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Saturday, 14 May 2016

Comment choisir un générateur Les critères techniques



Une fois dimensionnée votre installation et calculée la puissance du groupe électrogène correspondant, vous aurez encore le choix entre plusieurs modèles. Pour bien choisir votre groupe électrogène, il faudra tenir compte de l'utilisation que vous projetez d'en faire et de son environnement mais aussi de la disponibilité des pièces de rechange et de la main d’œuvre.
Peut-être vaudra-t-il mieux éviter celui-ci...
Monophasé ou triphasé ?
Il est possible d'utiliser un générateur triphasé dans une installation nécessitant seulement du monophasé mais il est impossible d'alimenter en monophasé un appareil utilisant du courant triphasé.
Par conséquent, si un des appareils à alimenter nécessite du courant triphasé vous n'avez pas le choix : il faut prendre un groupe électrogène produisant du courant triphasé. Les appareils utilisant du courant triphasé sont souvent ceux qui comprennent des moteurs électriques puissants : pompes, machines-outils...
Si aucun des appareils à alimenter n'utilise de courant triphasé, vous pouvez en théorie choisir les deux types de groupe. Cependant, dans ce cas, il est toujours préférable de choisir un groupe monophasé, plus simple à utiliser car ne nécessitant pas d'équilibrage entre les différentes phases.
Enfin, les groupes triphasés sont généralement plus puissants que les groupes monophasés. Si votre besoin est supérieur à une dizaine de kVA, vous serez sans doute obligé de choisir un groupe triphasé.
 
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Monday, 11 April 2016

Avis dexpert Pourra t on un jour retirer des gaz à effet de serre de latmosphère


Dans quelques jours, l'Accord de Paris sur le climat sera ouvert à la signature au siège new-yorkais de l'ONU. C'est une première étape vers son entrée en vigueur, et l'occasion se s’interroger sur les effets de cet accord dans les années et les décennies qui viennent.

> Cet entretien est extrait d'une étude sur les implications économiques et technologiques à long-terme de l'Accord de Paris. Vous pouvez télécharger l'étude complète ici.


En se donnant pour objectifs d'atteindre zéro émission nette pendant la seconde moitié du XXIe siècle (article 4 : "parvenir à un équilibre entre les émissions anthropiques par les sources et les absorptions anthropiques par les puits de gaz à effet de serre au cours de la  deuxième  moitié  du  siècle"), l'Accord de Paris sous-entend que nous serions capable de retirer des gaz à effet de serre de l'atmosphère et ainsi de compenser les émissions que nous ne parviendrons pas à éliminer.
En réalité, si nous commençons à savoir capter le dioxyde de carbone dans les fumées des installations émettrices, nous sommes encore loin de pouvoir l'isoler en grandes quantités dans l'air ambiant où il est 500 fois moins concentré. Alors, la capture atmosphérique du carbone est-elle un mirage ?
J'en ai discuté avec Noah Deich, directeur du Center for Carbon Removal à l'université de Berkeley.


En quoi la capture atmosphérique du carbone est-elle importante après l'Accord de Paris ?

représentation d'une molécule de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre d'origine humaineLa capture du carbone est très précieuse pour atteindre l'objectif de long-terme de l'Accord de Paris. Au rythme actuel, le budget carbone permettant de limiter le réchauffement à 2°C sera épuisé dans 20 ans et le budget associé à 1.5°C sera épuisé dans seulement 6 ans. Même si les INDC proposées avant la COP21 sont toutes respectées, les émissions vont continuer à croitre pendant les prochaines décennies. Comme seule la capture atmosphérique peut compenser un dépassement de notre budget carbone, c'est une assurance vitale au cas où nous ne pourrions pas réduire les émissions assez vite .
Une autre raison importante pour développer les solutions de capture atmosphérique du carbone est qu'elles peuvent aider à élargir le soutien aux politiques climatiques, ce qui utile aussi bien pour réduire les émissions que pour capturer le CO2. Une explication complète de l’intérêt de la capture atmosphérique est disponible dans notre rapport Philanthropy Beyond Carbon Neutrality.

La capture atmosphérique est souvent vue comme de la science-fiction, qu'en est-il vraiment ?

La capture du carbone est souvent représentée à tort comme une seule solution ou une seule approche. En réalité, il existe une large variété de solutions écologiques et technologiques capables de retirer du CO2 de l'air, par exemple la restauration des écosystèmes, le biocharbon, la biomasse avec capture et séquestration du CO2 et des procédés chimiques qui isole le CO2 directement dans l'air ambiant.
Toutes ces approches nécessitent encore de la recherche et développement avant que nous puissions retirer le dioxyde de carbone de l'atmosphère de façon sure et efficace. D'une manière générale, les techniques écologiques sont plus proches de leur maturité commerciale mais des pilotes et des démonstrateurs existent pour des technologies comme la biomasse + CSC ou la capture directe. Il ne s'agit donc certainement pas de science-fiction.

Aperçu des méthodes de capture atmosphérique du carbone envisagées à l'heure actuelle
(cliquer sur l'image pour agrandir)

Quel est le retour d'expérience des projets existants ?

Les premiers projets montrent que les méthodes biologiques nécessitent une comptabilité carbone et des standards d'analyse de cycle de vie rigoureux avant de pouvoir être valorisées. Les solutions technologiques, elles, sont encore chères mais les essais montrent que les coûts pourraient baisser considérablement avec leur déploiement. Nos analyses présentent plus d'informations sur les projets et les différentes solutions.
La question clé est l'échelle : Quelles solutions ont le meilleurs potentiel ? Et sous quelles conditions pourront-elles être mises sur le marché ?

Qu'est-ce qui est nécessaire aujourd'hui pour accélérer le développement de la capture atmosphérique ?

De la recherche et développement et des démonstrateurs pour faire baisser les coûts et améliorer la comptabilisation du carbone, ainsi que des politiques, des réglementations et des marchés qui créent une demande pour la capture atmosphérique. Il faut encore de la R&D pour un grand nombre de solution et il est trop tôt pour dire qui seront les gagnants et les perdants.

