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Thursday, 23 June 2016

Quel est le meilleur opérateur téléphonique pour mon smartphone
















Les opérateurs de télécommunications (ou télécoms) se battent pour nous faire croire qu'ils sont les meilleurs, et donc qu'il faut signer un contrat chez eux.
Alors où puis je trouver des informations objectives sur la question ?
C'est l'objet de cet article.

Un opérateur télécoms digne de ce nom a un réseau téléphonique constitué de milliers d'antennes disséminées sur tout le territoire Français.
En France, on peut citer : Orange, SFR/numéricable, Bouygues et Free.
Les autres ne sont pas de vrais opérateurs car ils louent le réseau d'un des 4 que je viens de citer.




Comprendre les bases

Un smartphone est une petite tablette qui peut téléphoner et se connecter à internet ; pour cela il faut une carte SIM qui vous authentifie auprès de votre opérateur de télécommunications.

En haut de l'écran d'un smartphone, il y a 2 symboles qui indiquent pour l'endroit où l'on se trouve :
3G     le débit maximum d'accès à internet (ce sont les données)
     la puissance du signal téléphonique disponible (c'est la voix)

Pour l'accès à internet, le chiffre varie selon la qualité du débit disponible ; il peut être : 2G (=E), 3G, 3G+ (=H+), 4G, en préparation 5G.
Plus le chiffre est grand, plus le débit maximum possible est élevé.
En camping car, 3G et au dessus permettent de se connecter à internet de manière agréable ; 2G, laissez tomber !
J'ai testé la 4G, c'est Byzance ! le débit est 2 fois supérieur à celui obtenu en wifi sur ma box internet de la maison. Mais la 4G pour le moment est réservée aux grandes villes, mais le réseau se déploie rapidement.

Pour le signal téléphonique, plus il y a de barres verticales meilleure est la réception. Il peut y avoir de 0 à 5 barres verticales selon l'endroit où l'on se trouve.



Ce que l'on ne vous dit pas

  • plus un opérateur a d'antennes et meilleure est sa couverture nationale
  • Un organisme d'état : l'ARCEP est chargé de comptabiliser le nombre d'antennes par opérateur.
    Il publie un rapport annuel pour constater les efforts d'investissements des opérateurs et en informer les consommateurs que vous êtes ; le dernier rapport met en évidence que le meilleur opérateur est pour le moment Orange
  • le débit d'une antenne est partagé entre tous les utilisateurs rattachés à l'antenne ; il n'est donc pas étonnant que dans une ville côtière l'été, le débit baisse puisque la population est multipliée par 10 en général ; dans ce cas accédez à internet dans les moments creux (nuit et heure des repas)
  • le débit d'une antenne diminue avec la distance ; plus on est loin de l'antenne, moins on a de signal ; la portée d'une antenne est de quelques centaines de mètres en agglomération, et de quelques dizaines de kilomètres en campagne.
    Tout ceci explique pourquoi votre débit disponible internet change constamment
  • meilleur opérateur ne veut pas dire meilleur partout ; en effet, à l'endroit où on se trouve, on peut être plus près d'une antenne concurrente ; comme le débit diminue avec la distance, le concurrent aura un débit internet meilleur à cet endroit précis
  • les contrats low cost bouchent les trous des opérateurs, comme pour les places de trains à prix réduit.  J'ai fait des tests à un même endroit et avec 2 smartphones identiques ayant les 2 contrats (low cost et normal de l'opérateur Orange).
    Les résultats :
    - quand il y a peu de monde connecté : 4G sur les 2 smartphones
    - quand il y a du monde de connecté, selon le monde : le débit internet du contrat normal est 4G ou dégradé en 3G+ voir 2G ; dans tous ces cas, le débit internet du contrat low cost a un débit 1 cran inférieur (si j'ai de la 4G sur le contrat normal, j'ai du 3G+ sur le contrat low cost etc...)
    J'ai aussi constaté que pour la téléphonie SOSH, les contrats à 24 et 19€ ne posent pas de problème, alors qu'avec celui à 9€ il y a des coupures régulières.
  • les opérateurs louant des infrastructures ont des débits internet low cost ; c'est normal, car l'opérateur qui loue veut payer moins cher.
    A ce sujet, l'opérateur Free qui actuellement loue une partie de l'infrastructure Orange, sur le réseau Orange n'a pas plus de débit (voire moins selon ce qu'il paie !) que le contrat low cost Orange appelé Sosh.
    Il en est de même pour SFR qui en dehors des grosses agglomérations loue le réseau Bouygues.
  • si vous allez à l'étranger, le plus souvent votre opérateur loue l'infrastructure d'un opérateur télécoms du pays que vous visitez ; donc vous avez obligatoirement un débit internet de type low cost ; c'est pourquoi à l'étranger il peut être intéressant de prendre un contrat télécoms chez le meilleur opérateur du pays visité.
  • aucun contrat ne vous liste les opérateurs télécoms par pays étranger avec leur taux de couverture et c'est bien dommage !
    Comment savoir si vous allez au Portugal (par exemple), si votre opérateur Français loue l'infrastructure d'un bon opérateur Portugais ? et quel est son nom. On le sait dans le pays car son nom s'affiche sur votre smartphone.


