| Le secteur des hydrocarbures est l'un de ceux qui pratiquent d'ores-et-déjà la capture et le stockage du dioxyde de carbone |
Capturer le carbone
Pas simple d'isoler un gaz de l'air ambiant. La nature y parvient avec la photosynthèse, qui capte le dioxyde de carbone de l'air et le transforme en matière organique, mais c'est un procédé extensif : toutes les plantes et les algues de la planète ne suffisent qu'à absorber la moitié du dioxyde de carbone que nous produisons chaque année !
La capture de dioxyde de carbone à grande échelle ne peut se faire que sur une installation aux rejets importants. Cela limite pratiquement l'application de ce système aux installations industrielles utilisant un combustible fossile : centrale électrique à flamme, cimenterie, chaudière industrielle, etc.
Il existe aujourd'hui trois familles de technologie permettant de récupérer de grande quantité de dioxyde de carbone dans ce type d'installations :
- Postcombustion : le dioxyde de carbone est récupéré directement dans les fumées
- Oxycombustion : la combustion est réalisée avec de l'oxygène pur de telle sorte que les fumée sont composées de vapeur d'eau et de dioxyde de carbone pratiquement pur
- Précombustion : ce procédé consiste a extraire le carbone avant la combustion. Cela peut se faire en produisant du monoxyde de carbone à partir du combustible (par exemple par vaporeformage ou oxydation incomplète) lequel réagit avec de la vapeur d'eau pour former d'une part du dioxyde de carbone, d'autre part du dihydrogène (cette opération est appelée shift-conversion). C'est ensuite l'hydrogène qui est brulé, ne produisant que de la vapeur d'eau.
| Les trois méthodes de captage du carbone : postcombustion, oxyréduction et précombustion (cliquez pour voir en plein écran) |
Ces trois technologies ont en commun de consommer de l'énergie, et donc de faire baisser le rendement des installations sur lesquels elles sont utilisées, typiquement d'environ 15%. Par ailleurs ces procédés entrainent parfois la production d'autres polluants.
De plus, même si on parvient à le capter efficacement, il faut stocker le dioxyde de carbone de façon durable et sûre ce qui nécessite en plus parfois de le transporter...
Transporter et stocker le carbone
Une fois le dioxyde de carbone récupéré, il doit être acheminé vers son lieu de stockage ce qui peut se faire par pipeline ou par bateau. Il existe d'ores-et-déjà plusieurs milliers de kilomètres de pipeline servant à transport du carbone, le coût de ce transport se varie de 0.5 à 15€ par tonne et par centaine de kilomètres.
Le stockage quant à lui peut se faire de diverses manières. L'injection au fond des océans a, par exemple, été envisagée avant d'être abandonnée par crainte d'impacts importants sur l'environnement. C'est la séquestration géologique qui apparait aujourd'hui comme la solution la plus réaliste.
Une méthode simple consisterait à injecter le dioxyde de carbone dans les gisements de pétrole ou de gaz épuisés. L'avantage c'est que l'on connait bien ces structures géologiques puisqu'on les a étudié pour en extraire des hydrocarbures : on sait où elles se trouvent et on est à peu près certain de leur étanchéité. Problème : ces gisements sont généralement loin des zones de consommation, il faudrait donc transporter le dioxyde de carbone sur de longue distance ce qui est coûteux et risqué.
Un solution plus facilement accessible serait l'injection dans les aquifères salins profonds, c'est-à-dire dans des roches poreuses situées à plusieurs centaines de mètres sous la surface, contrairement aux nappes phréatiques, proches de la surface, les aquifères profonds contiennent généralement de l'eau salée impropre à la consommation. Inconvénient : ces aquifères sont pour l'instant mal connus.
A l'heure actuelle, c'est le stockage qui pose le plus de problème mais chaque maillon de la chaine est encore très couteux en argent et en énergie.
Même si de nombreuses recherches sont en cours pour améliorer les procédés existants, il faudrait qu'ils gagnent en efficacité et qu'ils changent complétement d'échelle pour participer à la lutte contre le changement climatique... Un défi encore loin d'être gagné.
* * *
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Friday, 12 February 2016
Comment se connecter à internet en camping car
Pour se connecter à internet en camping car on a 3 possibilités :
- le wi-fi
- la 3G (ou 4G)
- le satellite
Comment se connecter en Wi-Fi ?