A votre avis, quand la capture atmosphérique pourrait-elle commencer à jouer un rôle significatif dans la lutte contre le changement climatique ? Et à quel prix ?

D'ici une décennie, la capture atmosphérique pourrait jouer un rôle majeur dans les efforts d'atténuation. Je m'attend à ce que les premiers développement portent sur les solutions agricoles et écosystémiques qui s'appuient sur la photosynthèse pour séquestrer le carbone dans les plantes et les sols. Les systèmes technologiques, comme la biomasse + CSC ou la capture directe, pourraient être disponibles à l'échelle commerciale peu après. La vitesse à laquelle ces solutions seront commercialisées dépend des investissement qui seront réalisés par les gouvernements et le secteur privé.
A long-terme, les coûts seront vraisemblablement entre 10 et 100$ par tonne équivalent CO2. Mais il est difficile de dire combien cela va couter de développer ces techniques jusqu'au moment où elle deviendront rentables.


Publié le 20 avril 2016 par Thibault Laconde



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Sunday, 20 March 2016

Quel forfait pour un smartphone





On me pose souvent la question, d'où ce billet relatif à la France métropolitaine ; je rappelle que pour l'étranger on a souvent intérêt à prendre un forfait dans le pays (se renseigner quand même chez son opérateur).

Quel opérateur télécoms choisir ?

En France, il y a 3 opérateurs télécoms : Bouygues, SFR et Orange (je ne parle pas de Free qui n'a pas de réseau propre étendu actuellement).
La réception téléphonique est relayée par des antennes situées sur des immeubles en ville et sur des pylônes en dehors des villes. Donc à un lieu donné, la meilleure réception sera faite par l'antenne la plus proche, ce qui explique que selon les lieux on reçoit mieux avec un abonnement Bouygues ou SFR ou Orange.

Pour le camping cariste qui par essence est mobile, le critère de choix est le nombre d'antennes réparties sur tout le territoire (c'est la couverture) et là c'est le réseau Orange qui est en tête, c'est pourquoi je conseille de prendre chez Orange l'abonnement low cost SOSH (il peut être pris soit en agence, soit par internet).



Quelle vitesse choisir pour son abonnement : 3G, H+ ou 4G ?

Ces 3 sigles indiquent la vitesse de la ligne (ou débit) :
  • 14 mb/s en 3 G qui couvre 98 % du territoire
  • 42 mb/s en H+ qui couvre 65% du territoire (essentiellement les villes)
  • 100 mb/s en 4G qui couvrira 45% du territoire (mais 10% aujourd'hui et uniquement les villes) ; cette vitesse est supérieure à celle de votre actuelle box ADSL !

Mais 4 remarques importantes :
  • quel que soit votre abonnement, votre vitesse de ligne est donnée par l'antenne la plus proche du lieu ou vous vous trouvez ; donc, si vous avez un abonnement 4G et que vous êtes loin d'une antenne 4G, vous serez basculé en H+, voire en 3G ou en E ; cette remarque est valable pour tous les abonnements
  • les vitesses de ligne indiquées sont théoriques, en pratique on dispose de beaucoup moins de débit, comme pour nos lignes ADSL ; on paye donc pour un service qui n'est pas rendu ! cette pratique est dénoncée par la revue de consommateurs "Que Choisir".
    Pourquoi cela ? parce que le tuyau télécoms matérialisé par l'antenne offre un débit partagé entre tous les utilisateurs ; plus on est, moins on a et vice versa.
    Mes mesures personnelles pour du H+ dépassent rarement un débit de 6 Mb/s au lieu de 42 !
  • un simple abonnement H+ suffit pour consulter des sites web
  • pour la 4G il faut un téléphone spécial estampillé 4G

 Les nouveaux forfaits sont sans engagement, cela veux dire qu'à tout instant vous pouvez changer d'opérateur télécoms ; vous pouvez aussi changer votre forfait pour l'adapter à vos besoins.


Je rappelle que dans un abonnement smartphone, il y a 3 paramètres à prendre en compte :
  • la voix : c'est la fonction téléphone standard (l'illimité n'est plus cher) ; la qualité de la réception est matérialisée par par des barres verticales (de 0 à 5)
  • les données : c'est la fonction accès à internet (3 Go par mois est suffisant en camping car) ; la qualité de la réception est matérialisée par une lettre (du moins bon au meilleur : E, 3G, H+, 4G ; la connexion n'est vraiment agréable qu'à partir du 3G)
  • le modem : c'est la possibilité de configurer votre téléphone en point d'accès wi-fi, pour y connecter votre tablette ou votre ordinateur portable (c'est pourquoi j'ai écrit que payer plus cher une tablette 3 G, c'est mettre l'argent par les fenêtres ; sauf pour l'IPAD qui n'a un GPS intégré que dans sa version 3G ! donc la plus chère)
Bon choix et bon surf !

PS : depuis début 2014, Sosh propose un abonnement avec la 4G et 5 Go de données pour 25 € par mois, c'est le choix que j'ai pris comme forfait ; j'en suis très satisfait.
En 2016, le forfait est passé à 10 Go.


Vous pouvez aussi consulter mes articles :
  • Quel opérateur télécoms choisir pour mon smartphone ?
  • les communications plus faciles en camping car
  • quel smartphone acheter ?
  • quel forfait pour votre smartphone ?
  • ordinateur portable ou tablette ?
  • quelle tablette choisir ?
  • la lecture numérique : liseuse ou tablette ?
  • bien utiliser son smartphone






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Monday, 15 February 2016

Jai un projet décriture et jaimerais votre avis


Voici près de 4 ans que je tiens ce blog... C'est un expérience extrêmement enrichissante mais aussi, parfois, un peu frustrante parce que je peux difficilement aller au-delà de 6000 ou 7000 signes. Alors régulièrement j'ai envie d'écrire sans être limité... Et pourquoi pas un livre ? Justement, voici qu'arrive l'été - morte saison pour les blogueurs. Si c'était l'occasion de s'y mettre ?
J'y ai un peu réfléchi. J'ai essayé de comprendre ce qui fait le succès de ce site, et ce qui me manque lorsque je vais faire le tour des librairies... Je crois qu'il serait possible de parler d'écologie et de développement durable de façon accessible sans tomber dans la simplification ou la moralisation. Ce sont des sujets complexes c'est vrai, parce qu'ils ont toujours des dimensions politiques, économiques, culturelles... mais ils nous concernent tous.