Conclusion

Il n'y a pas de miracle, on n'en a toujours pour son argent. Les contrats normaux offrent une qualité de service moyenne meilleure que les contrats low cost.
En dehors du service, il y a le coût qui est un paramètre important. Certains vont préférer une moins bonne qualité de service pour un coût plus faible.
C'est mon cas pour le moment ; dans les zones d'ombre je compense par du wifi dans un camping ou un restaurant.

Pour approfondir, lire l'article du site eco conscient
Pour mesurer votre débit internet ou consulter les cartes de couverture de votre opérateur, 3 sites web :
  • Sensorly
  • 4Gmark
  • Carte antennes mobiles


Vous pouvez aussi consulter mes articles :
  • les communications plus faciles en camping car
  • quel smartphone acheter ?
  • quel forfait pour votre smartphone ?




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Thursday, 19 November 2015

Infographie Pourquoi est il si difficile de passer aux énergies renouvelables


Malgré de lourds investissement dans les énergies renouvelables, la transition énergétique a encore du chemin à faire ! En France par exemple, la production annuelle de toutes les installations solaires et éoliennes dépasse à peine celle d'un réacteur EPR comme celui en cours de construction à Flamanville...
Pour comprendre le chemin qui reste à parcourir avant que les énergies renouvelables puissent concurrencer les combustibles fossiles et le nucléaire, cette infographie compare les productions annuelles de quelques unes de plus importantes centrales de chaque filière.
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Saturday, 31 October 2015

Où en est la transition énergétique chinoise Le point sur le treizième plan quinquennal


Mi-mars, la Chine a publié son 13e plan quinquennal. Ce document à l'appellation un peu démodée fixe les orientations économiques et sociales du pays pour la période 2016-2020.

L'énergie et l'environnement y tiennent naturellement une place importante. Et sur ces questions, les orientations du gouvernement chinois étaient très attendues : au lendemain de la COP21, alors que le secteur de l'énergie est en plein bouleversement et que la croissance chinoise ralentit, que compte faire la deuxième économie de la planète ?


Poursuite des efforts sur l'intensité énergétique


Le plan 2016-2020 fixe une limite à la consommation d'énergie chinoise : elle devra être inférieure à 5 milliards de tonnes équivalent charbon en 2020.
Pollution à Shanghai : le treisième plan quinquennal prévoit un réduction des émissions de CO2 et d'autres polluantsA première vue, ce chiffre est décevant : un objectif de 4.8 avait été annoncé en 2014. Par ailleurs, si on s'en tient aux statistiques officielles qui affichent une consommation de 3.6 en 2015, cela correspond à une simple stabilisation de l'intensité énergétique (puisque dans le même temps une croissance annuelle entre 6.5 et 7% est prévue).