Vous avez un matériel qui fonctionne en wi-fi (ordinateur ou tablette), il suffit de le prendre sous son bras et de se mettre à moins de 20m d'un point d'accès wi-fi.
Rares sont les campings qui diffusent du wi-fi sur l'ensemble du terrain.
Comment mieux capter le wifi depuis son camping car ?
D'abord, il vous faut le matériel suivant :
Rares sont les campings qui diffusent du wi-fi sur l'ensemble du terrain.
Comment mieux capter le wifi depuis son camping car ?
D'abord, il vous faut le matériel suivant :
- un ordinateur portable
- une antenne extérieure (mobile) dont le rôle est d'amplifier les signaux reçus ; je vous conseille l'antenne TRENDNET TEW-AOo8O et sa rallonge de 8 m TEW-L208 (le tout pour environ 70 € chez PEARL sur internet)
- un support amovible ou non pour y fixer votre antenne à l'étape (à bricoler par vous, mais simple car ce peut être une simple pince)
- une clé USB wi-fi sur laquelle on peut connecter un câble ; je vous conseille la clé TP-LINK TLWN422G ou GC qui coûte environ 20 €
Le principe est le suivant : plutôt que d'utiliser l'antenne wi-fi intégrée à mon ordinateur portable, j'utilise une antenne externe, qui dépasse du toit de mon camping car et donc qui "voit" plus loin. Mais le wi-fi n'est utilisable que près d'un point d'accès gratuit ou payant qui se situe obligatoirement dans une ville.
Voir aussi les tests intéressants effectués par un camping cariste site web pepere le voyageur.
Voir aussi les tests intéressants effectués par un camping cariste site web pepere le voyageur.
Comment faire ?
- mettez l'antenne sur son support, avec son câble rallonge SMA vissé
- connectez la clé USB wi-fi à votre ordinateur après avoir dévissé son antenne amovible ; vissez à la place l'autre extrémité du câble antenne
- démarrez votre ordinateur et gérez la connection wi-fi comme d'habitude (cliquez sur le symbole wi-fi en bas et à droite de l'écran ; il est matérialisé par des petites barres verticales. Sous windows, il faut être sur le bureau)
Sinon vous pouvez acheter une petite antenne intérieure repliable NETSYS 9000WN ; elle prend peu de place et elle double la puissance du signal wifi reçu (et la clé usb wifi est intégrée).
Où y a t-il du wi-fi ?
- dans de nombreux terrains de camping
- dans de nombreux restaurants
- près des bâtiments administratifs
- Free, SFR et Orange offrent des hotspots publics ; une partie du débit de votre box ADSL est dédiée à ces hotspots ; et ceci pour tous les clients ; donc si vous vous trouvez dans une rue où il y un client de ces opérateurs, vous aurez du wi-fi si vous même êtes client
Comment se connecter en 3G (ou en 4 G) ?
Tout dépend de votre équipement :
- vous avez un smartphone
- vous n'avez pas de smartphone
Se connecter avec un smartphone
Il vous faut le matériel suivant :
- un smartphone, ma préférence aujourd'hui va vers Android ; voir l'équipement
- un abonnement 3G (ou 4G, mais fonctionne très bien en 3G) avec option "modem autorisé" ; pour ma part j'ai un abonnement SOSH, le low-cost d'Orange, et j'en suis très satisfait
- un ordinateur portable ou une tablette
Le principe est le suivant : je paramètre mon smartphone pour en faire une sorte de box ADSL (on le fait une seule fois), puis je me connecte en wi-fi à mon smartphone. C'est tout simple et ça fonctionne très bien, dans la zone de couverture des émetteurs.
IMPORTANT : si vous ne voulez pas vous ruiner, renseignez vous chez votre opérateur pour vos voyages à l'étranger ; il est très souvent moins cher de prendre un abonnement temporaire dans le pays que l'on visite (on va donc changer votre carte SIM).
Comment faire ?
Je donne la procédure pour un smarphone Android, mais il en existe une de même nature pour les Iphone et les windows phone.