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Saturday, 6 February 2016

Bien acheter un vieux camping car doccasion





Pourquoi un vieux camping car ?
  • parce que l'on a un budget réduit (et nous sommes beaucoup !)
  • parce que on veut faire du camping car, mais peu par an (c'est le cas de toutes les personnes en activité)

Voyons successivement :
  • quel véhicule acheter et à quel prix
  • les contrôles à faire sur le véhicule porteur
  • les contrôles à faire sur la cellule
  • les travaux à réaliser après l'achat


Quel véhicule acheter et à quel prix ?


Pour moi un vieux camping car d'occasion c'est un camping car qui a entre 15 et 20 ans, donc qui est antérieur à l'an 2000.
Sur une base de 12.000 kms par an (base de la cote argus actuelle) :
  • 15 ans cela donne environ 180.000 kms au compteur pour un prix maximal de 18.000 €  (c'est mon conseil) 
  • 20 ans cela donne environ 240.000 kms au compteur pour un prix maximal de 10.000 €
Ces chiffres impressionnent, mais il faut tenir compte du fait que les mécaniques de l'époque étaient beaucoup plus fiables que maintenant, car il n'y avait pas de dispositifs antipollution (notamment les tristes vannes EGR), et qu'il n'y avait pas plein d'électronique.
Les véhicules porteurs réputés de l'époque s'appellent Mercedes, Peugeot J5 et Citroen C25, Fiat (Peugeot et Citroen ont la même mécanique, ainsi que Fiat ), ainsi que Ford transit.
Il faut les prendre avec turbo pour ne pas avoir un véhicule poussif.
Leur longévité moyenne est de 400.000 kms.

Avant d'acheter le mien à 250.000 kms (J5 TD), je me suis renseigné à l'atelier mécanique de la Ville de Paris ; ils m'ont répondu : "toute notre flotte de J5 a dépassé les 500.000 kms" ; alors j'ai acheté en me disant : je peux encore faire 250.000 kms.

Combien ça coûte chaque année en entretien ?
Vous vous doutez bien qu'un vieux véhicule coûte plus cher à l'entretien qu'un neuf. Mon expérience met en évidence un coût moyen annuel de 1000 €, bien moins si vous êtes un bon mécanicien. Personnellement je fais tout faire chez un garagiste (dont les vidanges).
Vous me direz : oui, mais en 10 ans cela fait 10.000 € ; oui, mais vous étalez la dépense ; par ailleurs un camping car moins vieux coûte aussi en entretien, même si c'est moins, mais surtout il décote de 7% par an.

Trouve t-on encore des pièces détachées ?
Les constructeurs de véhicules porteurs ont des pièces détachées pour une durée de 20 ans ; passé ce délai, ils épuisent les stocks restants, donc il y a certaines pièces qu'on ne trouve plus ; mais on les trouve facilement :
  • dans les casse auto
  • par internet site leboncoin (commencez par une recherche dans votre région, puis passez à France)
  • sinon allez au Maroc où on répare tout pour un prix bas (le camping de Tiznit près de la médina est un bon endroit)

Quels sont les inconvénients ?
Finalement il y en a peu :
  • ils sont bruyants ; pas question d'écouter l'auto radio, mais on peut se parler
  • ils sont moins confortables
  • ils n'ont pas tous les gadgets modernes : ESP, airbag, etc... et surtout pas de clim
  • ils sont moins rapides ; le J5 TD fait 95 CV ; on tient bien le 110 de moyenne sur autoroute, mais pour moi c'est suffisant car 110 = 11 litres de gas oil au 100, 120=12L, 130=13L (je peux rouler à 130 sur le plat) ; par ailleurs quand on grimpe les cols on va moins vite, mais la vitesse est-elle si importante ?

Quelle marque acheter ?


Pour les achats antérieurs à l'an 2000 :
Je déconseille l'achat de fourgon tôlé aménagé (sauf Mercedes, VW ), car à l'époque les véhicules étaient moins bien protégés de la corrosion que maintenant. 
Achetez un profilé ou un intégral (Hymer, Burstner, 3C Cartier, Le Voyageur éventuellement Laïka ecovip).

Je déconseille aussi l'achat d'un véhicule avec faible kilométrage et ce pour 2 raisons :
  • les vendeurs ont un prix de vente plus élevé, l'argument étant justement le faible kilométrage
  • un véhicule qui roule peu (et pire s'il est immobilisé pendant plusieurs années) s'use plus qu'un véhicule qui roule car les pièces en mouvement commencent à se piquer car peu lubrifiées, les joints sèchent etc...

Je déconseille la plupart des campings cars à ossature bois (sauf ceux que j'ai conseillé) ; voir mon article sur les modes de construction.


Le jour de la transaction, demandez à votre vendeur d'avoir un camping car prêt à contrôler :
  • plein d'eau fait
  • frigo en route
  • chauffage en marche
Cela vous simplifiera les contrôles.



    Quels sont les contrôles à faire sur le véhicule porteur ?

    Le contrôle technique vous renseigne uniquement sur la sécurité du véhicule : système de freinage et suspensions notamment ; un contrôle bien fait doit indiquer les points de rouille dans les soubassements, si ce n'est pas le cas : méfiance sur la qualité du contrôle.
    Mais le contrôle technique ne dit rien sur un organe essentiel pour nous : le moteur.