En réalité cet objectif tient compte de la découverte en 2015 d'une sous-évaluation massive de la consommation de charbon chinoise.
Un fois les statistiques corrigées, l'intensité énergétique de l'économie chinoise devrait décroître de 15% entre 2016 et 2020. C'est un objectif légèrement inférieur celui des deux plans précédents (-16%) d'autant qu'ils avaient été dépassés (-18.2% pendant le 12e plan).


Des efforts accrus sur les émissions de gaz à effet de serre



Le recul de l'intensité carbone, c'est-à-dire la quantité de gaz à effet de serre nécessaire pour produire un renminbi de richesse, devrait lui s'accélérer par rapport à la période précédente. L'intensité carbone de l'économie chinoise devrait baisser de 18% entre 2016 et 2020. Pendant le plan précédent, l'objectif était fixé à -17% sur 5 ans et il a été largement dépassé (-20%).
Compte-tenu des prévisions de croissances, cette baisse de l'intensité carbone conduit encore à une augmentation sensible des émissions. Celles-ci devraient croitre entre 12 et 15% entre 2020 et 2015.
Malgré cette augmentation, la Chine se met sur la voie annoncée dans son INDC : celle-ci prévoyait une baisse de 60 à 65% de l'intensité carbone entre 2005 et 2030, en 2020 le pays devrait en être à -48%.

Conséquence logique, le développement des énergies bas-carbone va s'accélérer : les énergies "non-fossiles" (renouvelables + nucléaire) devrait représenter 15% du mix énergétique chinois en 2020 contre 12% en 2015 (l'objectif fixé par le 12e plan était de 11.4%). Là encore, l'essentiel du chemin sera fait vers l'engagement de 20% pris avant la COP21.

Le plan quinquennal ne donne pas de détail sur la part des différentes énergies. Celles-ci devraient être précisées dans des sous-plans publiés dans les prochains mois. Le gouvernement chinois a déjà promis des nouvelles capacités de 150GW en solaire et 250GW en éolien d'ici à 2020.
Simultanément, la consommation de charbon devrait baisser. Les centrales chinoises affichent un taux de charge particulièrement mauvais (4329 heures de fonctionnement en moyenne en 2015) et les autorités s'efforcent de réduire les surcapacités.


Pollution et infrastructures


En dehors des émissions de gaz à effet de serre, le 13e plan quinquennal s'attaque à la pollution, en particulier aux polluants atmosphériques : les émissions de dioxyde de souffre (SO2) et d'oxyde d'azote (NOx) devront baisser de 15%, les taux de particules fines (PM2.5) de 18%. Ces objectifs font suite à la révision de la loi sur la protection de l'environnement qui avait considérablement renforcé les sanctions pour les pollueurs fin 2015.
La pollution atmosphérique est devenu un enjeu sanitaire majeur dans les grandes villes et les chinois poussent leur gouvernement à l'action. De façon significative, le premier ministre Li Keqiang a mis particulièrement l'accent sur cette question dans son discours d'ouverture.

Enfin la Chine va continuer à s'équiper à grande vitesse - parfois en contradiction avec les objectifs précédents : une cinquantaine d'aéroports sont prévus dans des villes moyennes, 30.000km d'autoroute seront construits, le réseau ferroviaires sera étendu notamment le réseau à grande vitesse qui couvrira 80% des grandes villes en 2020 et le réseau urbain qui va croître de 3000km...


D'une manière générale, le 13e plan quinquennal chinois fait le job : il confirme les engagements déjà pris par la Chine et marque son intention de continuer sa transition énergétique et climatique. Mais ces prévisions sont peut-être encore pessimistes : au cours des deux périodes précédentes, les objectifs énergétiques et climatiques ont toujours été atteints et dépassés.
En 2015, la consommation d'énergie chinoise n'a augmenté que de 0.9%, les émissions de carbone liées à l'énergie ont, elles, baissé de 1.5% en raison du recul du charbon. Or depuis le début de l'année, la production de charbon thermique s'est écroulée de 6% ! Le basculement de la Chine vers un modèle plus respectueux de l'environnement est peut-être plus avancé qu'on le croit...


Publié le 31 mars 2016 par Thibault Laconde

Illustration : Par Alex Gindin [CC0], via Wikimedia Commons



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