- branchez votre smartphone sur une prise allume cigare, car ce mode de fonctionnement consomme beaucoup d'énergie
- allez dans paramètres
- choisissez dans "sans fil et réseau" paramètres supplémentaires
- choisissez point d'accès et modem
- choisissez "point d'accès mobile"
- là vous pouvez faire ce qui est indiqué, mais le mieux est de choisir l'option "configurer"
- vous avez choisi "configurer" ; la clé SSID du réseau est le nom du réseau wi-fi vu de votre ordinateur ou de votre tablette, donc celui de votre choix ; le mot de passe sera celui de votre choix, il sera à indiquer sur votre ordinateur ou votre tablette lors de votre première connection à votre smartphone
- enregistrez les modifications
- allumez votre ordinateur et votre tablette et connectez vous au réseau que vous venez de définir, à vous les surfs sur internet !
- a la fin de votre session de surf, arrêtez le point d'accès mobile
Se connecter sans smartphone
Pour se connecter sans smartphone, il existe 3 manières très proches techniquement :
- la clé 3G
- le boitier wifi 3G
- la carte SIM
Dans les 3 cas, la connexion à internet se fait à partir d'une carte SIM (comme pour un téléphone, sauf qu'on ne transporte pas de la voix mais uniquement des données ), il faut donc un réseau de télécommunications accessible.
La clé 3G (pour ordinateur)
Elle s'enfiche dans un port USB ; elle nécessite donc un matériel spécifique : ordinateur, ou tablette windows pro. C'est un smartphone sans écran et sans téléphonie (pour simplifier).
La clé 3G est vendue par les opérateurs télécoms, car elle est équipée d'une carte SIM qui se connecte au réseau 3G ; le signal 3G est alors transmis par le port USB (qui alimente aussi en électricité la clé).
Si vous avez déjà une clé 3G, il suffit d'acheter uniquement une carte SIM.
Le boitier wifi 3G
C'est une clé 3G qui a la place du port USB, émet en wifi. Elle a une alimentation électrique qui lui donne une autonomie de 4h environ.
Késaco ? il est équipé d'une carte SIM qui connecte au réseau 3G ; le signal 3G est alors diffusé en wifi.
Le boitier wifi 3G peut être acheté dans le commerce. Il est aussi vendu par l'opérateur Orange sous l’appellation Domino (il faut le faire débloquer pour mettre la carte SIM d'un autre opérateur).
Si vous avez déjà un boitier wifi 3G (débloqué = désimlocké), il suffit d'acheter uniquement une carte SIM.
Avec cette solution, on peut connecter toutes les tablettes du marché (elles ont toutes une fonction wifi).
La carte SIM
Certains ordinateurs et certaines tablettes supportent les cartes SIM directement (on les insère dans une fente) ; dans ce cas c'est très simple, on met la carte SIM et on se connecte à internet.
Il convient de noter que le surcoût pour une tablette 3 ou 4G est d'au moins 100€, alors qu'un boitier wifi 3G coûte 50€).
Par ailleurs de plus en plus d'opérateurs pour les contrats smartphones offrent une possibilité double SIM (une pour le smartphone et une pour la tablette) a un prix avantageux.
Les solutions satellites
Dans ce cas, la couverture est mondiale sans trous (enfin presque, car si on est dans une gorge on ne voit pas les satellites, même problématique que pour les GPS).
C'est une solution très onéreuse (compter 3000€ : 1000€ le récepteur + les communications).
Pour approfondir, voir cette adresse.
Voir les différentes offres et leur prix ici.
Voir les différentes offres et leur prix ici.
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iridium go seul
iridium go seul
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- quelle tablette choisir ?
- la lecture numérique : liseuse ou tablette ?