    Quand on y connait rien :
    • mettre le levier de vitesse au point mort
    • tourner la clé de contact juste pour allumer les voyants du tableau de bord
    • au tableau de bord, attendre que le témoin orange de pression d'huile s'éteigne
    • tourner la clé de contact sans toucher aux pédales ; le moteur doit démarrer sans hésiter et franchement ; c'est le signe que les compressions sont bonnes
    • ensuite il ne vous reste plus à vérifier que toutes les fonctions sont OK : clignotants, codes/phares, klaxon etc... bref comme sur votre voiture !
    • faire un essai sur route, lachez le volant pour voir la trajectoire du véhicule ; s'il va à peu près droit c'est que la géométrie est bonne
    • je conseille de laisser tourner le moteur pendant le contrôle de la cellule ; cela permet au bout de 30 mn de déclencher les moto ventilateurs qui refroidissent le moteur ; si on ne les entend pas tourner c'est que le circuit n'est plus bon
    Il est normal pour ces moteurs d'avoir un peu de fumée noire qui sort de l'échappement à froid ; cela doit s'arrêter à chaud.
    Par ailleurs, toujours les laisser tourner 1 mn au moins avant de rouler (ce n'est plus le cas sur les moteurs modernes).

    Voir aussi mon article sur faire durer la mécanique

    Vérifiez :
    • l'âge de la batterie moteur et de la batterie cellule ; elles ont une durée de vie moyenne de 4/5 ans
    • l'âge des pneus ; ils doivent être changés tous les 5/6 ans, même si le véhicule roule peu
    • l'âge de la courroie de distribution ; elle doit être changée tous les 5 ans ou 120.000 kms
    Enfin personnellement je demande le carnet d'entretien du véhicule et surtout l'ensemble des factures d'entretien ; cela permet de voir si le véhicule est bien entretenu (vidange périodique notamment). Si le propriétaire est en plus capable de vous donner la liste des prochains travaux planifiés, vous pouvez acheter (presque) les yeux fermés.



    Quels sont les contrôles à faire sur la cellule ?

    • Contrôle N° 1 : l'étanchéité de la cellule ; voir mon article sur l'étanchéité
    • Contrôle N°2 : la sécurité du gaz ; achetez une bombe à pulvériser sur les raccords du gaz pour détecter les éventuelles fuites ; faire fonctionner boiler, frigo et chauffage ; cela suppose que votre vendeur a laissé une bouteille de propane de 13 kg, sinon amenez la vôtre.
      Le détendeur doit être changé tous les 10 ans et les lyres tous les 5 ans sauf les lyres inox (jamais changées) et les lyres Truma (tous les 10 ans).
      Pour les bouteilles de GPL : à changer au bout de 15 ans au plus tard et goulotte de remplissage obligatoire en France
    • Contrôle N°3 : le circuit d'eau ; remplir le réservoir d'eau propre entièrement ; regarder sous le véhicule, il ne doit pas couler d'eau ; regarder aussi dans le véhicule, s'il n'y a pas d'eau, on a un circuit sans fuites.
      Faire la même chose pour les eaux usées : faire fonctionner tous les robinets et vérifier que l'on n'a pas de fuite ; regarder aussi sous le véhicule : l'eau ne doit pas couler
    • Contrôle N°3 : le circuit électrique : tout tester
    • Autres contrôles : voir les articles : article 1,  article 2
    • si faire vous même les contrôles vous ennuie, exigez du vendeur un certificat de contrôle d'étanchéité ; une bonne adresse de professionnel : CTARR



    Quels sont les travaux à réaliser après l'achat ?

    Voilà ce que je fais.

    Pour le véhicule porteur
    • faire vérifier les injecteurs
    • a plus de 230.000 kms, refaire toute la tuyauterie du circuit de freinage à partir du servo frein ; cela m'a coûté 600 € chez Leclerc Auto, mais après j'ai la sécurité pour le freinage pour encore 250.000 kms -)
    • traiter la rouille des bas de caisse si nécessaire
    Pour la cellule
    • le problème numéro un est l'étanchéité totale à l'eau ; donc inspecter soigneusement tous les joints notamment des fenêtres et lanterneaux et refaire ceux qui vous paraissent douteux, surtout les joints de liaison du toit


    Divers


    Si vous achetez un camping car à l'étranger, vous devez faire un contrôle de conformité.

    Avant de poser une question, merci de lire mon article : La fiabilité des campings cars par marque ; il répond à la plupart des questions sur les marques.


    Voir aussi mes articles : rénover un camping car
                                           contrôler l'étanchéité soi même
                                           les différents moteurs
                                           








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    Monday, 11 January 2016

    Nourrir la planète Quelques réflexions à un an de lexposition universelle de Milan


    Logo de l'exposition universelle de Milan en 2015 "nourrir la panète"
    Dans un an exactement, le 1er mai 2015, s'ouvrira l'exposition universelle de Milan. Son sujet ? "Nourrir la planète".

    Je trouve le choix de ce sujet intéressant. Notre époque ne croit plus guère au progrès (en tant que mouvement général et irréversible de l'humanité vers un mieux) mais nous persévérons dans le culte de ses idoles : l'innovation et la technologie. Un sujet comme celui de l'expo de Dubaï en 2020 ("Connecter les esprits, Construire le futur") me semble beaucoup plus dans cet air du temps.
    "Nourrir la planète", au contraire, sent bon le XVIIIe siècle, le terroir et les économistes en redingote.


    Peut-on parler d'alimentation dans les mêmes termes qu'au XVIIIe siècle ?


    Amis éditeurs, avez-vous pensé à faire paraitre au premier trimestre 2015 un recueil de textes choisis des physiocrates, de Malthus et des polémiques sur les Corn Laws ? Il y a là un profit facile : ces œuvres sont libres de droits depuis longtemps et je peux vous assurer que les débats que BFM-TV va passer en boucle dans un an n'iront pas au-delà de ces questions qui datent de deux siècles : La production agricole est-elle au fond la seule richesse que nous puissions créer ? L'augmentation de la population mondiale nous condamne-t-elle à la famine ? Doit-on protéger la production alimentaire nationale ?
    Quand on connait les conditions dans lesquelles ces questions ont été posées (à l'époque de Malthus la ration alimentaire moyenne d'un anglais était inférieure à celle d'un homme du néolithique), il est presque incroyable qu'elles puissent sembler encore d'actualité aujourd'hui, alors que la moitié de l'humanité est menacée par la sur-nutrition et l'obésite.

    Reste que le monde a connu encore en 2008 une crise alimentaire majeure et des émeutes de la faim. La pénurie et la famine sont bien des sujets d'actualité, peut-être même plus que nous le croyons. En ce début d'année 2014, les premier et second exportateurs mondiaux de riz (la Thaïlande et l’Égypte) sont en proies à des troubles politiques. Un exportateur important de blé, l'Ukraine, est au bord de la guerre civile et l'économie de la Russie (elle aussi grande exportatrice de céréales) vacille sous les sanctions occidentales.
    Alors ? La production mondiale sera-t-elle suffisante pour satisfaire les besoins ?


    Si on meurt de faim aujourd'hui, ce n'est pas faute de production...


    En réalité la question n'est pas là. Selon la FAO, la production agricole mondiale permettrait de fournir 2700 calories par jour à chaque être humain alors que le besoin physiologique moyen est de 2000. Même si la population de la planète atteignait 11 milliards, ce qui semble être la limite haute fixée par les démographes, l'agriculture serait sans doute en mesure de satisfaire l'ensemble des besoins.
    Comment dans ce cas expliquer que la malnutrition et les crises alimentaires persistent ?

    Observons la crise alimentaire mondiale de 2008. Cette année-là, toujours selon la FAO, la production mondiale de blé a été  supérieure de 12% à celle de 2007, celle de riz a aussi augmenté de 4% et la production des autres céréales a dépassé de 6% les résultats de l'année précédente. Au niveau de la production, tous les indicateurs étaient donc au vert.
    Le phénomène marquant de 2008 n'est pas un effondrement de la production mais un brusque envol des prix : après des décennies de relative stabilité, ils doublent en 6 mois.
    Indice des prix agricoles de la FAO 1990-2014 : les crises alimentaires ne sont pas causées par de mauvaises récoltes mais par des cours trop élevés

    Demande stable, production en nette hausse... et envol des prix. Cette situation peut paraitre paradoxale à ceux qui croient encore à l'efficience des marchés mais elle s'explique en réalité facilement. Au début de l'année 2008, des craintes sont apparues sur l'état des stocks et sur les récoltes à venir. Pour se prémunir contre un éventuel risque de pénurie, certains pays exportateurs ont limité leurs exportations et des pays importateurs parmi les plus solvables ont commencé à acheter à tout-va. Or les matières agricoles ont une spécificité : elles sont souvent consommées sur place, les volumes réellement disponibles à l'exportation sont faibles (de l'ordre de 5% de la production) et le marché est donc facile à déstabiliser. Résultat : même si les craintes étaient injustifiées, les cours se sont envolés.


    ...Le problème est au niveau de la répartition


    Dans de nombreux pays d'Afrique et d'Asie, il n'est pas rare de consacrer 50% des revenus à l'alimentation. Inutile de faire des calculs compliqués pour comprendre que si vous dépensez la moitié de votre salaire pour vous nourrir et que les prix doublent vous allez avoir du mal à vous en sortir...
    La cause de la crise alimentaire de 2008 n'est donc pas une production agricole insuffisante mais des prix trop élevés qui rendent une production abondante inaccessible aux consommateurs. Le problème n'est pas agricole mais économique et social.

    Ce constat est général : les causes disettes ont toujours été en partie économiques même si des facteurs environnementaux peuvent faire figure de déclencheurs (souvenez-vous par exemple de la guerre des farines de 1776).
    Aujourd'hui, la production agricole mondiale est largement excédentaire et il est possible de prévoir, notamment grâce à l'imagerie satellite la date et le volume des récoltes des mois à l'avance. Les moyens de transports existant permettent d'acheminer sans problèmes les excédents des régions favorisées vers celles qui sont dans le besoin. Le chainon le plus fragile est le dernier : celui du pouvoir d'achat du consommateur. La malnutrition contemporaine peut donc être considérée comme un phénomène exclusivement économique.


    "Nourrir la planète" est d'abord un problème économique et social


    Il est bon d'avoir cette réalité à l'esprit lorsque l'on parle de "nourrir la planète". En effet les bonnes âmes des multinationales de la semence et de l'agro-industrie n'hésitent pas à s'appuyer sur la persistance de la malnutrition pour défendre leurs modèles d'agriculture intensive basée sur l'emploi massif de fertilisants, de pesticides et maintenant d'organismes génétiquement modifiés. Il y a fort à parier que ce discours sera en bonne place lors de l'exposition universelle de Milan.
    La réalité est inverse : les crises alimentaires sont causées par une répartitions inefficace des richesses, que ces firmes ne font qu'amplifier en captant la valeur produite par l'agriculture au détriment du producteur et du consommateur.

    "Pour nourrir la planète, il faut moins d'inégalités, pas plus de technologie."




    Ce n'est pas d'engrais et d'OGM dont les pays touchés par les pénuries agricoles ont besoin mais de coopératives capables d'assurer le transport et la mise en valeur locale de la production, d'installations de stockage pour ne plus subir les cours, d'accès au crédit pour financer ces investissements...
    Et du coté des consommateurs, les réponses sont plus à rechercher dans le développement économique et la protection sociale que dans un modèle alimentaire occidental en faillite.

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    Saturday, 2 January 2016

    Poser soi même un panneau solaire


    Si vous ne l'avez déjà fait, lisez auparavant mon article sur l'installation optimale des panneaux solaires.

    La pose d'un panneau solaire est réalisable par tout bricoleur même modeste (c'est mon cas) ; il faut juste un peu de méthode, mais je vais vous éclairer en vous expliquant comment j’ai posé le mien possédant 4 pieds ronds (j’en avais déjà un de 150W).

    Cet article suppose que vous avez pris les mesures de votre toit pour réfléchir où poser les panneaux solaires et que vous avez acheté le matériel nécessaire.
    Si vous commandez par internet, déballez intégralement le panneau devant le livreur de façon à vérifier qu'il n'est pas fissuré suite à un choc.
    Je rappelle pour les étourdis que 300W de panneau solaire, c'est pour au moins 150 AH de parc de batterie.