- bien utiliser son smartphone
- le Domino Orange
Thursday, 28 January 2016
Comment produire son électricité

En camping car, sauf à aller dans un terrain de camping chaque soir, produire son électricité est indispensable (les aires de service sont souvent dépourvues de bornes 220 V). Bien sûr rouler recharge les batteries, mais modestement : entre 6 et 10 Ah selon l'alternateur installé ; de plus, il nous arrive de vouloir rester 2 ou 3 jours sur place. Alors quel mode de production d'électricité choisir ? Je vous livre un tableau de comparaison des solutions possibles qui sont :
|
Critères de choix | Panneau solaire 300 W | Pile EFOY 210 | Gaspérini | Pile Truma | Groupe electrogène |
Durée de vie | 20 ans | 3000 H | 3000 H | 4000H | 4000H |
Poids | 24 kg | 8 kg | 19 kg | 40 kg | 24 kg |
Bruit généré (décibels) | 0 db | 39 db | 51 db | ? | > 70 db |
Production électricité maxi par jour (24H) | 34 à 69 A/h en été 8 à 17 A/h en hiver 17 à 35 A/h les autres saisons et sous nos latitudes | 210 A/h pour 24 H de fonctionnement | 480 A/h pour 24 H de fonctionnement | 480 A/h pour 24 H de fonctionnement | 80 A/h pour 10 H de fonctionnement (soit 1 plein du réservoir) |
Carburant | Lumière | Méthanol | Gaz | Gaz | Essence |
Plages de températures d'utilisation | - 20 °C à + 40 °C | - 20 °C à + 40 °C | - 25 °C à + 50 °C | ? | ? |
Consommation en carburant | rien | 1 l de méthanol pour produire 90 A/h jour | 1 bouteille de gaz en 12 jours pour produire 480 A/h jour | ? | 4 L en 10 H maxi |
Coût d'achat en € | 1700 | 6000 | 3000 | 7000 | 1500 |
Coût de fonctionnement sur la durée de vie en € | 0 | 2400 | 2400 | ? estimé à 1200 | 2400 |
Coût total sur la durée de vie en € Soit par an | 1700 85 € (base 20 ans) | 8400 560 € (base 15 ans) | 5400 360 € (base 15 ans) | 8400 manque de recul | 3900 260 € (base 15 ans) |
Informations complémentaires :
La lecture de ce tableau donne des critères de choix :
Mes conseils Evitez si vous le pouvez le groupe électrogène portable qui est très bruyant pour vous et pour les autres. Dans tous les cas, équipez vous de panneaux solaires pour augmenter la durée de vie de votre pile, ou de votre autre générateur de courant. Mais surtout parce que le solaire permet une recharge des batteries à 100% ce qui n'est pas le cas d'une pile EFOY. Si comme moi, vous ne consommez pas plus de 60 Ah/jour et que vous ne faites pas de camping car l'hiver sous nos latitudes (ne concerne pas les pays méditerranéens) ; si votre toit le permet, posez 300 W de panneaux solaires et allez près d'une prise 220 V une fois par semaine pour recharger vos batteries à fond. Si vous consommez moins de 100 Ah/jour prenez une pile EFOY (car moins bruyante, entretien minimum et très grande fiabilité dûe au fait qu'il n'y a aucune pièce en mouvement). Pour produire cela elle fonctionne 12 heures par jour ce qui me parait suffisant pour prolonger la durée de vie (en années) ; de plus elle peut fonctionner en roulant contrairement au groupe résident à gaz. Cependant il faut un méthanol de qualité que l'on ne trouve pas dans tous les pays étrangers. Dans les autres cas, prenez la solution Gaspérini/Telair, ou la pile au gaz Truma dont on n'a aucun retour d'utilisateurs, ce qui ne veut pas dire que ce n'est pas bien (Truma a une excellente réputation). Mais vous savez que, principe de précaution, je me méfie du gaz. C'est pourquoi je privilégie le Telair au gas oil pour diminuer la consommation de gaz ; un réservoir véhicule de 120 litres de gas oil me parait indispensable. Témoignage d'un lecteur sur le Gaspérini : Notre expérience à été satisfaisante. nous l'avons depuis 2005. Nous avons fait changer la bougie et l'allumeur en 2013 (pb il faut l'envoyer en Italie pour les réglages coût entre 200 et 300€) et depuis fin 2015 il est capricieux vu l'âge on ne veux pas le renvoyer. Mon mari l'a démonté, nettoyé et ressoudé une pièce mais il n'est plus fiable à 100%.Parfois il refuse de démarrer. nous le faisions fonctionner avant de nous coucher et le matin avant de partir pour soulager l'alternateur. Si tu stationnes sur les aires de C-C c'est un peu gênant pour le bruit. Pour approfondir Calcul de la consommation électrique Choisir et faire durer une batterie cellule une installation solaire optimale plus loin avec l'électricité du camping car |
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