    Données techniques de mon installation

    • panneau solaire de 130 W précâblé, fils de 4mm2 de section
    • panneaux branchés en série
    • longueur maximum du câble de chaque panneau solaire au régulateur une fois installé : 4 m (mon cas personnel)
    • longueur du câble menant du régulateur à la batterie après installation : 1,5 m avec des fils de 4 mm2 ; un bout se termine par 2 cosses à oeil qui se fixeront sur la batterie (bornes + et -) ; si votre régulateur n'a pas de fusible intégré, en prévoir un de 30A au moins situé à 15 cm de la batterie
    • régulateur MPPT de 30A maxi ; j'ai acheté un régulateur MPPT Victron Bluesolar 30 A
    • dans mon camping car Hymer, le régulateur est situé dans la soute près de la batterie ; le fil qui vient du toit passe dans un coffre haut, puis va dans un placard sur toute la hauteur de la cellule, puis poursuit son chemin dans le coffrage qui contient la bouche de chauffage située au dessus de la batterie.
      Le régulateur doit être à moins de 4m de la batterie sinon il faut augmenter le diamètre des fils.



    Les étapes de réalisation sont les suivantes :
    ·              1-Faire une pose à blanc
    ·       2-préparer le panneau solaire
    ·      3-préparer la pose du panneau
    ·      4-poser le panneau solaire
    ·      5-faire les finitions


    Faire une pose à blanc

                      1

    J'ai déjà un panneau de posé et on voit le trou pour le passe toit du 2ème panneau à poser
                          
    • monter le panneau solaire sur le toit et le positionner à l'endroit voulu en vérifiant qu’il ne gêne pas trop vos déplacements sur le toit ; la sortie de son câble électrique doit être le plus près possible d'un endroit discret (pour moi, il arrive dans le placard haut qui jouxte la penderie)
    • repérer l'endroit pour faire le trou du passe toit ; il doit être fait en dehors du panneau solaire et dans un placard haut de préférence (ça permet de voir plus tard les défauts d'étanchéité)
    • dans le placard haut, faire le trou dans le plafond (diamètre 12 mm pour un câble 2 brins de 4mm2) ; j'ai percé depuis le placard





    Préparer le panneau solaire

                        2
      
    On dévisse l'écrou extérieur, on écarte les picots de serrage, le câble peut alors coulisser  doucement                         
    • dérouler le câble électrique du panneau solaire
    • passe toit : desserrer le contre écrou extérieur, pour permettre au fil de glisser 
    • si le support du panneau solaire a 4 pieds ronds, attacher le fil à un pied du panneau solaire (celui le plus proche du trou percé), cela lui évitera d'être secoué par le vent ; sinon faire un trou de 13 dans le support aluminium pour passer le câble, après avoir vissé le panneau solaire aux pieds (voir photo n°1)



    Préparer la pose du panneau

                       3  


    On aperçoit une des 4 marques rondes qui matérialisent les pieds du panneau solaire                             
    • positionner les pieds à leur endroit définitif, les marquer sur le toit au feutre indélébile
    • positionner le passe toit en faisant passer tout le câble dans le trou, marquer le tour du passe toit au feutre
    • retourner le panneau solaire sur le dos hors du champ de collage (donc on a ressorti une partie du câble)
    • dépolir les surfaces marquées sur le toit au papier de verre, puis dégraisser avec un substitut d'acétone ; faire la même chose pour le dessous des supports de panneau solaire



    Poser le panneau solaire

                         4

    Voilà, les 2 panneaux sont posés ; on constate que : les passes toits sont proches et que la longueur des câbles sur le toit est minimisée                         
    • encoller le dessous des pieds au SIKA 291i ou équivalent
    • mettre le panneau solaire verticalement reposant sur ses supports longitudinaux (il a ses pieds fixés), et à ras des marques de pied faites sur le toit
    • basculer le panneau à plat, il est maintenant sur ses marques définitives
    • appuyer légèrement sur les angles, puis enlever les traces de SIKA qui dépassent
    • mettre de la colle sur l'intérieur du passe toit dans la rigole prévue à cet effet
    • retourner le passe toit sur sa marque en appuyant légèrement, puis enlever les traces de SIKA qui dépassent
    • ça y est le passe toit est collé, on attend le durcissement complet 1 journée




    Faire les finitions

                      5  

    Il y a 2 panneaux solaires, donc 2 câbles qui viennent du toit.
    Du régulateur provisoire, sort vers le bas le câble qui va vers la batterie.   Pour  un branchement en parallèle, les 2 câbles iraient au régulateur.
    Sur la photo : mon ancien régulateur.


    Mon branchement en série.


           Le nouveau régulateur est connecté
    Il est boulonné sur la cloison à droite de la batterie, et de l'autre côté.
    Ne pas oublier le réglage en fonction de votre type de batterie.
    • régler au plus court le fil dans le passe toit, puis serrer le contre écrou (ne pas forcer), c'est le fil de gauche sur la photo
    • tirer les câbles jusqu'au régulateur
    • couper les câbles en laissant du mou, les dénuder avec un Jokari (dénude câble), puis dénuder les fils et les étamer avec de la soudure à l'étain (c'est plus durable dans le temps)
    • le soir, connecter les fils du (ou des) câble (s) venant du panneau solaire au régulateur solaire (bornier panneau solaire) : fil bleu (ou noir) sur borne - et fil marron (ou rouge) sur borne + .
      Faites de même pour le câble 2 fils qui mène à la batterie (bornier batterie)
    • le lendemain vous vérifiez au multimètre que votre panneau débite ; sur le régulateur :
      - bornier panneau solaire vous devez avoir une tension continue comprise entre 17 et 23V pour un branchement en parallèle (34 et 45V si vous avez monté vos panneaux en série)
      - bornier batterie vous devez avoir une tension continue comprise entre 13,8 et 14,4V

      Pour mesurer le courant, j'ai mis mon frigo en 12V pendant quelques heures ce qui consomme autour de 13 Ah, puis j'ai mesuré le courant qui passe à la pince ampèremétrique AC/DC
    • pour aller plus loin dans les mesures il faut installer un wattmètre, car votre centrale électrique ne mesure pas le courant produit ; par contre en fin de journée elle permet d'afficher les Ah de la batterie de service (qui tiennent compte de la recharge)
    • il est aussi intéressant de mesurer la tension aux bornes de la batterie ; elle indique le pourcentage de décharge


    NOTA : 
    1)pour 2 panneaux solaires à connecter au régulateur, je conseille la pose de 2 passes toits pour avoir les fils les plus rectilignes possibles sur le toit
    2)j'ai connecté les panneaux solaires en série pour m'insérer facilement dans l'installation existante ; alors que je conseille un branchement en parallèle (ouh ! le fainéant !).


    Voilà, vous avez un panneau solaire opérationnel pour de nombreuses années.

    Après cette installation :


    • j'ai essuyé une tempête en Irlande avec des vents de 90 km/h, et le camping car remuait alors que son avant était face au vent ! le lendemain, je suis sorti voir les dégâts : les panneaux solaires étaient bien en place, c'est dire la force de la colle. J'ai quand même rajouté un pontet inox sur le toit pour mieux plaquer le câble allant du panneau solaire au passe toit (il en faut 1 tous les 15 cm)
    • Victron a élargi sa gamme d'appareils de mesure, et j'ai posé un cadran MPPT Control (environ 130€).



    Mes formules magiques

    Choix du régulateur :
    I=P/10
    I=intensité max en Ampères, P=puissance des panneaux en W
    Exemple : 300W de panneaux, il faut un régulateur de 300/10=30A pour des batteries 12V ; valeur à diviser par 2 pour des batteries 12V et par 4 pour des batteries 48V


    Calcul de la valeur approchée de la section S d'un fil en 12V :
    S=(IxL)/10 (on prend le standard de section supérieur)
    I=intensité max en Ampères, L=longueur en mètres du câble entre 2 appareils
    Exemple : intensité 30A, L=3m, alors S= 90/10=9mm2 (on prend du 10mm2, car il n'existe pas de fil de 9mm2 de section)



    Voir aussi mes articles :
    l'installation optimale des panneaux solaires
    Faut-il acheter des panneaux solaires ?
    Quel régulateur pour les panneaux solaires ?
    Quelle marque de régulateur acheter ?





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    Wednesday, 4 November 2015

    Préparer un voyage à létranger




    Aller à l'étranger est un plaisir, cela se prépare au moins 3 mois à l'avance, mais ce n'est pas très difficile.

    Les questions principales à se poser sont les suivantes :
    • quelles sont les formalités d'entrée/sortie pour les personnes et les animaux
    • comment aller dans le pays et quand
    • généralités sur le pays
    • quelles sont les règles de conduites
    • que faire en cas de maladie
    • que faire en cas de problème mécanique/d'accident
    • comment téléphoner
    • où faire ses courses
    • où trouver du gaz
    • où dormir
    • visiter quoi
    • la sécurité
    • quelles expériences déjà vécues

    Internet vous donne la plupart des réponses à tous ces sujets. Voyons cela plus en détail.


    Formalités d'entrée/sortie pour les personnes et les animaux

    La plupart du temps, le site de référence en la matière est l'ambassade du pays, donc sur Google (ou tout autre moteur de recherche), tapez : «ambassade nom_ pays» sans les guillemets !
    Sinon tapez «formalites entree nom_pays».

    Pour les animaux tapez « formalites entree animaux nom_pays ».

    Vous devez savoir :
    • quels papiers sont nécessaires pour entrer dans le pays (pour un passeport Français, le délai d'obtention moyen est de 3 mois)
    • quelles sont les formalités de douanes pour entrer et pour sortir
    • quelles sont les formalités pour vos animaux de compagnie
    IMPORTANT : si vous devez traverser plusieurs pays pour votre destination finale, vous devez respecter les formalités pour chaque pays et notamment pour les animaux.


    Comment aller dans le pays

    Vous pouvez y aller par la route.
    Si vous devez prendre le bateau, consultez le site : http://www.ferries.fr/
    Si la destination n'est pas sur le site, tapez sur Google : «ferry nom_pays»,


    Généralités sur le pays

    Vous les trouverez sur les éditions papier des guides du Routard, ou Lonely Planet, ou Michelin ou Le petit Futé.

    De nombreux sites web vous donnent des généralités sur le pays visé et notamment :
    http://www.routard.com/
    http://www.lonelyplanet.fr/
    http://voyage.michelin.fr/

    Vous avez aussi des informations intéressantes en tapant sur Google : «expatrié nom_pays»

    Vous devez savoir à minima :
    • quelles sont les coutumes locales (dont heures d'ouverture/fermeture des magasins)
    • quelle est la monnaie locale et le taux de change
    • quelle somme peut on importer en monnaie locale
    • quelle est le montant des frais de votre banque pour un paiement par carte bleue, un retrait en espèces
    • quelle est la meilleure saison pour faire le voyage, sinon quel temps vous êtes susceptibles d'avoir à la saison choisie
    • quel est la tension du courant et si les prises sont aux normes Françaises, sinon il faut acheter un adaptateur secteur



    Règles de conduite

    Tapez sur Google : «code de la route nom_pays»

    Vous devez savoir :
    • si vous devez avoir un permis de conduire international ou si le national suffit
    • les vitesses maxi sur route et autoroute
    • les spécificités du code de la route local
    Vous pouvez aussi consulter, si vous voyagez en Europe le site de la CEE


    En cas de maladie

    Avant de partir munissez vous de votre carte Européenne d'assurance maladie qui est annuelle et qui doit être demandée à votre CPAM (caisse primaire d'assurance maladie).
    Elle n'est valable qu'en Europe.
    Lors d'un séjour en dehors de l'Europe, il faut en cas d'hospitalisation (ou autres soins) :
    • payer les frais et garder les tickets de paiement
    • faire remplir l'imprimé 12267*03 à télécharger sur le site ameli.fr
    • se faire rembourser par sa caisse d'assurance maladie en rentrant en France (évidemment uniquement du montant remboursé par la sécu)

    On peut prendre une assurance complémentaire :
    • soit chez Star Mobil
    • soit chez Mondial assistance

    Le Blog « les mouettes voyageuses » nous donne des informations complémentaires :

    En ayant payé le voyage avion ou autre ( jusqu’à une certaine valeur ) par carte bancaire vous êtes assurés pour 3 mois. Au delà il faut une autre assurance.
    Il existe plusieurs sortes d'assurance tel que Marco Polo,AVI international qui ont un certain coût.
    Grâce au concours de nos compagnons de route Claude,Arlette/Alain,Nicole nous avons opté pour l'assurance IMA (Inter Mutuelle Assistance ) dont le coût est de 0€.
    Comment bénéficier de l'IMA
    Être assuré social
    Avoir au minimum une assurance habitation(responsabilité civile) dans une des mutuelles d'assurance figurant ci-dessous.
    Macif/Maif/Matmut/Smaci/Agpm/Assurance mutuelle des motards/Mapa mutuelle d'assurance/Amf assurance/Mae/ et peut-être d'autres.



    En cas d'accident de voiture

    Se renseigner auprès de votre assurance auto de la couverture selon le pays visité.
    En cas de non couverture, vous devez prendre une assurance dans le pays visité.


    Téléphoner

    Si vous voyagez avec un camping car ami, achetez une carte SIM prépayée dans le pays visité (les communications sont ainsi beaucoup moins chères).
    Un mois avant de partir, faites débloquer votre téléphone (s'il est bloqué), et vérifiez que l'option appel depuis l'étranger est activée.

    Si vous avez un smartphone, désactivez les fonctions Données et Synchronisation, sinon vous allez exploser votre facture téléphonique. Installez Skype.
    En vous connectant à une borne wi-fi vous pouvez téléphoner partout dans le monde et gratuitement en utilisant Skype qui doit être chargé sur le smartphone de vos correspondants (Skype est un produit Microsoft).


    Faire les courses

    En France on peut s'approvisionner partout, mais dans certains pays comme le Maroc ce n'est pas le cas.
    Il est alors intéressant d'avoir la liste des grandes surfaces d'un pays avec leurs adresses.
    Pour cela sur Google tapez «camping car nom_pays», vous devriez trouvez la réponse.



    Trouver du gaz (ou du gas oil)

    Vous savez que l'été, vos bouteilles de gaz tiennent au plus 2 mois, et beaucoup moins si vous devez utiliser le chauffage. Le problème qui se pose est : comment remplir mes bouteilles de gaz ?
    • Dans certains pays, vous trouvez un réseau distribuant vos bouteilles de propane (exemple Totalgaz)
    • Certains vendeurs vous remplissent (pas orthodoxe) vos bouteilles de propane, mais ça fonctionne
    • le GPL (mélange butane/propane) étant distribué dans de nombreux pays, on peut avoir intérêt à avoir une des bouteilles au GPL. Cela nécessite une installation spéciale (la société Borel la fait). Il faut aussi se munir des embouts spéciaux utilisés dans le pays.

    En France on trouve facilement du gaz partout, mais dans certains pays comme le Maroc ce n'est pas le cas.
    Il est alors intéressant d'avoir la liste des points de distribution d'un pays avec leurs adresses.
    Pour cela sur Google tapez «camping car nom_pays», vous devriez trouvez la réponse.

    La problématique pour le gas oil est la même.



    Où dormir

    Dans de nombreux pays, le camping sauvage est interdit.
    Sur Google, tapez : « camping sauvage nom_pays » vous aurez la réponse.

    Chaque pays a un réseau de campings dont la liste est sur internet, et parfois vous avez en plus les POI (voir mon article tout sur les POI)

    Sur Google, tapez « POI camping nom_pays ».

    Vous pouvez utilement consulter les sites suivants :
    • http://www.camping-car.org/aires/telechargement/
    • http://www.campercontact.com/fr/
    • http://aires-campingcars-eu.monsite-orange.fr/



    Visiter quoi ?

    Selon l'étendue du pays et votre temps de voyage disponible, il faudra définir :
    • les régions à visiter (certaines offrent un intérêt mineur)
    • les villes et curiosités à visiter selon vos centres d'intérêt
    • l'itinéraire à réaliser : certains sont beaucoup plus beaux que d'autres
    • si vous pouvez tout voir en un seul voyage ou si vous faites la visite en plusieurs années

      • quelles parties du réseau routier ne sont pas praticables : soit que certaines routes sont trop étroites ou en mauvais état, soit qu'elles sont enneigées au moment de votre visite

      Les endroits intéressants sont déjà décrits dans de nombreux guides, alors pourquoi réinventer l'eau chaude ?

      J'aime bien le guide Michelin, car sur une carte il positionne les sites à visiter et les itinéraires recommandés ; il suffit dans bien des cas.
      Je le complète souvent par le guide Lonely Planet ou Le Routard ou Le Petit Fûté.
      Ils indiquent aussi les campings fréquentables et les randonnées intéressantes.

      On peut y ajouter des guides spécifiques selon les besoins, vous les trouverez sur Amazon à l'adresse
      http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Daps&field-keywords=guide%20de%20voyage

      Personnellement je note sur un cahier par région à visiter : le nom des villes à visiter et les campings possibles, les randos à faire et les itinéraires à privilégier.



      La sécurité

      Aspect à ne pas négliger, quel que soit le pays.
      Se renseigner auprès de l'ambassade de France ; site web :
      http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/
      Cliquez sur le pays chosi pour avoir les consignes de sécurité.

      Voir aussi mon article : la sécurité en camping car



      Quelle expérience déjà vécue ?

      Le voyage que vous avez fait a déjà été fait par d'autres et l'expérience des autres est irremplaçable !

      Regardez donc les forums sur le sujet en tapant sur Google : « forum camping car nom_pays » ou « voyage camping car nom_pays »

      Regardez bien la date des articles car si vous êtes en 2013, les articles de 2005 sont moins précis que ceux de 2010 ; en effet la législation, le mode de vie évoluent...

      J'aime bien les sites suivants :
      http://lsinzelle.free.fr/
      http://bernard.tartois.pagesperso-orange.fr/

      Enfin, si comme certains vous rêvez de voyages lointains, regardez ce site :
      http://www.camping-car-monde.fr/


      Pendant votre séjour, notez tout ce que vous avez aimé ou détesté et faites en profiter les internautes à votre retour, ou pendant votre voyage comme mes amis des mouettes voyageuses
      http://les-mouettes-voyageuses.blogspot.fr/p/carnet-de-route.html


      Bons voyages !






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